3. CONTEXTE SOCIO-HISTORIQUE

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Ayant pour but de réaliser une identification du terrain des deux pays étudiés, nous avons divisé le contexte en deux parties. La première partie fait référence aux caractéristiques géographiques des pays étudiés et la deuxième partie présente une synthèse de l’histoire des pays, de l’indépendance jusqu’aux conflits contemporains. Nous finissons le chapitre avec une brève comparaison des deux pays.

3.1. LA COLOMBIE

3.1.1 GEOPOLITIQUE

La Colombie (BBLA(1) et Universite Laval(2)) est située au nord-ouest de l’Amérique du sud. Elle est une république centralisée. Le président est élu pour une période de quatre ans. La constitution date de 1991. Il y a une population de 46,2 millions. La langue majoritaire est l’espagnol. Il y a des autres groupes linguistiques minoritaires : environ 85 langues autochtones, dont le guahibo (ou sikuani), le guambiano, l’arhuaco (ou ika), l’inga, le ticuna, le tucano, le berce, le piaroa, etc.

L’espérance de vie des Colombiens (DANE(3)) est de 75.6 ans pour les femmes et de 69.6 pour les hommes. Il y a un siècle, elle était environ de 37 ans. La population se répartit de la manière suivante : 0-14 ans (30,3%), 15-64 ans (62,2%) et plus de 65 ans (7,5%).

La Colombie est divisée en cinq grandes régions: le Caraïbe au Nord, le Pacifique à l’Est, les Andes au centre, l’Orénoque à l’Oest et l’Amazonie au Sud. Dans chaque région, le climat, la composition ethnique, la culture, la langue et les activités économiques varient. Ces régions sont composées de trente deux départements et un district capital (Bogota). « Le pays est la cinquième puissance latinoaméricaine, derrière le Brésil, le Mexique, l’Argentine et le Venezuela»(BLAA), avec un PIB (FMI- 2008) de 240.654 milliards de dollars.

3.1.2 HISTOIRE

Nous aborderons l’histoire de la Colombie en cinq points:

1.L’independance,
2.La formation des guerrillas.
3.L’Etat actuel du conflit.

a) L’INDEPENDANCE

L’indépendance commence à partir de la formation du Vice Royaume en 1717 par l’élite créole. Cette partie de la population était composée des élites espagnoles nées sur place qui sont attirées par les idées des lumières vers la fin du XVIIIe siècle, sous l’influence de la révolution française. Les créoles proclament l’indépendance en 1810. L’Espagne lance la reconquête en 1815, marquant le début de la guerre d’indépendance et la campagne de libération de Simon Bolivar (HACHETTE, 2004)(4).

Bolivar crée la Grand Colombie en 1819, c’est-à-dire l’union entre le Vénézuela, la Colombie, l’Equateur et le Panama, mais l’union ne perdure pas à cause des querelles entre les dirigeants. Dans le cas de la Colombie, le conflit persiste à l’intérieur du pays par les disputes entre les deux partis prédominants : les Libéraux et les Conservateurs. Cette altercation emmène le pays à la guerre des mille jours (1899-1902) en établissant « une certaine tradition de la violence ».(HACHETTE, 2004)

Le 9 avril 1948, Jorge Eliecer Gaitan le leader libéral est assassiné à Bogota. Cet événement « entraîne une violente insurrection populaire. La période de guerre civile larvée (appelée «Violencia») qui s’ensuit fera près de 200.000 morts en dix ans. Cette violence, qui se poursuivra sous diverses formes, provoque la formation de mouvements de guérilla et suscite un important exode rural, qui contribue à gonfler les bidonvilles ceinturant les grandes agglomérations ».

En 1953, ayant pour but de donner fin à la Violencia, les militaires font un coup d’État. Le général Rojas Pinilla est arrivé au pouvoir. En 1958, le général est déchu et « les deux partis traditionnels s’allient et forment un front national qui prévoit l’alternance au pouvoir pendant seize ans d’un président libéral et d’un conservateur » jusque dans les années 1970. « Ce monopole des partis traditionnels a contribué à maintenir la corruption, le népotisme et le clientélisme »(HACHETTE, 2004).

