Résumé

Non classé

Le respect du sentiment d’appartenance communautaire est un fil rouge entre le domicile et l’EHPAD,
parfois essentiel pour la survie d’une personne âgée qui a perdu une partie de ses facultés d’adaptation. Il
s’agit d’un sujet tabou en France qui entraine des réponses extrêmes : entre le radicalisme d’un universalisme
républicain et les revendications communautaristes. L’EHPAD a un caractère universaliste (condition d’âge
uniquement), toutefois, un EHPAD ne peut anticiper l’ensemble des identités communautaires. Celles-ci ne
présageant pas de ce qu’en connait ou respecte la personne, l’élaboration des projets de vie doit être
individualisé, construit en situation, dans une démarche empathique reposant sur le bon sens.

L’utilisation de chartes peut-être un moyen d’anticiper l’accueil de certains publics réticents sans avoir le
caractère intrusif d’une check-list : chacun aspirant à se sentir connu et reconnu dans tous les aspects de sa
vie sans nécessairement voir sa personnalité réduite à cet aspect.

Les financements publics ne devraient concerner que les établissements dont le projet respecte les valeurs
républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité, tout en maintenant la richesse et la diversité des liens
sociaux ainsi que l’intégration dans la cité. Si la structure est réservée à un public spécifique, les
financements publics ne devraient intervenir que pour ceux qui répondent à un désavantage social avéré sur
des éléments objectifs et objectivables, ou à une contrainte technique entrainant notamment un surcoût qui
revient à la charge de la Société.

Mots clés

Personnes âgées, Etablissements d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes, EHPAD, maison de
retraite, communauté, communautaire, communautarisme, identité sociale, laïcité, immigration, femmes,
personnes handicapées, religion, judaïsme, islam, minorités, congrégations, confessionnel, homosexuel ,

Retour au menu : Peut-on respecter l’identité communautaire de tous les résidents d’EHPAD sans dérive communautariste ?