Section 1 : La formulation des objectifs de développement et la mise en place des structures d’animation de l’économie locale

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A- La formulation des objectifs et l’établissement des priorités

Afin d’assurer la durabilité de sa politique de développement, la CAY 2 s’est appuyé sur les exigences du développement local qui prônent à la fois le partage du pouvoir, le partage du savoir et le partage de l’avoir. Ainsi, à la base de ces principes, de nombreux engagements sont régulièrement prises par les différentes parties prenantes.

Aujourd’hui, la Commune d’Arrondissement de Yaoundé 2 s’est fixé une pluralité d’objectifs qui s’inscrivent dans la légalité républicaine et s’appuient sur les lois de la décentralisation, dont le principal est d’assurer le bien-être des populations par des solutions trouvées avec elles. De manière spécifique, il est question d’organiser les quartiers autour de leurs priorités ; de définir les moyens humains, financiers et relationnels à mettre en œuvre ; et de rétablir un climat de confiance avec les populations en les impliquant dans les processus décisionnels.

Pour atteindre ces objectifs, la municipalité s’est fixé comme priorités l’établissement d’une relation de proximité entre les populations et la Mairie à travers des descentes régulières sur le terrain animées par l’exécutif municipal, les ONG et les services Communaux ; de faire participer les populations aux actions de développement de la commune dans une politique de cofinancement des projets et d’appropriation de ceux-ci par les bénéficiaires ; de mettre en place des plans de développement des quartiers avec l’aide des partenaires ; de développer une politique de coopération décentralisée efficace et bénéfique ; enfin, de renforcer la cohésion sociale et les capacités des populations.

B- La création et la mise en place des structures d’animation de l’économie locale

Dans le souci d’opérationnaliser la politique de développement de la CAY 2, plusieurs structures d’animation de l’économie locale ont été crées, ainsi que le développement de la coopération décentralisée.

→ La création au sein de la commune d’une cellule d’appui au développement local et à la
coopération décentralisée (CADLCD).

Cette cellule est le point focal de la politique de développement de l’exécutif municipal. Elle accompagne la commune dans le processus de décentralisation, dans le montage des projets, et dans la recherche des financements. Elle sert également d’interlocuteur avec tous les potentiels partenaires de la commune et est chargé du développement de la coopération décentralisée de la commune. En outre, la CADLCD est le point focal de la mairie auprès des populations. Elle dispose à sa tête un ingénieur chevronné sur les questions de développement et de coopération. A côté de celle-ci, nous avons également une cellule de la communication qui assure l’information et l’animation des masses afin de maintenir leur éveil sur les problématiques essentielles ; un service technique de l’aménagement et du développement Urbain et un service d’hygiène qui œuvre aussi au quotidien pour relever le défis du développement de la localité de Yaoundé 2.

→ La création des comités d’animation et de développement (CAD) : un exemple en matière de gouvernance locale.

Dans le souci d’accompagner et d’impliquer les populations de Yaoundé 2 à améliorer leurs conditions de vie, mais aussi de rétablir un climat de confiance avec les populations en les impliquant dans les processus décisionnels, l’actuel exécutif municipal a mis en place les Comités d’Animation et de développement (à raison d’un CAD par quartier). Ceux-ci apparaissent comme : de véritables pôles de développement dans les quartiers de Yaoundé 2 ; des relais de la Commune auprès des populations ; des structures d’encadrement des populations et servent également d’interface entre la commune et les associations de quartier.

En effet, les CAD sont le reflet de la politique de gouvernance locale appliquée à Yaoundé 2, le but étant de gérer la cité avec un accent mis sur l’implication et la participation directe de la population. Ils tiennent leur existence de la délibération municipale N0 2007/24/DM/SG/CAY 2 du 18 décembre 2007 du conseil municipal autorisant le maire à créer les CAD.

Ils ont été chargés de conduire sous la coordination de la Mairie les projets de développement dans les quartiers, l’encadrement des masses, l’élaboration des plans de développement locaux (PDL) de leurs quartiers respectifs avec l’aide des organisations partenaires.