En résumé, la Violencia a signifié pour le pays la dispute bureaucratique et idéologique de deux partis pour le contrôle de l’Etat. Le paroxysme de cette situation a été l’assassinat du leader libéral à Bogota et le conflit a été amené dans les zones rurales en s’aggravant. Leur éventuelle solution a été proposée par un pacte des partis (front national).

b) FORMATIONS DES GUERILLAS

La période de la violence établit les conditions de la formation des guérillas colombiennes « dans la mesure où le recours aux armes semble être un certaine tradition, mais elles induisent simultanément une méfiance de la part d’amples secteurs (politiques, économiques,…) qui ne croient qu’exceptionnellement en la viabilité des projets politiques révolutionnaires et qui ne veulent pas revenir à un passé de souffrance » (PECCAUT,66)

Les quatre mouvements révolutionnaires qui ont existé en Colombie ont été créés avec différentes orientations idéologiques et dans des contextes historiques différents. Le premier insurgé est les FARC (Forces Armées Révolutionnaires de la Colombie) d’orientation idéologique soviétique et rurale, le deuxième, l’EPL (armée populaire de libération) est d’inspiration maoïste et rurale, le troisième, l’ELN (armée de libération nationale) d’influence cubaine et urbaine et la dernière guérilla le M19 (le nom fait référence à la date marquant la perte des élections présidentielles par le général Rojas Pinilla) formé d’intellectuels et d’étudiants urbains. La création des trois premiers mouvements coïncide avec les processus de colonisation rurale et les vestiges de la Violencia. La dernière est crée en 1974 après le front national.

La colonisation qui amène à la formation des guérillas « a été un processus spontané et non dirigé par l’Etat. Les paysans ont été expulsés de leurs terres par la pauvreté ou la violence et ils ont été attirés par l’illusion de la prospérité et l’indépendance » (PNUD,5) dans les territoires isolés. Historiquement, la colonisation a été effectuée en deux étapes. En premier lieu, les colons se sont dirigés vers la côte Atlantique et les Andes, attirés pour l’appropriation des terres, la production du café et des bananes, et l’élevage. En deuxième lieu, les paysans ont émigré massivement vers la côte pacifique, l’Orénoque et l’Amazonie. (PNUD).

La deuxième phase de colonisation s’est élargie dans les dernières décennies « à cause de l’excédent géographique, la violence et la prospérité de l’économie licite (pétrole, bananes, or, caoutchouc, etc. Et l’économie illicite tel que le contrebande, la coca, l’amapola, etc. » (PNUD, 5).

Ces zones de colonisation sont appelées « républiques indépendantes » car elles sont susceptibles de pratiques de justice privée et de constitution d’armées irrégulières, c’est-à-dire que la force publique dans ces régions protége seulement à « celui qui a payé pour telle fin. Elles manquent du pouvoir monolithique pour punir à celui qui a utilisé la force sans autorisation expresse, fait nécessaire pour l’existence de l’Etat ». (PNUD, 7)

L’Etat colombien a été historiquement centralisé et il a oublié et réprimé les zones périphériques (colonisées). Dans ces territoires, les colons « sont susceptibles d’être trompés et d’être désarmés face au plus riche, au plus audacieux, au plus puissant ou au mieux armé. » (PNUD, 7)

b.1 LES FARC

Elles sont crées ouvertement en 1966. Elles prennent moins en charge la radicalité urbaine or « les FARC se forment explicitement dans la prolongation des autodéfenses paysannes » (PECAULT, 76) sous la tutelle du parti communiste orthodoxe. La guérilla se déplace dans les zones colonisées où elle occupe certains territoires sous sa direction. Dans ces endroits, les « conditions de la colonisation provoquent une demande diffuse d’ordre que la guérilla satisfait. » (PECAULT, 79) Selon le PNUD, La consolidation des FARC se réalise en cinq étapes. Premièrement, les mouvements paysans agraires s’approchent du parti communiste créé en 1930. Deuxièmement, pendant la période de la Violencia, quelques populations structurent des groupes armés des partis libéral et communiste pour une défense territoriale et une guérilla mobile. Troisièmement, une attaque massive des villages des colons par les militaires provoque le déplacement massif de paysans vers des zones plus périphériques et la construction de nouveaux villages nommés « républiques indépendantes ». Quatrirèmement, en 1954 le parti communiste est proclamé illégal, le front national empêche la participation d’un troisième parti. Ainsi certains mouvements des partis rejoignent les FARC. Cinquièmement, en 1964 les autodéfenses paysannes deviennent une armée révolutionnaire. Elles annoncent la lutte pour le pouvoir.

