CONCLUSION GENERALE

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Le développement du secteur privé, dans des économies d’endettement
comme le Gabon, s’effectue sous la contrainte d’une activité d’intermédiation
financière des banques commerciales. Or, faute de projets bancables et face
à un secteur privé a priori risqué, les banques secondaires gabonaises
montrent une aversion au risque de crédit. Cette aversion se révèle, dans le
portefeuille des banques, par une recomposition en faveur d’actifs liquides
plutôt que la détention de créances P.M.E.

Cependant, cette tentative de réduction du niveau de risque des six
banques gabonaises est peu efficace sous Bâle I et pénalise l’offre de crédit
au secteur privé. Une mesure proposée à cet effet pervers est le passage de la
réglementation Bâle I (ratio COOKE) à la réglementation de Bâle II (ratio mac
DONOUGH). En effet, la réglementation prudentielle Bâle II présente
l’avantage de rendre les banques gabonaises moins averses au risque et
d’alléger la contrainte d’intermédiation financière qui pèse sur le
développement du secteur privé. Une telle réallocation du portefeuille est
possible, grâce à la pondération de 75% donnée aux créances PME (dans
Bâle II) au lieu des 100% (dans Bâle I). Notre étude prévoit que la
réglementation Mac DONOUGH favorisera un meilleur financement des
P.M.E et donc le développement du secteur privé au Gabon.

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