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5.3 Critiques

Si la méthode de détermination des crues utilisée dans cette étude présente l’avantage de pouvoir établir des estimations précises de débits de crue, elle est cependant soumise à l’utilisation de nombreux paramètres « inconnus » ou plus exactement, à des paramètres estimés.

Le temps de concentration :

La première approximation concerne la méthode de détermination du temps de concentration. En effet, les formules utilisées sont des formules empiriques issues de l’étude de plusieurs bassins versants. Pour avoir un temps de concentration le plus proche de la réalité, il faudrait soit construire une formule adaptée uniquement au bassin versant de l’Henx, soit recueillir l’information venant d’une personne confrontée au problème. Là encore, ces résultats sont variables notamment en fonction de la saison (couverture végétale), de l’historique pluvieux, ect…

Les données pluviométriques :

Les données de pluie utilisées présentent également des biais. En effet, ce sont celle de la station météorologique de Pau-Uzein (aéroport), situé à plus de 30 km de la commune de Mont. Or on sait que les cellules orageuses souvent à l’origine des phénomènes d’inondations sont ponctuelles et localisées et peuvent donc être différentes entre Pau-Uzein et Mont. Ces données sont cependant les seules données disponibles pour la réalisation d’une telle étude et l’ensemble des résultats et calculs de débits de cette étude sont basés sur la mesure de ces pluies.

La méthode du GRADEX :

Bien que cette méthode soit applicable à des petits bassins versants de 1, 47 km² (Réal Collobrier – Massif des Maures), comme à de grands bassins versant de 14 000 km² (l’Allier) c’est surtout le temps de retour pour lequel cette méthode est utilisée qui est important. Or on sait qu’il est judicieux d’appliquer la méthode du GRADEX pour des temps de retour de 100 ans minimum.

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