1.4. Questions, sous questions de recherche lors du module « Travail de Bachelor partie 1 »

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En débutant notre réflexion au sujet de notre travail de mémoire, comme mentionné plus haut, nous souhaitions approfondir le sujet de la sexualité dans le milieu carcéral.

En effet, nous nous sommes questionnées sur les conditions de vie des détenus, les relations qu’ils ont avec leurs environnements (codétenus, personnels encadrant etc…) durant cette rupture ponctuelle.

De plus, nos interrogations se portaient sur la construction des liens sociaux, des échanges entre détenus. Pouvaient-ils créer des liens amicaux en détention dans leur vie quotidienne ?

Notre première question était « comment les personnes incarcérées vivent-elles leur sexualité dans un milieu carcéral fermé ? ».

Par la suite, déjà dit une fois, nous avons rencontré un directeur de prison qui nous a conseillé de nous diriger vers le personnel encadrant. Pour lui, il était difficile de prendre contact avec des détenus qui seraient d’accord de nous rencontrer dans un parloir ouvert où tout le monde pourrait entendre nos entretiens.

En effet, il existe un parloir unique qui n’est accessible qu’aux avocats et psychiatres.

Notre question de départ s’est donc modifiée : « Comment les professionnels du milieu carcéral fermé peuvent-ils répondre au besoin de la sexualité des personnes incarcérées ? ».

Ensuite, nous avons rencontré notre directeur de mémoire qui pensait qu’il serait plus judicieux de questionner les détenus afin d’être certaines d’avoir une réelle vision de leur vécu.

Nous avons donc fait le choix de reprendre notre première idée et de poursuivre ce chemin.

Il nous a également été conseillé de parler de vie affective au lieu de sexualité, cela nous permettant d’aborder ce sujet avec plus de facilité et d’aisance car la sexualité reste un thème délicat et encore tabou de nos jours.

Ainsi, notre titre de garde est devenu : Vie carcérale, liens sociaux et affectivité. Notre question de recherche est devenue la suivante : « Comment les personnes vivent-elles leur vie affective dans un milieu carcéral fermé ? »

Nous nous sommes aussi interrogées sur les expériences en milieu extérieur et milieu intérieur : sont-elles les mêmes ou pas ? Est-ce que les détenus peuvent vivre une vie affective, sexuelle en prison ? Est-ce que l’incarcération modifie la vie affective et sexuelle durant la détention ? Si oui, est-ce que la modification perdure à la sortie ? Enfin, est-elle restreinte ou inexistante ?

Puis, nous pensions également aborder le thème des parloirs intimes qui sont installés dans plusieurs prisons suisses (lieu au sein d’un pénitencier qui permet aux couples formés de plus de six mois, de se retrouver sans surveillance, durant une demi-journée ou une journée entière).
Cependant, nous avons pu nous rendre compte, toujours grâce à l’entretien que nous avons effectué avec le directeur d’une prison, que le sujet du parloir intime est un sujet à lui seul.

Nous avons, finalement décidé de ne pas nous pencher sur ce thème spécifique, tout en l’abordant dans notre questionnaire car il est omniprésent chez les détenus.

Nous avons ciblé notre recherche pour comprendre ce que les détenus vivent et comment gèrent-ils leur vie affective en prison. Notamment, ce qui peut permettre une vie affective en prison ou la restreindre, tout en espérant pouvoir aborder le thème de la sexualité.

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