Paragraphe 1 : Les moyens de la mise en œuvre de la convention

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Les moyens mis en œuvre sont de deux sortes : les programmes d’action et le mécanisme financier

Les obligations éditées par la convention à l’égard des parties victimes des méfaits de la sécheresse sont aussi en termes de programmes d’action.

En effet, la convention prévoit à la charge des parties touchées des programmes et des rapports périodiques à la charge des deux parties.

Les programmes

Ils sont une recommandation de la convention. En effet, les articles 9, 10 et 11 de la convention ont statué sur les programmes d’actions. Elle a également mis l’accent sur la sectorisation régionale de la mise en œuvre, ceci pour tenir compte de l’environnement et des besoins spécifiques à chaque région ou localité. C’est ce qui explique les recommandations faites aux régions, sous régions et Etats, de prendre les dispositions qui s’imposent en vue de la mise en œuvre de la convention à leur niveau respectif.

Les programmes d’actions nationaux (PAN) sont au cœur de la convention et constituent le cadre conceptuel et légal pour la mise en œuvre de la convention au niveau national et local.

Ces programmes d’actions doivent dresser un état des lieux et suggérer une stratégie de lutte.

La convention exige que les pays affectés élaborent et mettent en œuvre ces programmes d’actions avec la participation entière des communautés locales et de tous les acteurs intéressés.

Ils doivent être élaborés sur la base de consultation entre les pays touchés, les pays donateurs et les organisations intergouvernementales et non-gouvernementales et doivent par la suite être intégrés aux autres programmes de développement.

Ce processus est censé améliorer la coordination et canaliser l’aide au développement là où elle sera la plus utile. Il doit conduire à des accords de partenariat qui précisent clairement les contributions respectives des organisations internationales et des pays touchés et donateurs.

L’objectif visé est que les pays développés favorisent la mobilisation d’importantes ressources financières au bénéfice des programmes d’actions. Les pays donateurs doivent également promouvoir l’accès à la technologie, aux connaissances et au savoir–faire appropriés. La coordination entre les bailleurs de fonds et les bénéficiaires est indispensable car les mesures prises dans le cadre des programmes d’action doivent se renforcer mutuellement.

La convention a par ailleurs prévu cet exercice dans le cadre régional sous la forme de programmes d’action sous régionaux (PASR).

Les pays touchés sont concernés par les rapports d’exécution nationaux au même titre que les pays donateurs.

Les pays parties à la convention se sont engagées à rédiger tous les deux ans un rapports d’exécution national (REN) (16). Ces rapports ne doivent pas être confondus avec les PAN (Programmes d’action Nationaux), en amont du processus, alors que les REN relèvent d’un bilan dans la mise en œuvre.

16 Ces rapports sont examinés par le comité de révision de la mise en œuvre de la convention (CRIC), Ces rapports devraient également être transmis aux instances sous régionales de mise en œuvre de la convention. De tous les rapports consultés au niveau de l’UEMOA nous n’en avons pas trouvé trace, d’ailleurs le comité sous régional de coordination chargé d’examiner ce rapport ne se réunit pas souvent faute de moyens financiers

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