La détermination du fondement à allouer au régime issu de l’article 1384 alinéa 5 du Code civil a fait l’objet de nombreuses controverses et il semblerait que la question n’a jamais vraiment été tranchée. En outre, rechercher un fondement unique servant de justification à la solution consacrée par l’arrêt du 12 octobre 1993 serait sans […]
La consécration de la responsabilité directe du commettant a nécessité de réviser le fondement à allouer à l’article 1384 alinéa 5 du Code civil, dans un souci de justification de la solution (A). De même, cet arrêt a profondément modifié le domaine de la responsabilité du commettant pour le fait de son préposé (B). Retour […]
En énonçant que la Cour d’appel avait relevé que «les préposés avaient agi dans le cadre de la mission qui leur était impartie par leur employeur et qu’il n’était pas établi qu’ils en avaient outrepassé les limites», et avait ainsi pu légitiment en déduire «qu’aucune faute personnelle susceptible d’engager leur responsabilité n’était caractérisée à l’encontre […]
Après avoir étudié le principe même de l’irresponsabilité personnelle consacrée au profit du préposé qui agit dans les limites de sa mission (1), nous verrons que ce principe a véritablement réorienté le régime de responsabilité de l’article 1384 alinéa 5 du Code civil (2). Retour au menu : L’IMMUNITE DU PREPOSE
Fortement annoncé par les controverses jurisprudentielles et doctrinales précédemment étudiées, l’arrêt Société des parfums de Rochas(8) rendu le 12 octobre 1993 par la Chambre Commerciale de la Cour de Cassation constitue une véritable rupture avec l’ancien régime de responsabilité du préposé. Afin de mieux apprécier la portée de cette décision, un rappel sommaire des faits […]
L’arrêt rendu par la Chambre sociale de la Cour de Cassation le 27 novembre 1958(5), par lequel elle admettait que la responsabilité contractuelle du salarié vis-à-vis de son employeur était subordonnée à la preuve d’une «faute lourde équipollente au dol», s’est vu confirmé à de nombreuses reprises. Ainsi, la Chambre sociale a pu affirmer de […]
A l’appui de son hostilité envers le régime de responsabilité ainsi consacré par la Cour de Cassation, la doctrine a notamment invoqué le lien de préposition unissant le préposé au commettant, empêchant ainsi le préposé de jouir d’une pleine liberté d’agir dans le cadre de ses fonctions (A). Cet argument a été renforcé par une […]
Nous avons pu constater dans le développement précédent que l’ancien régime de responsabilité tel que consacré par la Cour de cassation était nettement défavorable au préposé qui endossait l’entière responsabilité des fautes commises dans le cadre de ses fonctions. La majorité de la doctrine s’est montrée hostile à ce régime et a émis des critiques. […]
Affirmer que le préposé demeure le débiteur principal de l’indemnisation quand bien même la faute à l’origine du dommage aurait été commise dans le cadre de sa mission, donc sous le contrôle et la surveillance de son employeur, peut sembler d’une extrême sévérité à l’égard du préposé qui se trouve dans un état de préposition […]
En posant le principe selon lequel la garantie du commettant ne bénéficie qu’à la victime et non au préposé, la Cour de cassation a consacré un régime d’une particulière sévérité envers le préposé qui demeure ainsi le débiteur principal de l’indemnisation (1). Pour justifier sa solution, la Cour s’est fondée sur la lettre même de […]
La responsabilité civile était conçue initialement par les rédacteurs du Code civil comme une responsabilité individuelle avec pour finalité essentielle de réprimer les comportements contraires à la morale, en enjoignant l’auteur d’une faute à la réparer. Il s’agissait donc non seulement d’indemniser les victimes mais également de responsabiliser toute personne s’étant rendue coupable d’une faute […]
Sous l’ancien régime de responsabilité du fait d’autrui, la responsabilité du commettant du fait de son préposé était considérée comme une garantie de solvabilité, de réparation, édictée uniquement en faveur de la victime. Autrement dit, la responsabilité du commettant était considérée comme une responsabilité indirecte où seule une superposition des responsabilités était opérée et non […]
A l’origine du Code civil, pour que la responsabilité du commettant soit engagée en raison des fautes de son préposé, les conditions de la responsabilité devaient être remplies : une faute du préposé, un dommage et un lien de causalité entre la faute et le dommage. Il appartenait à la victime d’en rapporter la preuve. […]
« On est responsable non seulement du dommage que l’on cause par son propre fait, mais encore de celui qui est causé par le fait des personnes dont on droit répondre, ou des choses que l’on a sous sa garde ». Tels sont les termes de l’article 1384 alinéa 1er du Code civil qui consacre […]
