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1. Les modalités d’apprentissage de la recherche et de l’intérêt de la recherche pour la pratique clinique au quotidien

Comme je l’avais exposé lors du cadre conceptuel, trois possibilités s’offrent à nous, en termes de « métiers » pour aborder la recherche : Attaché de Recherche Clinique, Infirmier de Recherche Clinique et Technicien de Recherche Clinique

Les personnes que j’ai interrogées sont Attachés de Recherche Clinique et Infirmiers de Recherche Clinique. Il est également possible d’aller encore plus loin dans le cursus universitaire, avec le Doctorat.

Le choix de l’orientation à laquelle nous préférerons nous destiner dépendra des intérêts de chacun en fonction de nos objectifs personnels et professionnels, des projets de service, de pôle et d’établissement.

J’ai pu me rendre compte au cours de ces entretiens que le premier aspect indéniable est la volonté individuelle de vouloir accéder à une activité de recherche. Chaque personne rencontrée est convaincue de l’importance de la recherche infirmière, que ce soit en soins infirmiers ou en collaboration avec les médecins.

La démarche vers une formation s’orientant vers la recherche est moins difficile qu’il ne me le paraissait avant de débuter ce travail. En effet, il y a une réelle implication de la hiérarchie et du corps médical, qui est le plus souvent favorable à cette implication des paramédicaux.

Ceci est d’autant plus vrai avec une structuration de la recherche au sein de nos Centres Hospitaliers. En effet, dans chaque Centre Hospitalier où j’ai réalisé mes entretiens, chacun dispose d’une instance de référence en matière de recherche :

un Centre d’Investigation Clinique (CIC) dans les CHU, et une Unité de Recherche Clinique (URC) ou une Maison de la Recherche dans les CH périphériques.

De plus, l’arrivée des PHRIP, en complément des PHRIC vient apporter une reconnaissance de la profession infirmière et une évolution de la recherche infirmière. Ces programmes nécessitent en outre des professionnels formés au travail de recherche. C’est ce que proposent les formations suivies par les personnes interrogées. Ces formations sont variées et proposent à chacun la spécialisation qui convient au mieux à l’infirmier ou l’IADE, et qui répond aux besoins de l’établissement, du pôle ou du service de soins.

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