INTRODUCTION

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La néphropathie primitive à IgA (N-IgA) ou maladie de Berger est la plus fréquente des glomérulonéphrites primitives dont les mécanismes étiopathologiques restent en grande partie inconnus. Longtemps considérée comme une affection bénigne, la N-IgA est actuellement reconnue comme une cause importante d’insuffisance rénale terminale.

Cette N-IgA est caractérisée par des dépôts mésangiaux d’IgA polymériques et anormalement glycosylées.

Il est actuellement rapporté que ces IgA anormales, fixées sur la molécule CD89 soluble (RFcα), forment des complexes immuns circulants qui en se déposant dans le mésangium, induisent une prolifération cellulaire mésangiale (2,13). Ces complexes IgA-RFcα ne sont pas toxiques par eux-mêmes, d’autres médiateurs et molécules immunorégulatrices telles que les cytokines et les molécules costimulatrices, semblent être impliqués dans les lésions glomérulaires de la N-IgA (2, 7, 9).

En effet les cytokines constituent un ensemble de protéines régulatrices qui contrôlent le niveau et la durée des réponses immunitaires. Ces cytokines exercent leur action sur des cellules cibles exprimant des récepteurs de surface qui leurs sont spécifiques et régulent ainsi la transcription de nombreux gènes cellulaires.

L’étude en biologie moléculaire de plusieurs gènes des molécules du système immunitaire, a permis de décrire un certain polymorphisme intervenant dans la régulation de la synthèse de ces molécules qui modulent les réponses inflammatoires et immunologiques au cours de la N-IgA (1, 12, 17,19). Mais les conséquences fonctionnelles de ces polymorphismes restent à déterminer. Cependant, ils peuvent intervenir dans l’altération de l’expression moléculaire, de la signalisation, de la synthèse et de la liaison avec le récepteur. Par conséquent une anomalie de la fonction de la molécule associée à son polymorphisme a permis de leur suggérer un rôle de prédisposition génétique à la maladie.

L’objectif de cette étude est de déterminer les polymorphismes des gènes de l’IL1-α, l’IL1-β, de l’Il1-Ra, du CTLA-4 et de l’Apo-1/Fas au cours de la N-IgA afin d’évaluer l’impact de ces polymorphismes dans la susceptibilité à la maladie.

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