II.1.1. La nouvelle économie géographique : anticipation et effets boule de neige

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La croissance des territoires, basée sur la capacité de ceux-ci à augmenter leur production de biens et services, ne doit pas uniquement être pensée de manière statique, comme c’est le cas dans les modèles comparatifs. Dès lors qu’il y a des coûts de transport ou de transaction, que la main d’oeuvre n’est pas totalement mobilisée entre les pays ou entre les secteurs, les arbitrages ne font plus suivant les mêmes logiques que dans le cas Ricardien. La région la plus importante offre par exemple des débouchés plus importants, si les coûts de transport entre les deux régions sont élevées, les entreprises auront tendances à se localiser à proximité de ce marché final, en dépit de coût de travail souvent plus importants. Mécaniquement, cela accroît le nombre de fournisseurs ayant intérêt à se localiser eux aussi dans cette région.

Au final, l’agglomération nourrit l’agglomération : il y a un effet boule de neige. Celui ci est alimenté par les conditions de coûts et de débouchés objectives ou anticipées. L’accumulation d’entreprises et e salariés dans une même région y fera augmenter les coûts du travail. Dès lors que le différentiel de coût de travail entre la région dynamique et les autres régions dépasse le différentiel de coûts de transport, les entreprises peuvent faire le choix alternatif de se (re-)localiser dans la région périphérique .Mais aussi si les salaires ne sont pas totalement mobiles d’une région à l’autre ou d’un secteur à l’autre, ces simples changements de choix de localisation peuvent induire un chômage important.

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