Institut numerique

1.4.7. Les mécanismes concrets de coordination

La démarche ci-haut décrite est possible même lorsque l‘État n‘assume pas pleinement ses fonctions. Dans la mesure du possible, il importe de travailler ensemble en coopérant à la réalisation d‘analyses en amont, en effectuant des évaluations conjointes, en élaborant des stratégies communes et en coordonnant l‘engagement dans la sphère politique. Des initiatives revêtant un intérêt pratique peuvent consister à mettre en place des bureaux conjoints, à convenir de la répartition des tâches entre les donneurs, à passer des accords visant à déléguer la coopération, à créer des fonds d‘affectation spéciale associant plusieurs donneurs et à instaurer des règles communes pour la notification et en matière financière. Dans toute la mesure du possible, les acteurs internationaux doivent travailler de concert avec les réformateurs nationaux présents au sein de l‘administration et de la société civile, afin de parvenir à une analyse commune des problèmes et des priorités.

Dans le cas des pays en transition sortant d‘un conflit ou dont la communauté internationale vient de se désengager, l‘utilisation d‘outils simples de planification intégrée, comme la matrice de résultats pour la transition, peut faciliter la définition de priorités réalistes et le suivi de leur mise en oeuvre.

Page suivante : 1.4.8. La rapidité et l’engagement pour la réussite

Retour au menu : Les enjeux de la transition politique et humanitaire : le cas de la crise politico-militaire et postélectorale en Côte d’Ivoire