IV.4. La surveillance multilatérale des politiques macroéconomiques

Non classé

La surveillance multilatérale repose sur les objectifs définis dans le pacte de convergence, de stabilité, de croissance et de solidarité à travers l’Acte Additionnel n°04/99 et modifié suivant l’Acte Additionnel n°03/2003. Il s’agit d’abord d’observer une phase de convergence des économies des pays membres du 1er Janvier 2000 au 31 Décembre 2008 (nouvel horizon de convergence) et ensuite une phase de stabilité commençant le 1er Janvier 2009. Deux types de critères de convergence à savoir ceux dits de premier rang et d’autres dits de second rang sont à respecter par les Etats. Le critère clé est le ratio du solde budgétaire de base rapporté au PIB nominal qui doit être supérieur ou égal à 0%.

Conclusion

L’évolution des entrées mondiales d’IDE des dernières années est fortement marquée par la crise financière d’août 2007. Ainsi, les flux entrants mondiaux d’investissement direct se sont contractés de 16% en 2008, de 37% en 2009, et de 40% en 2010 après un record historique de 2007 d’environ 1800 milliards de dollars.

Quant aux flux d’IDE en direction de l’UEMOA, ils ont été jalonnés d’importantes fluctuations dues d’une part à l’environnement macroéconomique et politique instable dans l’Union et d’autre part aux développements d’investissements en quête de marchés au niveau mondial. Ces fortes fluctuations dénotent du faible potentiel d’attractivité de l’Union eu égard de leurs poids économiques et à d’autres zone comme la CEMAC, et pose la problématique de l’efficacité des politiques de promotion des investissements étrangers mises en oeuvre tant au niveau régional que national. Toutefois, l’Union accueille essentiellement des IDE en direction des secteurs miniers, bancaires, des télécommunications, et de l’agro-alimentaire. Ces flux d’investissements étrangers proviennent principalement de l’Union Européenne et en particulier de la France, et dans une moindre mesure des pays asiatiques ces dernières années, et sont orientés majoritairement vers la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Mali.

Par ailleurs, les mouvements d’investissements internationaux peuvent s’expliquer par différents facteurs. Ce sont : la stabilité de l’environnement macroéconomique et institutionnel, le risque pays, le cadre juridique des investissements, la taille des marchés intérieurs, le niveau de croissance économique, les ressources naturelles, la qualité des infrastructures, le capital humain (qualification et coût de la main d’oeuvre), les facteurs incitatifs et d’agglomération, et les effets d’entrainements dus à la présence d’autres firmes multinationales. Fort de ces déterminants, l’UEMOA dans le cadre de son processus d’intégration a mis en oeuvre différentes politiques à même de stimuler l’afflux de capitaux étrangers : le marché commun, le tarif extérieur commun, les politiques minières, énergétiques et industrielles communes, offrant d’énormes opportunités et avantages aussi bien pour les investisseurs ressortissants de l’Union que ceux étrangers. L’identification des déterminants des investissements directs étrangers spécifiques à l’Union, ainsi que l’analyse des interactions entre ceux-ci et la croissance économique des pays membres, constituent le centre d’intérêt du chapitre suivant.

Page suivante : Chapitre III : Interactions entre investissements directs étrangers et croissance économique en zone UEMOA

Retour au menu : LES INVESTISSEMENTS DIRECTS ETRANGERS DANS L’ESPACE UEMOA : DETERMINANTS ET ANALYSE D’IMPACTS