b.2 ELN

L’ELN est inspiré de la révolution cubaine, de la théologie de la libération et du syndicalisme. Elle est initialement située dans les zones urbaines avec des leaders étudiants et syndicaux. Certains membres font un séjour à Cuba. « La plupart des cadres étudiants seront fusillés » (PECAUT, 72), à cause des opérations militaires elle doit se déplacer vers les zones rurales.

b.3 EPL

L’EPL a été créée en 1967 et a été dissoute en 1991. Elle a été le résultat de l’union politique et idéologique, en faveur des thèses maoïstes. « Ils mettent en place des juntes patriotiques qui prétendent représenter le « pouvoir populaire » avec l’écho de la révolution culturelle et se répand ensuite l’obsession d’effacer toute mentalité « petite bourgeoise.» (PECAULT, 75)

b.4 M19

Le M19 apparaît en 1974. Leur nom fait référence au 19 avril 1974, date à laquelle le candidat présidentiel Rojas Pinilla perd les élections par fraude. Le M19 ont participé activement dans la politique avec le parti de l’Anapo et la fille de Rojas Pinilla. Mais quand elle perd les élections, le M19 décide d’initier la lutte armée. En outre, ils cherchent à gagner la sympathie populaire avec la propagande. Par exemple, en emmenant des camions de lait et des produits de première nécessité pour les offrir aux habitants des bidonvilles. Le M19 est finalement dissout et il commence une participation politique en renonçant à la violence.

b.5 LES PARAMILITAIRES

Les paramilitaires sont des « armées privées des affaires illégales (narcotrafic et trafic d’émeraudes) » (PNUD, 12). Ils ont commencé leurs opérations avec le but de vaincre la guérilla du Magdalena Medio et après ils se sont déplacés dans les autres départements. « Les autodéfenses sont des réponses locales à la guérilla et de la même manière que celle-ci ils appartiennent au monde rural » (PNUD, 12).

c) ETAT ACTUEL DU CONFLIT

Depuis quarante ans, la Colombie vit une guerre interne entre les militaires et la guérilla. Dans les dernières décennies, les paramilitaires et le narcotrafic sont venus s’ajouter à la situation. Pendant tous les gouvernements les présidents ont essayé de résoudre le problème par différentes voies : la négociation, le dialogue, l’isolation armée du territoire, la démobilisation et l’incursion militaire, mais l’Etat a perdu, car il a fragmenté la population en centre (centres urbains principaux) et périphérie (régions colonisées). Il s’est occupé principalement du centre, donc les insurgés ont pris le contrôle des autres régions. La classe dirigeante a réparti le pouvoir selon leurs intérêts personnels et les problématiques sociales ont augmenté. Enfin, L’Etat a une image de corruption et d’inefficacité.

Les insurgés n’ont pas non plus obtenu la prise du pouvoir, puisque le contexte du pays n’offre pas les conditions pour l’obtenir, dans la mesure où les territoires et la politique sont fragmentés. De plus, la mobilisation populaire n’a pas été efficace et leurs dirigeants ne réussissent pas d’alliance significative avec l’élite en conflit, dans ce sens la guérilla manque d’un appui massif car elle est en dehors du système politique.

3.2. LE MEXIQUE

3.2.1 GEOPOLITIQUE

Le Mexique (Encyclopédie Petit LAROUSSE 2010) est situé au sud de l’Amérique du Nord. Il est une république fédérale, composée de 31 Etats et d’un district fédéral. Le président est élu pour une période de six ans. La constitution date de 1917, mais elle a été revisée en 1993. La population est de 106,4 millions. La langue majoritaire est l’espagnol. En 1997, 1% de la population ne parlait pas espagnol et 7% parlaient en plus de l’espagnol des langues indigènes parmi les 60 présentes dans le pays telles que le nahuatl, le maya, le tzeltal, etc.

