CONCLUSION

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L’objectif de cette étude a été de trouver un ratio de couverture optimal au sens du producteur américain de soja. Nous avons pu observer que le prix anticipé sur le marché à terme du soja est un processus autorégressif moyenne mobile arima(1,0,3) à erreur egarch(3,2), et ce au seuil de 5%. Autrement dit l’hypothèse d’efficience à défaut du marché à terme est rejetée au seuil de 5%, mais aussi elle peut être acceptée au seuil de 1% avec une constante près de la marche au hasard en acceptant comme significatif le changement de moyenne intervenu autour années 90. En ce qui concerne le prix au comptant du soja, il renvoie à un processus autorégressif moyenne mobile arima(2,1,2) à erreur egarch(1,1), et ce au seuil de 5%. L’hypothèse d’efficience à défaut du marché physique réel est acceptée au seuil de 5%,10% et 1%, avec une constante près de la marche au hasard en acceptant comme significatif le changement de moyenne intervenu autour années 90. Dans le cadre de corrélation constante, la couverture a été réalisée via les modèles GARCH multi-varié , Bollerslev (1990), et d’autres techniques de couverture qui tentent de prendre en compte la non normalité des rendements dont : l’expansion Cornish-fisher, la loi de Student, la semi-variance, la moyenne low partial moment, la distribution de Johnson, la théorie des valeurs extrêmes. L’indice de Gini, mesure stochastique et de dispersion en même temps et n’ayant pas recours à l’hypothèse de normalité pour sa validité, a servi à présélectionner le modèle de couverture considérant la loi de student.

En considérant des corrélations conditionnelles dynamiques en plus de la prise en compte des variations du prix du pétrole, la spécification DCC de Engle et Sheppard (1998) et Engle (2002) a été retenue comme modèle économétrique de référence par le fait que comparé à ces prédécesseurs (VECH, BEKK, CCC), le DCC permet de réduire de manière significative le nombre de paramètres à estimer et il fournit une interprétation relativement simple des corrélations ; et ses résultats en matière de couverture ont été comparés au modèle retenu dans l’hypothèse de corrélations constantes. Le ratio de couverture, issu de l’hypothèse d’une corrélation dynamique, n’enregistre pas pour autant la moindre dispersion au regard de son indice de Gini, mais surclasse le modèle de couverture considérant la loi de student au regard de la moyenne et de la kurtosis, moments privilégiés par l’indice de Gini.

comparaison couverture CCC et DCC

Tableau 5 : comparaison couverture CCC et DCC

Avec les réalisations réelles des variations des prix spot et à terme du soja, la performance du ratio issu de la corrélation conditionnelle dynamique sur la corrélation conditionnelle constante se confirme. Bien que le prix au comptant du soja augmente, le taux de couverture de 41,31% enregistre une perte de -0,68% au mois de janvier 2012 sur la position résultante. Et à l’inverse, le ratio DCC ne procure que des gains en moyenne de 2,93%.

Les marchés à terme sont utiles pour se couvrir de la volatilité des prix, mais peuvent empêcher les vendeurs de profiter des hausses de prix. La garantie du prix à terme couvre les agriculteurs qui vendent leur production à terme contre un risque de baisse du prix et leur permet de fixer un prix plancher.

En revanche, les contrats à terme ne leur permettent pas de bénéficier de la hausse éventuelle du prix futur. En effet, lorsque le contrat arrive à terme, l’agriculteur prend une position inverse, sur le marché à terme, par rapport à celle prise en début de période. Pour pallier ce manque, le producteur peut acheter une option de vente, ou put, c’est à dire le droit de vendre sa production à un prix, appelé le prix d’exercice de l’option, et une date fixés, quel que soit le prix sur le marché à terme. Le coût de cette garantie est représenté par la prime d’option. En cas de hausse des prix, le producteur peut décider de ne pas exercer son option et bénéficie ainsi de la hausse des prix au comptant. Il ne perd que le montant de la prime. L’option de vente permet de se fixer un prix minimum pour un échange futur tout en permettant de bénéficier d’une hausse des prix à l’échéance du contrat d’option. Si les prix baissent, le producteur peut décider d’exercer son option de vente et vendre alors un lot au prix d’exercice fixé initialement.

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