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INTRODUCTION

La réhabilitation respiratoire est mise en place dans différentes structures de rééducation afin de lutter contre le déconditionnement physique du patient et sortir celui-ci de cette spirale du déconditionnement. Lorsque l’insuffisance respiratoire devient chronique, elle entraîne la personne dans cette spirale [1].

L’insuffisance respiratoire touche de plus en plus de personnes dans le monde. La prévalence de la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) est en augmentation constante du fait de l’augmentation de la consommation de tabac. Le tabagisme reste la cause principale, outre les polluants industriels et atmosphériques, déclenchant toute une série d’événements conduisant à l’atteinte réelle et systémique que possède la BPCO sur les patients [2].Cette maladie sera en 2020, la 3ème cause de décès dans le monde. La prévention de la maladie, notamment la prévention primaire, doit se renforcer en mobilisant davantage la population contre les méfaits du tabagisme et en développant l’éducation pour la santé [3].

Le réentraînement à l’effort (RAE) est la pierre angulaire de la réhabilitation respiratoire et doit continuer à évoluer selon les besoins des patients [4-7]. L’évolution de la réhabilitation respiratoire passe par une diversification des pratiques thérapeutiques, qui se jouent aussi sur la pluridisciplinarité d’un plateau technique.

Au sein du centre de rééducation et de réadaptation fonctionnelle (CRRF) de la fondation Alphonse de Rothschild à Chantilly, les patients en réhabilitation respiratoire sont pris exclusivement en charge au sec. Selon diverses études s’intéressant aux effets de l’immersion sur le corps humain, il s’avère que l’immersion dans une eau chaude possède des effets bénéfiques sur les aspects physiologiques et psychologiques de l’individu sain. Comment se comporte le malade respiratoire chronique lors de séances de réentraînement à l’effort en immersion ? Est-ce que l’immersion possède les mêmes effets bénéfiques sur ce patient ? Que peut apporter de plus un RAE en immersion par rapport à un RAE au sec ?

Après une présentation rapide du CRRF de Chantilly, l’atteinte systémique des patients malades respiratoires chroniques (MRC) et plus particulièrement celle de la BPCO, sera analysée. Ensuite, les différentes études sur la réhabilitation respiratoire seront approfondies. Puis une partie sera consacrée à la technologie Thera-Band®, matériel support de l’étude, utilisée pour tous mes exercices de RAE. Cet état des lieux concernant la maladie respiratoire chronique, celle de la BPCO se terminera par les effets de l’immersion sur le corps humain.

Il sera abordé dans un second temps l’expérimentation clinique de ce protocole de comparaison entre une prise en charge en immersion et une prise en charge au sec. Une analyse des résultats statistiques comparera les performances des sujets réentrainés au sec, aux sujets réentrainés en immersion. En conclusion, les résultats seront confrontés aux études précédentes et l’analyse portera sur les différences entre un RAE au sec et un RAE en immersion. Cette partie sera un élément de réponse aux questions posées précédemment.

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