L’ONIAM est un établissement public national à caractère administratif, créé par la loi du 4 mars 2002. Il a pour mission d’indemniser les victimes d’accidents médicaux. L’établissement est placé sous la tutelle du ministère en charge de la santé. Son service missions spécifiques est en charge de l’indemnisation des victimes de contaminations transfusionnelles par les […]
Créée par Sabine Abravanel-Jolly et Axelle Astegiano-La Rizza, la revue numérique www.actuassurance.com est destinée à proposer des analyses et des réflexions sur l’actualité législative et jurisprudentielle relative au droit des assurances
La FFSA et l’ADIAL ont organisé la journée “L’assurance, des métiers pour les jeunes”, à la Manufacture des tabacs de l’Université Lyon 3 le vendredi 15 octobre 2010
Interview de Dorotohée Fasquel, membre de l’ADIAL, réalisée par la Fédération Française des Sociétés d’Assurance
LE LIBRE CHOIX DE SON ASSUREUR PAR L’EMPRUNTEUR EN « ASSURANCE EMPRUNTEUR »
Auteur : Audrey CARRICHON
Année de publication : 2009
Ouvrages généraux, traités, manuels et cours – Traité de Droit des assurances, Tome 4, Assurances de personnes, LGDJ. – LAMY des Assurances, Edition 2008, p 1907 et suivantes. – Cours de Monsieur BICHOT sur les techniques promotionnelles « Les intermédiaires d’assurance : statut et responsabilité ». – Cours de « Droit des assurances collectives » […]
Depuis 1986, les banques bénéficiaient d’un régime dérogatoire en matière de vente groupée puisqu’elles n’étaient pas soumises au principe d’interdiction de cette pratique. Avec la loi MURCEF de 2001, les établissements de crédit ont été soumis à un nouveau régime dérogatoire (article L. 312-1-2 du Code Monétaire et Financier) plus strict que le premier car […]
Actuellement, lors de la sousc Selon l’association UFC-QUE CHOISIR , la possibilité qu’ont les banques d’imposer leur contrat de groupe lors de l’attribution du prêt, rend le client captif et fait obstacle au jeu de la concurrence. De plus, cette possibilité expliquerait le caractère hautement bénéficiaire de ces contrats d’assurance puisque sur 100 euros de […]
L’analyse des textes législatifs nous a permis de démontrer qu’en matière de crédit immobilier à la consommation il est tout à fait loisible pour l’établissement de crédit de subordonner l’octroi du crédit non seulement à la souscription par l’emprunteur à une assurance emprunteur mais surtout d’imposer l’adhésion à son assurance de groupe qu’il a souscrit […]
a) L’article L.312-1-2 du Code Monétaire et Financier : un doute persistant quant à l’indissociabilité des assurances liées aux crédits immobiliers Au cours des travaux préparatoires de la loi Murcef, les représentants de la profession bancaire ont exprimé leurs inquiétudes au sujet du caractère indissociable des assurances dont le bénéfice est souvent délégué aux établissements […]
Dans un premier temps nous allons voir, qu’en vertu de la loi, les établissements de crédits ont le droit d’imposer à l’emprunteur la souscription d’une assurance emprunteur mais aussi et surtout l’adhésion à leur assurance de groupe comme condition d’octroi du prêt immobilier. Il m’a semblé intéressant de connaitre la pratique des établissements de crédit […]
Pour ces crédits, c’est-à-dire ceux qui n’entrent pas dans le champ d’application des articles L. 311-12 et L. 312-9 du Code de la consommation, c’est l’article L. 312-1-2 du Code Monétaire et Financier qui s’applique. Cela nous renvoie au doute que nous avons mis en exergue dans notre première partie, à savoir, si l’offre groupée […]
Les incertitudes sur le caractère indissociable des assurances adossées aux crédits à la consommation ont été levées 9 mois après l’entrée en vigueur de l’article L. 312-1-2 du Code Monétaire et Financier. En effet, par son article 87, la loi de sécurité financière n° 2003-706 du 1er août 2003 a ajouté une disposition à l’article […]
Comme nous l’avons dans notre première partie, tout porte à croire que les assurances, autres que celles visées par l’article L. 312-9 du Code de la Consommation, ne peuvent pas être jugées indissociables des crédits dont elles garantissent le bon dénouement pour le banquier. En effet, un doute subsiste en ce qui concerne la licéité […]
Le législateur est venu compléter les dispositions générales par des dispositions plus spéciales afin de préciser si la possibilité qu’on les banques de proposer ce type d’offres groupées peut être présentée comme une obligation aux emprunteurs. Plus clairement les pouvoirs publics ont légiféré sur le point de savoir si la banque pouvait subordonner l’octroi du […]
a) Une assurance au coût modique L’intérêt principal de l’assurance collective des emprunteurs est la modicité de son coût au regard de l’étendue des garanties. En outre, la modicité du taux de cotisation des assurances de groupe emprunteurs a pour effet de faciliter l’acceptation de cette assurance par les emprunteurs, ce qui est intéressant pour […]