L’espérance de vie des Mexicains est de 77.5 ans pour les femmes et de 72.6 pour les hommes. La population se répartit de la manière suivante : 0 – 14 ans (30,8%), 15-64 ans (60,8%) et plus de 65 ans (8,4%). Le PIB (FMI-2008) du Mexique se hisse au 13ème rang mondial avec 1.080.128 millards de dollars. Le pays est la deuxième puissance de l’Amèrique Latine derrière le Brésil. Leur principal richesse est le pétrole et les deux tièes des exportations sont effectués vers les Etats Unis.

A partir de l’ouverture économique et de la signature de l’Alena (Accord de Libre-échange Nord-Américain), « le centre et les annexes maintiennent leur domination, tandis que les Nords ont rénforcé leur attrait économique » (GAMBLIN, 2005). L’économie informelle occupe 20% de la population active et l’émigration vers les Etats-Unis (souvent clandestines) persistent.

3.2.2 HISTOIRE

Nous aborderons l’histoire du Mexique en six points :

1.L’independance : Les différentes guerres,
2.Le Porfiriato: les quarante ans du gouvernement de Porfirio DIAZ.
3.La révolution : ses différents étapes jusqu’à la consolidation du parti politique PRI en 1929.
4.Les principaux évènements du Mexique dans les dernières décennies.

a) L’INDEPENDANCE

En 1808, la couronne (le contrôle du royaume) est passé aux mains de Napoléon. Avec l’absence du roi, le pouvoir est exercé par les bureaucrates et les commerçants qui ont proclamé le coup d’Etat.

“Le 15 septembre 1808, 300 hommes commandés par un riche fermier Gabriel de Yermo sont entrés au palais et ils ont emprisonné le vice-roi et sa famille” (COLMEX, 2008)(5) En décembre, Aldana, Allende et Hidalgo ont commencé la lutte armée. Cet évènement a occasionné la désorganisation de la Nouvelle Espagne et l’a laissée exposée à l’expansion Américaine. Nous pouvons ajouter à cela le fait que les Anglais ont émis des prêts pour renverser la présence espagnole.

En 1861, Juarez est arrivé au pouvoir. Il a “réorganisé l’administration, l’éducation et a décrété l’adoption du système métrique décimal…A cause des difficultés économiques, il a suspendu le paiement des dettes extérieures”(COLMEX, 2008). JUAREZ a privilégié l’éducation”182, car elle représentait pour lui le moyen d’obtenir le progrès et d’intégrer les ethnies indiennes dans un endroit digne au sein de la nation. En 1887, il proclame l’éducation élémentaire gratuite et obligatoire.

Pendant son gouvernement, les monarques mexicains exilés en Europe font miroiter à Napoleon III la création d’une monarchie au Mexique. Ainsi, en 1866, la France envoie des troupes pour la création du nouvel empire, Maximilien d’Habsbourg a été envoyé avec les troupes pour occuper le trône mexicain. Il a été assassiné deux ans plus tard par le gouvernement de JUAREZ.

b) LE PORFIRIATO

Porfirio DIAZ a été au pouvoir de 1874 jusqu’à 1911 (date de la révolution). Les quarante ans de gouvernement ont été divisés en deux étapes. La première, entre 1877 et 1890, est marquée par l’élimination de toute restriction à la réélection présidentielle, l’amélioration des relations internationales avec l’Europe et l’usage de la répression et de la force pour éliminer les tentatives de subversion. La deuxième, entre 1888 et 1908 est identifiée par le centralisme de l’administration et la réduction de la participation à un petit groupe de riches de la capitale. “Pour certains secteurs de la population il a a fait des avancées dans l’hygiène et la médecine”(COLMEX, 2008).

c) LA REVOLUTION

C’est une période de violence généralisée. “Elle représente la destruction de l’Etat oligarchique et néo-libéral de la fin du XIX siècle”. Différentes forces ont provoqué la révolution. La première, l’église, qui était en opposition avec les “principes libéraux anticléricaux depuis la constitution de 1857″(COLMEX, 2008), avec les conditions de travail dégradés dans les fermes et avec le manque de démocratie. La deuxième force, formée par un groupe d’enseignants, professionnels et étudiants qui désiraient organiser un parti libéral et créer un journal d’opposition. Diaz les a réprimés et ils ont dû s’exiler aux Etats Unis. Le troisième poids politique est né d’une division politique au sein de leur gouvernement, représentée par deux groupes “los cientificos” et “los reyistas” commandés par Madero, “sa préférence pour le premier groupe a provoqué l’opposition des reyistas”(COLMEX, 2008).

