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RESEAU NATIONAL POUR LA DEFENSE DES DROIT DE L’HOMME

Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) dans son rapport
sur la corruption qui sévit dans la justice note, depuis quelque temps, que des
responsables des institutions policières et judiciaires se livrent à une forme de
guerre larvée. Ils s’accusent à tour de rôle et agissent d’une manière qui sort
clairement des limites fixées par la déontologie professionnelle.

Des magistrats reprochent aux policiers leur arrogance, leur insubordination, le
fait d’être de connivence avec les kidnappeurs, les trafiquants de drogue, le fait
de libérer à la place de la justice des bandits ayant les moyens d’acheter leur
liberté, de monter les dossiers avec négligence ou incompétence, de faire des
prisons du pays une passoire, d’extorquer de l’argent aux détenus dans les
commissariats, etc. (6)

De leur côté, des policiers estiment que la justice est corrompue. Ils reprochent
aux juges de libérer des bandits dangereux contre de fortes sommes d’argent
annihilant ainsi les efforts de la Police Nationale d’Haïti dans la lutte contre
l’insécurité et le banditisme, d’avoir une part de responsabilité dans l’assassinat
de plusieurs policiers par d’anciens détenus.

Le RNDDH dans sa prise de position condamne sans réserve ses formes
d’accusations habituelles qui ne riment à grand chose, mais toutefois pense que
la pourchasse de la corruption dans le système révèle d’un travail d’équipe. Il est
une chose de déclarer vouloir lutter contre la corruption, il est une autre de
prendre des mesures coercitives pour en arriver.

6.- RNDDH, Regard sur la situation générale des droits de l’homme en Haïti, page 21, Juillet 2006.

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