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Chapitre III : Modernisation du réseau électrique du Cameroun et croissance économique CTDs.

INTRODUCTION

La planification énergetique integrée est l’outil primordial pour la maîtriser des ressources en énergie électrique durable d’un réseau électrique.
Les réseaux électriques peuvent être organisés selon plusieurs types de structures :

– structure maillée : les postes électriques sont reliés entre eux par de nombreuses lignes électriques, apportant une grande sécurité d’alimentation.
– structure radiale ou bouclée (les postes rouges représentent les apports d’énergie) : la sécurité d’alimentation, bien qu’inférieure à celle de la structure – maillée, reste élevée.
– structure arborescente (les postes rouges représentent les apports d’énergie) : la sécurité d’alimentation est faible puisqu’un défaut sur la ligne ou sur le poste rouge coupe l’ensemble des clients en aval.

Chaque type de structure possède des spécificités et des modes d’exploitation très différents. Les grands réseaux d’énergie utilisent tous ces types de structure. Dans les niveaux de tension les plus élevés, on utilise la structure maillée : c’est le réseau de transport. Dans les niveaux de tension inférieurs, la structure bouclée est utilisée en parallèle de la structure maillée : c’est le réseau de répartition. Enfin, pour les plus bas niveaux de tension, la structure arborescente est quasiment exclusivement utilisée : c’est le réseau de distribution.

Les réseaux de transport sont à haute tension (HTB) (de 50 kV à 400 kV) et ont pour but de transporter l’énergie des grands centres de production vers les régions consommatrices d’électricité. Les réseaux de répartition sont à haute tension (de l’ordre de 30 à 150 kV) et ont pour but d’assurer à l’échelle régionale la fourniture d’électricité. L’énergie y est injectée essentiellement par le réseau de transport via des transformateurs, mais également par des centrales électriques de moyennes puissances (inférieures à environ 100 MW). Les réseaux de répartition sont distribués de manière assez homogène sur le territoire d’une région.Les réseaux de distribution ont pour but d’alimenter l’ensemble des consommateurs. Il existe deux sous niveaux de tension :

les réseaux moyenne tension (anciennement MT devenu HTA de 3 à 50 kV), les réseaux basse tension(anciennement BT devenu BTB de 110 à 600 V), sur lesquels sont raccordés les utilisateurs domestiques.

Dans ce chapitre l’objectif nous aborderons l’aspect de modernisation des réseaux électrique en Zone CEMAC et au Cameroun en particulier. Après une présentation des avantages et incovenients du mode de production décentralisée et centralisée de l’énergie électrique, nous cherchons ici à exploiter les outils technologiques modernes afin d’observer si leur implication pourrait ressourdre les problémes que posent l’un des modes de production d’électricité. Cette modernisation passe par le développement des projets portant sur des réseaux électriques intelligents (smart-grids). les réseaux de transport et de distribution d’électricité et des consommateurs, les unités de production d’énergie font partie intégrante des smart grids.

Le développement de la production décentralisée (installation de petite capacité à des niveaux de tension peu élevés) est l’un des moteurs principaux de l’évolution vers les smart grids. En effet, la nature même (de faible puissance, décentralisée et souvent intermittente) de cette production exige une forte flexibilité de fonctionnement du réseau, une reaction en temps réel sur les problémes d’offre et demande d’énergie électrique. L’intégration de la production décentralisée passe par une optimisation de sa contribution dans le réseau électrique en la faisant participer aux marchés de l’électricité et à la fourniture de services aux réseaux pratiquement au même titre que la production centralisée.

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