Madero a créé le parti d’opposition “Le Parti National antiréelectioniste”. Le gouvernement de DIAZ l’emprisonne et pendant sa captivité, DIAZ gagne les élections. Madero part aux Etats Unis et forme un groupe de collaborateurs pour commencer la lutte armée. Les principaux alliés étaient la classe moyenne, mais la lutte armée a été fortement appuyée par les secteurs populaires et ruraux du nord du Mexique, c’est pendant cet événement qui apparaissent les figures rurales comme Pascual Orozco, Pancho Villa et Emiliano Zapata.

Madero arrive au pouvoir en 1911, mais il avait fragilisé ses relations avec les groupes qui l’ont aidé. “Les propositions réformistes de Madero ont laissé insatisfaits presque tous les groupes politiques et les classes sociales du pays, ainsi que les diplomates et les investisseurs étrangers”(COLMEX, 2008). Le mécontentement général a occasionné de critiques ouvertes, des mouvements d’opposition et des manifestations armées de la part des anciens porfiristes et zapatistes.

Les anciens reyistas, commandés par Victoriano Huerta ont renversé le gouvernement. “Madero est mort assassiné lors d’un coup d’Etat en février 1913”. Le gouvernement d’Huerta n’a pas été non plus accepté par tous les groupes de l’opposition, donc en 1914 le mouvement anti-huertista commandé par Carranza occupe la ville du Mexique, puis renverse le gouvernement et prend le pouvoir. Tous les groupes qui arrivaient au pouvoir avaient une idée différente du développement du pays. Pendant cette période, Carranza a fait des concessions aux classes populaires et a mis en place la réforme agraire pour gagner en popularité.

Lorsque Obregon commence sa campagne présidentielle, Carranza doit fuir le pays et il meurt dans une embuscade. Obregon ne lutte pas contre les Villistas ni contre les Zapatistas. Il les intègre à son gouvernement. Il meurt assassiné au pouvoir. Pour calmer la situation, les différents groupes ont créé le PNR (Parti National Revolutionnaire). Il représente l’union des divers révolutionnaires et la réglementation de sélection de représentants.

d) LES DERNIERES DECENNIES

En 1935, Lazaro Cardenas arrive à la presidence. “Son gouvernement établit des liens avec les groupes populaires et les secteurs radicaux”(COLMEX, 2008). Il a pris des mesures, telles que, la distribution des terres, le crédit rural et l’éducation socialiste. “Enseignants et élèves devaient s’investir dans la production et dans les organisations sociales”(COLMEX, 2008). Les compagnies pétrolières se sont révélés parce que le gouvernement a fait une loi en faveur des employés, donc le gouvernement a fait l’expropriation pétrolière et quelques mois plus tard il a créé l’entreprise de pétroles mexicains PEMEX.

En 1942, le Mexique rejoint les alliés dans la deuxième guerre mondiale. Cela promeut le commerce extérieur et la négociation de la dette avec les Etats-Unis. “Industrialiser le pays est devenu la priorité du pays”(COLMEX, 2008) . En 1960, la plupart de la population habitait dans les villes. “En même temps, les quartiers des migrants pauvres commençaient à apparaitre”(COLMEX, 2008).

En 1970, la croissance économique commence sa chute. Le principe d’industrialisation était basé seulement sur les importations. Donc, “La chute de la production alimentaire et dans la génération des divisés, preuve d’un secteur agro-alimentaire exténué et incapable d’appuyer l’industrialisation”(COLMEX, 2008). En 1973, le président Luis Echeverrria doit faire appel au Fond Monétaire International pour faire face à la crise. En échange, l’organisme exige des réductions drastiques dans les dépenses publiques.

De 1980 à 1990, le narcotrafic se généralise. La délinquance augmente. En 1993, le gouvernement de Carlos Salinas de Gortari engage des pourparlers avec les Etats Unis et signe l’accord de libreéchange, envisageant l’arrivée du Mexique au premier monde. En 1994, le mouvement indigène des Zapatistas a effectué la première rébellion contre le gouvernement et les militaires. Le groupe armé prend le territoire de San Cristobal de las Casas au Chiapas. En 1997, neuf millions d’habitants habitent aux Etats-Unis, la plupart sont jeunes. La population rurale et urbaine devient plus pauvre. Le chômage augmente, ainsi que la création de l’auto-emploi (vendeurs des rues).