L’organisation des CAD comprend comme membres de droit le chef du quartier concerné, les chefs de blocs et les conseillers municipaux résidents. Ceux-ci occupent les fonctions de conseillers auprès du bureau directeur désigné par les populations elles-mêmes. Au-dessus des CAD se trouve le comité de pilotage dont le maire en assure la présidence.

Cette organisation a permis de réaliser à ce jour en cofinancement avec les populations bénéficiaires et les partenaires de la Commune de nombreux projets dans l’approvisionnement en eau potable, le traitement de l’eau à domicile, l’électrification publique, la construction des ouvrages d’assainissement, la formation des jeunes et des femmes, l’emploi jeune, la lutte contre le banditisme, l’hygiène et la salubrité…

→ Le développement de la coopération avec les institutions nationales et les partenaires au développement

En matière de développement des partenariats, il ya lieu de préciser que la CAY 2 entreprend des coopérations tant sur le plan interne et sur le plan extérieure.

Au sujet de la coopération en interne, grâce à un concours financier du FEICOM, la Commune a engagé les travaux de construction de son hôtel de ville qui verra le jour dans quelques jours. En outre, grâce au partenariat avec les ONG locales (ASSEJA, ASSOAL…) la Mairie a réalisé à ce jour un peu plus de 25 projets et conduits plus de 30 séminaires et ateliers de formations au bénéfice des populations. La Commune a également bénéficié des appuis techniques et financiers du ministère de la santé publique (MINSANTE) et du ministère du développement urbain et de l’habitat (MINDUH).

Pour ce qui est de la coopération extérieure, il y a lieu de lister les parfaites relations que la CAY 2 entretient avec l’ONG Eau et Assainissement pour l’Afrique (EAA), l’ONG Canadienne CAWST, la Mairie de Colombes en France, le SIAAP en France, la Commune de Franckental en Allemagne, la commune de BUMBU à Kinshasa. Par ailleurs de nombreux échanges avec les structures de la Banque Mondiale ont été engagés.

Cette mise en place de ces structures d’animation du développement local, ainsi que le développement de la coopération et la mobilisation des ressources y afférentes provenant des différentes parties prenantes ont permis d’obtenir d’importants résultats : motif d’encouragement. Sans être exhaustifs, il ya lieu de citer :

– Volet infrastructures : la construction de l’immeuble siège de la commune ; l’amélioration du parc automobile de la mairie notamment avec l’achat de 2 engins ; la réalisation d’un projet de captage d’eau avec stockage et distribution gravitaire sur le flanc du Mont Messa ; la construction d’un réseau d’AEP avec 13 bornes fontaines communautaires à Messa-carrière ; 12 bornes fontaines communautaires construit à Tsinga et briqueterie ; 03 sources aménagées à Tsinga, Messa-carrière et Cité verte ; plus de 350 lampadaires installés dans les quartiers de Yaoundé 2 ; 1 terrain de football aménagé à Azegue…

– Volet formations : Plus de 100 membres des CAD formés appliquent les notions de développement ; plus de 100 jeunes formés en couture, coiffure, menuiserie, mécanique automobile, pavage, aménagements paysagers…

– Volet mobilisations : 18 CAD ont été crées ; 18 plans de développement des quartiers sont disponibles ; Mise en œuvre du budget participatif ; plus de 70% des projets réalisés ont connu un cofinancement (Mairie/ populations/ partenaires) ; les chefs de quartiers encadrent mieux leurs populations…

Toutefois, malgré ces bons points, la CAY 2 fait face à de multiples difficultés qui sont de nature à freiner ses actions en faveur du développement local. A ce titre, nous pouvons citer : la faiblesse des ressources de la mairie ; les faibles capacités et insuffisantes compétence du personnel communal sur les questions de développement ; le faible appui institutionnel du pouvoir central qui n’entend pas se plier aux exigences la décentralisation ; la faible adhésion des populations au projet de développement de la commune ; l’insuffisante implication de la Mairie dans les actions en faveur de la promotion économique de son tissus territorial (accompagnement des entreprises, politique d’attractivité des investissements, politique d’emploi durable, promotion du tourisme…)

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