PARAGRAPHE II : AQMI, UN PIEGE POUR LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE

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Le sahel n’est pas actuellement loin du spectre Afghan (A) et de la délocalisation de la menace d’AQMI, de l’international au local (B).

A- Le sahel dans l’ombre du spectre afghan

Si le sahel apparaît pour les Etats-Unis comme un nouveau sanctuaire du terrorisme international au quelle toute l’attention doit être désormais déportée (2), cette zone sableuse est dans le cas contraire un piège pour la France dont AQMI en a fait une des cibles privilégier (1).

1) AQMI un piège pour la France

La France est une des cibles prioritaires d’AQMI, laquelle éprouve une très forte haine pour ce pays. Ce sentiment n’est pas nouveau. Le terrorisme islamiste des années 90 a frappé à de nombreuses reprises, les intérêts français(206). Les raisons ou les motivations de cette haine tenace à l’égard de la France était avant tout politiques et historiques. La France était l’ancienne puissance coloniale et elle était accusée de soutenir le régime algérien que combattaient les islamistes. Depuis les années 2000, les raisons de punir la France ont augmentées. En dehors de son passée de colonisateur ou de puissance coloniale, la France a été et est toujours accusée de tous les maux par la mouvance islamique de BEN LADEN. Elle a d’abord été visée pour sa participation à la lutte anti-terroriste de George WALKER BUSH et sa présence en Afghanistan. On lui reproche également sa laïcité et l’adoption de lois la défendant, telle, celle interdisant le port du voile intégral dans l’espace public. Perçue comme un ennemi de l’islam et des musulmans, la France doit dès lors, être punie tant pour ce qu’elle fait que pour ce qu’elle est, de même que pour « son arrogance ». Les critiques dépassent le seul cadre algérien par rapport aux années 90 et provient même du plus haut sommet d’Al-Qaïda. Ainsi, dès 1998, année de la création d’Al-Qaïda dans sa forme historique, Oussama BEN LADEN avait inscrit les implantations militaires françaises à Djibouti parmi les vingt trois objectifs de l’organisation. Par la suite, la visite en France en avril 2001 du commandant MASSOUD(207), ennemi déclaré des Talibans avait amené le chef d’Al-Qaïda à tenir des propos virulents contre la France et les français, dénoncé comme son deuxième adversaire après les Etats-Unis.

Pas moins de neuf communiqués ont allongé la liste des appels à punir l’Etat français depuis 2001. Parmi les principaux, on peut citer celui d’Ayman ZAWAHIRI en date du 24 février 2004 et celui publié le 18 mai 2005 par Abou MOUSSAB AL ZARKAOUI, chef d’Al-Qaïda en Irak, dénonçant tous deux, la loi prohibant les signes religieux à l’école. Plus préoccupante encore sont les déclarations de l’émir d’AQMI, Abdelmalek DROUKDAL qui, durant l’été 2005, a qualifié la France « d’ennemi n° 1 », confirmant l’hostilité ouverte des extrémistes maghrébins à l’égard de l’ex-puissance coloniale. Cette haine idéologique et verbale à l’égard de la France en particulier a malheureusement dépassé le seul stade de la rhétorique. Inévitablement, elle a engendrée de nombreuses actions meurtrières concernant les otages français capturés par AQMI. En 2011, AQMI conserve une relative capacité de nuisance non négligeable car, les attaques et attentats d’AQMI au Maghreb et au sahel ont cru de 56% pour atteindre un sommet en 2009, avec 204 attaques, 178 attaques en 2010. Par ailleurs, durant la période 2001-2010, l’institut Potomac(208) comptabilise 1103 actes terroristes (attentats, meurtres, kidnappings, etc.) contre des cibles nationales et internationales au Maghreb et au sahel, engendrant 2000 morts et 6000 blessés(209).

Toutefois, il convient de constater que ces violences sont restées jusqu’ici cantonnées au seul continent africain. AQMI, ni d’ailleurs aucune autre branche d’Al-Qaïda n’a jamais pu frapper le territoire français depuis le dernier attentat islamiste sur le sol français qui remonte en 1996. L’efficacité des systèmes de sécurité en Europe depuis 2004 a rendu l’action outre méditerranéen difficile. La neutralisation de nombreux réseaux de soutien logistique et les Fatwas(210) hostiles de théologiens du golfe décrétant illicite le jihad en Algérie affaiblit le mouvement terroriste(211). En 2009, comme le souligne Louis CAPRIOLI(212), « AQMI est confrontée à un phénomène d’érosion. Ses dirigeants disparaissent, la privant de cadres et de stratèges. Ses réseaux de soutien étant sans cesse démantelés, sa stratégie de recrutement s’effondre. L’efficacité de la lutte militaire et du renseignement ont asphyxié progressivement le mouvement terroriste »(213). Le champ de bataille s’est donc déplacé sur la zone Sahara-sahel, l’AQMI, opérant un retour sur « l’ennemi-proche » et entrainant ainsi un regain d’intérêt des USA pour le continent.

