2.2- Bâle II et le financement des P.M.E

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Le passage de la réglementation Bâle I à la réglementation Bâle II
réduirait l’aversion des banques au risque des créances P.M.E et améliorerait
l’environnement institutionnel dans lequel va s’inscrire la relation financière
entre banques commerciales et P.M.E. Ainsi, en nous alignant sur les
conclusions de AUBIER (2007), nous pouvons prévoir que la réglementation
de Bâle II incitera les banques gabonaises à réallouer leur portefeuille vers
les créances de long terme, plutôt qu’une accumulation d’actifs liquides et de
créances de court terme.

En effet, la grande majorité des P.M.E gabonaises, avec des chiffres
d’affaires inférieurs à 50 000 000 d’euro et des prêts inférieurs à 1 000 000
d’euro, seront classées dans la catégories « banques de détail » dans la
réglementation prudentielle Bâle II. Ces P.M.E bénéficieront par leur
notation d’un taux de pondération plus faible. La réglementation de Bâle II
permettra donc aux banques d’être moins averses au risque de crédit de long
terme et de mobiliser un montant de fonds propres bien inférieur au
montant à mobiliser dans Bâle I pour un même engagement. Le surplus
manifeste de fonds propres engrangés pour chaque créance P.M.E sera
utilisé pour accroître l’offre de crédit de long terme accordée aux autres
P.M.E.

Ainsi, au-delà des objectifs prudentiels qui représentent la vocation
fondamentale du dispositif réglementaire, Bâle II contribuera à lever la
contrainte d’intermédiation financière pesant sur le développement optimal
du secteur privé au Gabon.

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