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Paragraphe 1 : La société civile et les communautés à la base

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La société civile est le domaine de la vie sociale civile organisée, qui est volontaire, largement autosuffisant et autonome de l’Etat. C’est le corps social par opposition à la classe politique

L’UNESCO entend par société civile, l’auto-organisation de la société en dehors du cadre étatique ou du cadre commercial, c’est-à-dire un ensemble d’organisations ou de groupes constitués de façon plus ou moins formelle et qui n’appartiennent ni à la sphère gouvernementale, ni à la sphère commerciale (36).

Elle a été créée par la loi de 1901 qui a donné une forme juridique aux organisations sociales.

Sa vision repose sur le triptyque démocratie/développement durable/solidarité.(37)

Depuis que la participation de la société à l’élaboration des normes juridiques de l’environnement ou à la prise de décisions en matière environnementale a été consacrée par La déclaration de Rio, on assiste à la prolifération des organisations sociales s’investissant dans la protection de l’environnement.

On distingue des organisations des sociétés civiles internationales et les organisations de la société civile nationale

Les organisations de la société civile internationale se distinguent par leurs champs d’action, le lieu de leur siège et le cadre de leur intervention.

Celles nationales ont un champ d’intervention local et leur siège se trouve dans la sphère de leurs interventions

Les actions (38) des organisations de la société civile est fonction de leur expérience.

Dans le cadre de la lutte contre la désertification, les organisations de la société civile internationale ont été très actives dans l’espace UEMOA.

Elles ont aidé les gouvernements à se doter des documents stratégiques de lutte contre la désertification soit par leur expertise dans le domaine, soit par la mobilisation des ressources financières nécessaires à la lutte contre la désertification.

Les ONG locales sont soit, le relais d’ONG internationale dont elles répercutent les actions soit, créées localement. Leurs actions s’étendent le plus souvent dans le domaine de la sensibilisation et du développement de petits projets.

Ces différentes actions sont menées seules ou en collaboration avec les pouvoirs publics qui de ce fait sont invités à tout mettre en œuvre pour susciter et encourager cette collaboration.

Dans le cadre de la démocratie participative qui s’observe dans la gestion de l’environnement, les différentes couches de la société sont désormais acteurs de la gestion de l’environnement.

Ainsi, les femmes, les jeunes, les collectivités territoriales sont impliqués dans les décisions environnementales.

Les femmes d’abord à cause de leur importance dans la gestion des écosystèmes. En effet, ce sont les femmes les premiers exploitants des écosystèmes. En milieu rural, la nature constitue la seule source de subsistance et de revenu pour les populations. Toutes les actions de protection de la nature doivent prendre en compte cet élément et impliquer les femmes en tenant compte de leurs besoins quotidiens.

Les jeunes sont acteurs de par leur importance numérique. Leur compréhension des enjeux de la protection de la nature serait très bénéfique à la communauté.

C’est pourquoi des initiatives doivent être prises dans le sens de leur éducation aux problèmes environnementaux.

Les hommes, de part leur présence massive dans les centres de décision sont incontournables dans tout processus de développement de leur localité. Dans les sociétés africaines, les pesanteurs sociologiques militent encore beaucoup en faveur de la suprématie de l’homme, chef de famille.

Quant aux collectivités locales, premier centre de décision, leur avis est primordial dans toutes les initiatives de développement de la communauté en général et dans les projets environnementaux en particulier.

Le développement d’initiatives locales est souvent confronté à des difficultés qu’il faut à tout prix solutionner pour le succès de la lutte contre la désertification

Au Bénin par exemple, le travail à la base est entravé par des considérations politiques.

En effet, la mauvaise interprétation des textes de la décentralisation oppose souvent les autorités centrales, les autorités locales et les populations. Cette mauvaise interprétation des textes s’explique par la forte politisation de l’administration qui met constamment en conflit mouvance et opposition.

L’une des manifestations de cette situation au Bénin par exemple, est le transfert fantaisiste des compétences reconnues aux communes par les textes de la décentralisation.

36 www. Wikipedia.org/wiki/ l’encyclopédie libre
37 La diplomatie non gouvernementale, Henri ROUILLE D’ORFEUIL, Enjeux Planète, 2006 p.93
38 Maurice KAMTO, Droit de l’environnement en Afrique, Edicef, 1996, p.29

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