5. Chapitre V : Les phénomènes vécus en prison

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Marc et Picard (2008) citent « que l’existence de liens (amoureux ou amicaux) est généralement ressentie comme une des conditions essentielles du bonheur » .

Pour reprendre le phénomène de la dictature du « on » d’Heidegger (page 28 paragraphe 2): « on » doit avoir du bonheur, comme « l’on » doit avoir du bonheur. De prime abord, lorsqu’il est prononcé : échanges affectifs en prison dans un univers avec une majorité d’hommes, d’autres phénomènes peuvent venir à l’esprit que le bonheur. (64)

Lorsque nous évoquons le mot détention, nous pouvons observer de la souffrance, de la solitude, de la frustration, de la colère plutôt que du bonheur. Cet environnement ne semble pas ouvrir l’espace pour le contact, la tendresse, des échange verbaux du sensible même s’il existe des possibilités d’échanger avec des professionnels comme l’assistant(e) social(e), le, la psychologue, les surveillant(e)s.

Ainsi, en tant que travailleuses sociales, nous avons choisi et constaté plus particulièrement sept phénomènes. Le contact, la solitude, la souffrance, la frustration, la colère, la violence, et la solidarité. Ils sont les phénomènes les plus souvent cités, tels qu’ils nous ont été livrés, vécus et vus par les personnes que nous avons rencontrées pendant les entretiens que nous avons effectués. Les détenus ont été en quelque sorte à l’écoute d’eux-mêmes.

Nous avons fait le choix de mettre le phénomène du contact en premier, car, c’est tout de même, le thème de notre travail de bachelor. Puis, nous avons articulé les phénomènes entre eux sans ordre spécifique, car cela dépend de l’espace thymique de chacun. C’est le sensible de la personne interrogée qui est apparu et livré.

64 Marc, E., Picard, D., & Fischer, G.-N. (2008). Relations et communications interpersonnelles. Chapitre : fondement liens affectifs DUNOD, 2ème édition

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