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5.5- Propositions de structures pour l’aménagement du sous bassin versant de Caracol

Sur la base des infrastructures présentes dans ce sous BV et sur la base du coefficient de ruissellement, le sous BV de Caracol requiert des aménagements de ses versants pour limiter l’écoulement des eaux, le charriage de sédiments pouvant s’accumuler aux pieds du barrage de la centrale, l’érosion des berges du cours d’eau principal.

Les interventions qui seront proposées permettront de réduire le coefficient de ruissellement. Ces propositions d’aménagement seront notamment tributaires de la valeur des déclivités des versants du sous bassin de Caracol. La méthodologie qui sera appliquée est une méthodologie très répandue en Haïti. Elle consiste à faire le choix de structures biologiques antiérosives en fonction de la pente du terrain.

5.5.1- Classe des déclivités du sous BV de Caracol

Toutes les classes de pente du BV de la GRN sont représentées dans le sous bassin versant de Caracol. Les données sur les pentes du BV et sur l’OCS de 1998 recueillies auprès du CNIGS ont permis de faire la carte de la répartition spatiale du coefficient de ruissellement (carte 4-7). Les pentes du bassin versant de Caracol varient entre 2% à 60%. La classe de déclivité oscillant entre 12 à 30 % représente plus de 50% du sous BV.

Tableau 5-6 : Classe des déclivités du sous BV de Caracol

5.5.2- Disponibilités et Interventions nécessaires

Le matériel biologique sera préféré au matériel mécanique. Les interventions les plus importantes seront menées au niveau des versants ayant une déclivité variant entre 12 à 30 %. Il est conseillé de réserver cette tranche de pente aux cultures annuelles avec des pratiques culturales ou des mesures permettant la conservation de sol (Régis et al, 1999). Les données d’OCS de sol de 1998 disponible au CNIGS révèlent que cette classe de pente est essentiellement occupée par des « cultures agricoles moyennement denses ». Avec une pluviométrie moyenne annuelle de 1500 mm, des pratiques culturales peu organisées peut augmenter les risques d’érosion au niveau de ce sous BV. Il y a lieu donc d’assister les paysans dans leurs façons culturales, de renforcer la protection des versants par des pâturages, des cultures pluriannuelles (canne à sucre, fruit de la passion) ou l’implantation d’espèces fruitières ou forestières. Situé dans la zone où le boisement est le plus abondant dans le BV de la GRN (Damais, 2006), la disponibilité en matériel végétal n’est pas un facteur limitant pour ce sous BV.

L’aménagement des versants demandera donc peu d’investissement, puisque le matériel végétal nécessaire est déjà disponible. Grace à une assistance technique les paysans peuvent réaliser eux-mêmes l’aménagement des versants du sous BV de Caracol.

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