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b- Activités et sociabilité hors des temps scolaires

L’association ACOGE met en place des ateliers du lundi au vendredi en fin de journée,
qui permettent aux jeunes du quartier de pratiquer diverses activités comme les jeux sportifs
tels le football, des cours de langues, l’aide aux devoirs scolaires, le théâtre, des activités
manuelles, etc., qui ont principalement lieu dans le local qui se trouve place Punta Umbria.

De manière similaire, l’association ACCEM propose diverses activités du lundi au jeudi, telles
des cours de langues (français, anglais, arabe), également de l’aide aux devoirs et des activités
plus ludiques (sports, jeux, etc.) dans son local situé dans le quartier las Avenidas. De plus,
deux samedis par mois, l’association Acoge invite les jeunes et leurs parents à des excursions
dans Séville et les alentours (ex: plaza de España, parc Alamillo, etc.).

Ces moments permettent aux jeunes du quartier de se connaître, de se mélanger et de se
rencontrer. Ainsi, la cohabitation entre les différentes nationalités du quartier peut être
améliorée. “C’est en agissant auprès des jeunes que nous pouvons sensibiliser les familles à
nos différents projets” (Gabi, équatorien, volontaire ACOGE). Il apparaît important que les
projets associatifs concernent un public aussi bien d’adultes que de jeunes pour ne pas se
limiter à un groupe d’individus mais bien prendre en compte les habitants dans leur ensemble.

Pour cela, s’ajoutent à ces activités, des formations professionnelles, des conférences
informatives ainsi que des débats à destination d’un public d’adulte. Les membres d’ACOGE
et ACCEM interviennent également dans les établissements scolaires au niveau de l’aide aux
devoirs et des activités extra scolaires.

Par ailleurs, durant l’année, trois colonies de vacances se déroulant sur trois à dix jours
sont organisées par les fondations ACOGE et CEPAIM pour permettre aux jeunes de partir en
vacances.

Cela leur permet de voyager, de découvrir un nouvel espace, de vivre en
communauté durant un temps de vacances et d’apprendre à devenir autonome en participant
aux tâches de la vie quotidienne. Les jeunes participants avec l’aide d’un ou plusieurs référents
de ces fondations forment un groupe dont le nom est “Raices”, qui signifie « les racines » ce
qui peut-être interprété comme la métaphore de la multiculturalité: la diversité culturelle serait
représentée par les racines d’un arbre dont le tronc serait le mélange des cultures.

Ce groupe de jeunes recherche des subventions, mette en place des événements comme des concerts, de
la vente d’artisanat, des repas collectifs ou encore des spectacles de théâtre pour financer leurs
projets de vacances. Le problème est que, durant ces événements, “la grande majorité des
participants sont des immigrés” (Gabi, équatorien, volontaire Acoge). Il semble alors difficile
de sensibiliser un public autochtone à ce type de manifestation, ce qui est lié aux perceptions
et aux pratiques de chacun comme nous l’avons vu précédemment (Cf: III/ A/ 2/).

Pour réaliser ces événements, les locaux des associations ODS et “el colectivo” sont souvent
utilisés, ce qui montre une cohésion dans les projets de toutes ces associations. L’ACCEM,
quant à elle, met également en place un séjour de vacances pour jeunes d’une durée d’une
semaine durant l’été. Cela semble être une solution pour sensibiliser les jeunes à la
multiculturalité et également pour toucher les familles, au retour de leurs enfants suite à ces
périodes de vacances. Les relations amicales qui ont pu se créer durant ce type de séjour
entre des enfants d’origines différentes peuvent permettre une ouverture d’esprit à certains
parents.

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