V.2. Groupe sain versus groupe RAE

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La comparaison des tests de FMV se limitera au groupe sain versus le groupe de RAE, plus la comparaison intra-groupe du groupe RAE (au sec et en immersion) car aucun bilan musculaire n’est effectué sur les patients en entrée et en sortie de prise en charge. On ne pourra pas donc déterminer si les éventuelles augmentations ou diminutions sont dues essentiellement à l’action des séances de RAE supplémentaires ou au travail de RAE classiquement effectué ou même à l’action des deux réunis.

D’après l’analyse statistique on remarque chez le groupe sain comme chez le groupe RAE, une force équivalente du bras dominant et non dominant. On remarque également que l’ensemble du groupe RAE possède une diminution de force significative par rapport au groupe sain. On peut expliquer cette diminution de force du groupe RAE par l’âge des sujets (59 ± 2,5 ans contre 28 ± 11,3 ans pour le groupe sain) qui peut souligner une perte de force musculaire surement due une amyotrophie musculaire causée par l’âge [22]. Toutefois, on ne peut déterminer la proportion de l’atteinte de la MRC sur la population du groupe RAE, on ne peut que souligner des performances inférieures de -22,8% pour le bras dominant et de -30,9% pour le bras non dominant par rapport au groupe sain.

On observe une réelle perte de force musculaire au niveau des MS chez les sujets MRC par rapport aux sujets sains, pour le test isométrique de FMV.

Si l’on compare les performances des sous groupes RAE, on constate que le groupe RAE en immersion ne possède pas de différence significative après la période de RAE avec le groupe sain. Le groupe RAE au sec fait lui, l’objet de performances inférieures face à celles du groupe sain (-41,1% pour le bras dominant et –39,3% pour le bras non dominant). On peut surement expliquer ce constat par une amyotrophie musculaire au niveau des MS moins importante chez le groupe RAE en immersion comparé au groupe RAE en immersion, qui peut s’ajouter à un état nutritionnel diminué chez le groupe RAE au sec ; IMC de 19, donc état de dénutrition [103] contre 29 chez le groupe en immersion.

L’état nutritionnel des patients semble apparaître, encore une fois, comme un paramètre important à prendre en compte pour justifier une thérapeutique de renforcement musculaire individualisé.

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