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A. Quelle crédibilité auprès des professionnels de santé pour des diplômés d’École de Commerce

1. Typologie des écoles et formations spécialisées dans la santé

Nous avons vu qu’il existe de nombreuses opportunités pour les diplômés de GEC qui veulent travailler dans le secteur de la santé. Parfois il est bénéfique d’avoir été un minimum formé sue le monde hospitalier pour mieux comprendre l’univers et ses spécificités. C’est pourquoi des écoles de commerce ou même des universités ont implanté une filière ou un cursus réservés aux étudiants intéressés par le monde de la santé et qui veulent en savoir plus.

Il existe environ 10 masters, MBA et formations dédiées aux diplômés de GEC ou autres étudiants d’études supérieures qui veulent approfondir leurs compétences et les appliquer au domaine de la santé. Voici un classement des 10 meilleurs masters et MBA en management de la santé en France :

1. ESCP Europe aves son master Management Pharmaceutique et des Biotechnologies 2. ESC Toulouse avec son master Management de la Santé
3. ESC Grenoble avec son master Biotechnology & Pharmaceutical Management
4. Le pôle universitaire Léonard de Vinci avec son MBA Spécialisé Management Marketing Santé (MMS)
5. Le pôle universitaire Léonard de Vinci avec son MBA Spécialisé Management des Structures de Santé et de Solidarité Urbaines (M3SU)
6. L’université Paris Dauphine avec son master Economie et Gestion des Organisations Médico-sociales
7. Centrale Paris avec son master Spécialisé Gestion des Risques et de la Sécurité des Etablissements et Réseaux de Santé
8. INSEEC avec son master Management des établissements de Santé
9. Groupe ESC Dijon-Bourgogne avec son master Management de l’Industrie Pharmaceutique
10. ISC Paris avec son MBA Marketing des industries de la santé.

Des programmes ont donc été développés car ils répondent à des besoins, des besoins liés à la conjoncture et des besoins en pragmatisme et rationalisation applicable au secteur de la santé sans réaliser un « copier-coller » de ce qui se fait dans les entreprises privées. (Ces formations ont un coût, se référer aux sites internet des écoles et universités pour plus d’informations.)

Voici un exemple détaillé d’une des formations :

Le master 2 en gestion de l’économie de la santé et des politiques sociales à l’université Paris-Dauphine : L’ensemble des unités d’enseignement (U.E) permet d’approfondir l’analyse économique des systèmes de santé et le management des différentes dimensions de la performance 8 enseignements optionnels sont à choisir parmi la liste proposée. La durée de chaque enseignement semestriel est de 24h. La partie « enseignements obligatoires » comprend Economie du système de santé, Systèmes de santé comparés, Analyses économiques et gestionnaires de la performance, Economie et management de la qualité, Management du changement. La partie « enseignements optionnels » comprend 4 des options suivantes : Gestion de la négociation, Diagnostic en milieu hospitalier, Systèmes d’information et de décision en santé, Droit et éthique de la santé, Audit de la santé, Management et gestion hospitalière, Du pilotage financier à la trésorerie, Management de la communication, Relations de travail et secteur public, Economie des politiques sociales.

Ceci est un des exemples concret des compétences que peuvent permettre d’acquérir ces formations.

Choisir la bonne revient à choisir celle qui complètera une première formation, et qui suit une ligne logique de parcours professionnel, car certains sont spécialisés en pharmacie d’autre en marketing, ou encore en logistique. Chaque diplômé trouvera selon ses besoins d’expertises la formation qui lui convient.
La place de la santé dans le monde de demain représente un fort enjeu. La place de ces profils dans ce secteur est donc plus que jamais cohérente et nécessaire.

2. Le diplôme ? Un atout ou une faiblesse ?

Être diplômé d’école de commerce c’est avant tout disposer d’un diplôme généraliste. Toutes les GEC ont leur diplôme visé par le Ministère de l’Education Nationale. Sortir avec un bac + 5 en poche, une formation généraliste souvent spécialisée dans un ou deux domaines selon les stages effectués pendant le cursus scolaire, et parfois un semestre de spécialisation selon les écoles, tel est le bagage d’un diplômé de GEC. Ce bagage acquis doit servir à valoriser son diplôme, en revanche le diplôme n’est pas l’élément déterminant pour rentrer dans le monde de la santé. Cette idée se retrouve dans tous les constats. En effet, ce qui valorise le diplôme c’est ce que le diplômé en fait. Venir d’une des 4 ou 5 meilleures GEC (cf. groupe 2lite sur le schéma ci-dessus) a l’avantage d’offrir plus de portes d’entrée dans des grandes entreprises qui parfois ne recrutent que des diplômés des GEC parisienne.

Hormis ce cas là, être diplômé d’une ESC du groupe ECRICOME, ou d’une autre école moins bien classée ne représente aucune différence majeure sur le marché du travail dans le secteur de la santé. Ce qui compte, et il ne faut pas lésiner cet argument, c’est l’expérience personnelle et professionnelle. Travailler dans la santé est souvent une idée qu’un diplômé avait en tête et parfois est un désir tel que peut l’être une vocation. Le diplôme est un vecteur d’accroche et de crédibilité sur le cv, mais il n’aidera en aucun cas à être recruté s’il n’est pas valorisé par des expériences et une motivation claire. En bref, le diplôme est une chose, la valorisation de ce dernier en est une autre. Chaque diplômé doit construire son cv avec une ligne directrice. Pour travailler dans le milieu de la santé, un des masters en santé proposé par les GEC est un plus, un double diplôme avec une école d’ingénieur en est un autre. Avoir une première expérience (de stage par exemple) en entreprise privé qui gravite autour de la santé permet également de comprendre certains enjeux et notions qui diffèrent entre le domaine de la santé et les autres domaines et ainsi de confirmer ou non son attrait pour ce secteur.

Pour répondre à la question posée, il faut cependant constater que l’image du diplômé de GEC n’est pas encore bien perçue par tout le monde et ce dans tous les secteurs médicaux. La limite du diplôme réside donc dans l’image qu’il véhicule. Il existe évidemment l’appréhension des personnels soignants qui savent très bien que les diplômés de GEC ont une formation liée à l’entreprise privée, et que leur place dans un hôpital serait liée à « des réductions d’effectifs », de la « recherche de profit », « de la rationalisation », de la « baisse des coûts », c’est-à-dire tout ce qu’il n’apprécient pas forcément. Dans ce cas précis du contact direct avec des médecins, et tout autre professionnel médical et/ou para médical l’image du « diplômé de GEC » est à travailler. L’attitude à adopter dans ce contexte n’est pas l’attitude adoptée en entreprise. Dans un établissement de santé, un diplômé de GEC doit plus que dans n’importe quel autre secteur savoir être humble, respecter son interlocuteur et faire preuve d’une grande capacité d’écoute.

Ainsi, dans le cadre de ses activités dans le secteur de la Santé, le diplômé d’École de Commerce doit toujours garder à l’esprit la particularité de ce secteur, très forte étant donnée la spécificité de l’activité. Le diplômé d’École de Commerce peut apporter des éléments extrêmement appréciables pour un établissement de santé, mais cet apport devra toujours intervenir en support d’un projet construit en partenariat avec les acteurs du soins. Sans ce partenariat, toute tentative d’apport court le risque de faire long feu, l’action du diplômé d’Ecole de Commerce pouvant alors facilement être tournée en caricature.

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