3.3. Synthèse

Aux niveaux géographique et politique, les principales différences entre les deux pays sont : la Colombie est une République centralisée, tandis que le Mexique est une République fédérale. La Constitution en vigueur en Colombie est récente (1991) par apport à celle du Mexique (1917). Le nombre de la population et l’espérance de vie sont plus élevés pour le Mexique. La différence est de 60 millions d’habitants pour la population et de deux ans de vie pour l’espérance de vie des femmes et de trois ans pour celle des hommes en plus pour les Mexicains.

Le Mexique est la 2ème puissance économique en Amérique Latine. Tandis que la Colombie est la cinquième. Les deux pays sont caractérisés pour avoir l’espagnol comme lange majoritaire, ainsi que la présence d’une grande diversité de langues indigènes. La présence d’habitants de peuples originaires ou de leurs descendants est plus significative au Mexique avec une proportion avoisinant les 30% de leur population, tandis qu’en Colombie elle est seulement de 1%.

L’indépendance de la Colombie a débuté en 1817. Le leader le plus charismatique a été Simon BOLIVAR avec ses intentions d’unification des pays latino-américains. Au Mexique, l’indépendence a commencé en 1808 avec une bataille de créoles et les leaders les plus connus ont été ALDANA, ALLENDE et HIDALGO.

Les antécédents, le processus et les conséquences des mouvements révolutionnaires ont été différents dans les deux pays. Avant la formation des guérillas en Colombie, le pays vivait un période difficile, à cause de la dispute entre les partis politiques libéraux et conservateurs. La mort du candidat présidentiel du parti libéral a provoqué un fort mouvement de violence qui a été arrêté par un coup d’Etat Militaire et la consolidation du Front National (partage du pouvoir entre les deux partis pendant seize ans). Dès le début, le mécanisme a été la lutte armée et les principaux alliés ont été des anciens libéraux, intellectuels avec des idéaux communistes et les paysans des territoires reculés et marginaux dont l’inégalité et le refus à l’Etat étaient prédominants, entre autres à cause du désengagement de l’Etat vers ces communautés.

Au Mexique, les antécédents de la Révolution ont été la période de quarante ans du gouvernement de Porfirio DIAZ. La révolution a été promué par les élites politiques qui voulaient faire l’opposition, l’église pour l’inconformité vers l’anticléricalisme de la constitution de 1857 et les paysans qui ont coopéré pour la lutte armée. La Révolution commence en 1911 lorsque le candidat présidentiel d’opposition Francisco MADERO arrive au pouvoir.

Jusqu’à la création du PRI, la révolution mexicaine n’a pas trouvé d’accord entre les différents groups et classes sociales qui l’intégraient. Cela se manifeste par l’assassinat ou l’expulsion forcée de tous les présidents de cette période. En revanche, en Colombie les guérillas n’ont connu jusqu’à présent aucune relation significative avec l’élite politique et les partis politiques créés à partir de groupes démobilisés n’ont pas perduré ou n’ont pas bénéficié d’une représentation électorale.

Actuellement, les deux pays vivent des phénomènes sociaux semblables : la pauvreté d’une grande partie de la population, le narcotrafic, la création d’auto-emploi (vendeurs de rues), la signature de l’Alena, et bien d’autres exemples. La différence économique est favorable pour le Mexique avec la nationalisation du pétrole et la construction à grande échelle d’industries et d’entreprises, le tourisme, entre autres, tandis qu’en Colombie l’absence de résolution du conflit armé est un facteur handicapant pour ce secteur.

1 Bibliotheque virtuelle Luis Angel Arango. Colombie.
http://www.lablaa.org/blaavirtual/ayudadetareas/geografia/geo67.htm
2 Université Laval. Cananda. http://www.tlfq.ulaval.ca/AXL/amsudant/colombie.htm
3 DANE « Départament administratif national des statistiques ». www.dane.gov.co
4 Enciclopédie Hachette Multimédia. Vol. 7. 2004.
5 (2008). Nueva Historia Minima de Mexico. Colegio de Mexico.

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