Annexe 5 : Etudes de prix et comportement d’achat

Non classé

Le prix a longtemps été considéré comme le reflet de la qualité du bien proposé. Cependant, certains modèles de la nouvelle micro-économie qui s’intéressent aux problèmes d’information contredisent ces faits, entre autres Akerloff(252) dans son modèle de vente de voitures d’occasion. Le marketing a aussi pour objet d’étudier le prix associé au produit par les consommateurs.

Le principe marketing se base sur l’idée que le producteur peut proposer un bien à un prix supérieur à sa véritable valeur, mais qu’un bon moyen d’évaluer l’utilité associée au produit est de demander au consommateur d’indiquer le prix qu’ils accepteraient de payer pour se le procurer.

De nombreux types d’études de prix existent pour obtenir ces informations, dont : Une étude d’échelle : on demande la valeur associée à un produit sur une échelle allant de un à dix.

L’étude de prix : l’enquêteur demande la zone de prix que le consommateur est prêt à payer pour obtenir le bien. Avec ce type d’informations, on peut déduire diverses actions :

Tiré de Lendrevie J., Lindon D. et Laufer R

Tiré de Lendrevie J., Lindon D. et Laufer R., 1983, Op. Cit., p. 186.

L’exemple ci-dessus montre que la zone de prix comprise entre 7 et 9 représente le cas le plus cité. Cette technique montre le prix qui permet d’obtenir la plus grande part de marché. De la même façon, en multipliant pour chaque prix la marge unitaire par la quantité vendue, on peut obtenir le prix qui maximise le bénéfice total de la production.

Enfin, on peut étudier le comportement du consommateur à l’ajout d’une nouvelle option au produit. Ce système permet d’obtenir l’utilité marginale de l’option pour le consommateur.

252 Akerloff G.A., 1970, “The market for “lemons” : quality incertainty and the market mechanism”, Qurterly Journal of Economics, vol. LXXXIV, n° 3, aout, pp. 488-500.

Page suivante : Annexe 6 : Grilles de compétences chez Vallourec

Retour au menu : Théories et pratiques de la différenciation des produits dans les cadres fordiste et toyotiste d’organisation de la production