Paragraphe 2 : Le problème de la mobilisation des ressources financières.

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Le problème essentiel est lié à la convention même qui ne crée pas de fonds propre mais qui se contente de recommander la mise en place d’un mécanisme de financement.

L’autre problème est l’incapacité des Etats touchés à faire face aux effets de la désertification. Cette situation a été aggravée par l’échec de l’aide publique au développement qui a été englué par l’hypocrisie observée dans la solidarité internationale

Il est aussi important de faire remarquer que la lutte contre la désertification n’a pas mobilisé les bailleurs comme c’était le cas avec la convention sur la protection de la biodiversité par exemple.

Le mécanisme mis en place dans le cadre de l’exécution du PASR à savoir « conciliation entre l’offre et la demande de produits financiers et technologiques en faveur de la lutte contre la dégradation des terres et l’atténuation des effets de la sécheresse » n’a pas permis une mobilisation importante de financement capable d’aider à l’atteinte des objectifs fixés..

Les ressources financières disponibles sont insuffisantes et la participation des acteurs au financement du PASR est faible.

Les activités du PASR sont exécutées jusque là, grâce essentiellement aux financements mobilisés par le CILSS dans le cadre de ses propres programmes.

Cette situation explique le ralentissement constaté dans la mise en œuvre du PASR.

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