4- Les institutions spécialisées autonomes

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La Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) sont des institutions spécialisées autonomes prévues par le traité.

La BCEAO est un établissement public international dont le siège est établi à Dakar (Sénégal). Elle a le privilège exclusif d’émettre les signes monétaires sur le territoire des Etats de l’Union. Le Conseil d’administration est formé de dix huit membres, à raison de deux par Etat participant à la gestion de la Banque (huit pays membres + la France).

Le Conseil d’administration fixe notamment les conditions d’intervention de la Banque en matière monétaire. Il est présidé par le Gouverneur qui, cependant, ne participe pas aux votes. La BCEAO dispose, dans chaque Etat membre, d’une agence nationale auprès de laquelle siège un Comité national du crédit composé du Ministre des finances, des deux représentants de l’Etat siégeant au Conseil d’administration et de quatre autres membres nommés par le gouvernement.

Le gouverneur de la BCEAO assiste aux séances avec voix consultative. Sous le contrôle du Conseil d’administration de la Banque centrale, les Comités nationaux règlent à l’échelon national la distribution du crédit et le volume de l’émission.

La BOAD dont le siège est à Lomé (Togo) a pour objectif de promouvoir le développement équilibré des Etats membres et de favoriser leur intégration. Par la collecte des disponibilités intérieures et la recherche de capitaux extérieurs, la BOAD contribue notamment au financement, sous des formes diverses, d’infrastructures de soutien au développement, de l’amélioration des conditions et moyens de production, de l’établissement de nouvelles activités.

Ces différents organes permettent à l’union de jouer efficacement son rôle en essayant d’apporter les solutions idoines aux problèmes qui se posent à l’union notamment le problème récurent de la sécheresse et de la désertification.

L’analyse du point quatre (04) des objectifs fixés par l’Union et relatif aux politiques sectorielles, montre que la lutte contre la désertification figure parmi les objectifs majeurs visés par l’union.

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