2) Un nouveau sanctuaire pour les Etats-Unis

Depuis les attentats de New York de septembre 2001, l’ « islamo-terrorisme » est devenu le nouvel ennemi global des Etats-Unis, et par extension du « monde libre »(214). En désignant le sahel comme l’axe du terrorisme, les Etats-Unis ont-ils anticipé la menace ou l’ont-ils favorisé ? L’intérêt politique et militaire des Etats-Unis pour le sahel et pour l’Afrique en général s’est sensiblement accru depuis une quinzaine d’année avec la création en 1996 de l’AFRICA CRISIS RESPONSE INITIATIVE (ACRI) placé sous le commandement américain basée à Stuttgart (Allemagne) et connue sous le nom d’US-EUCOM. Cette section avait en charge la coordination des moyens militaires, notamment le recours aux forces spéciales. A la différence des autres Etats de la sous-région, l’ACRI était présente au Mali avec comme temps fort l’année 2002 pour ce qui concerne l’espace Saharo-sahélien(215). L’intérêt des Etats-Unis pour le sahel, point de liaison entre l’Afrique du Nord et l’Afrique noire, revêt une double dimension sécuritaire et économique(216). La région du sahel est perçue à Washington comme une région vulnérable en raison de sa faible densité géographique et de ses frontières facilement poreuses. Sa proximité géographique, culturelle et religieuse avec le Moyen-Orient (considéré comme l’épicentre d’un terrorisme international allant de la péninsule arabique au Pakistan) constitue un terreau propice au développement d’autres actions terroristes antiaméricaines.

Les événements du 11 septembre 2001 ont débouché sur une conception stratégique américaine définie par l’expression de propagande politique de « guerre globale contre le terrorisme »(217) relevant de ce que les politologues appellent la « doctrine Bush ».

L’administration Bush est donc passée d’une politique étrangère qui au départ se voulait comme la moins interventionniste à une politique essentiellement fondée sur cette « guerre contre le terrorisme »(218). Cette lutte prend un caractère mondial dont les relais s’affirment aux niveaux régionaux et nationaux. Plusieurs initiatives régionales de sécurité démontrent l’intégration de l’Afrique dans la guerre contre le terrorisme(219). La première est l’établissement par le Pentagone, du quartier général de la COMBINED JOINT TASK FORCE-HORN OF AFRICA (CJTF-HOA) [Corps expéditionnaire conjoint]. Basée à Djibouti, elle est chargée de mener la guerre contre Al-Qaïda et ses soutiens au sein de la Grande Corne de l’Afrique (Djibouti, Erythrée, Ethiopie, Kenya, Somalie, Soudan), ainsi qu’au Yémen(220). Les opérations terrestres sont menées par plus de 1000 membres des Forces spéciales américaines, basés à Camp LEMONIER. Les patrouilles côtières sont assurées par le détachement spécial de la COMBINED TASK FORCE 150 américaine (CTF 150), qui comporte également des forces navales d’autres pays comme l’Allemagne, l’Espagne et le Royaume-Uni. La CJTF-HOA coordonne aussi ses opérations militaires avec la CENTRAL INTELLIGENCE AGENCY (CIA), comme pour le lancement du drone PREDATOR contre des cibles terroristes suspectes.

Ensuite, l’application de cette guerre globale, à l’initiative du département d’Etat, s’est renforcée à partir du mois de novembre 2002 par la création du deuxième programme régional de sécurité : La Pan Sahelian Initiative (PSI) visant à protéger les frontières contre les trafics d’armes, de drogue et les mouvements. Les principaux objectifs du PSI ont été entre autres, de former les militaires nationaux de la sous-région (Mali, Niger, Mauritanie, Tchad) à la lutte contre le terrorisme, d’encourager et coordonner les coopérations régionales à l’aide de technologie américaine et d’échanger des informations afin d’aider les Etats de l’espace Saharo-sahélien à construire leurs capacités à traiter les problèmes de la « Global War On Terror » (GWOT) en tant que force « reproductible » des forces américaines(221). Fort du succès que cette force rencontra, parmi lequel, l’arrestation d’Abderrazak AL PARA, une des figures clés du GSPC qui fut livré aux autorités algériennes, les Etats-Unis passèrent à la vitesse supérieure avec la création du Trans Sahara Counter Terrorism (TSCTI) qui deviendra en 2005, le Trans Sahara Counter Terrorism Partnership (TSCTP) à l’évidence plus thématique et beaucoup mieux doté(222) que le PSI et dont le siège se trouve à Ouagadougou au Burkina Faso.

Celle-ci combine deux domaines d’intervention : militaire et civil. La composante militaire concerne l’ « Opération Enduring Freedom-Trans Sahara » (ŒP-TS) et la composante civile quant à elle fut assignée à trois départements, à savoir l’Agence de Développement USAID qui se consacra à l’éducation, tandis que le Département d’Etat prit en charge tout ce qui concerne la sécurité des aéroports, et le département du Trésor se réservant le renforcement des efforts fournis sur l’utilisation des trésoreries nationales. Notons cependant que le TSCTP est arrivé à expiration et il compte être remplacé par L’AFRICOM installé pour le moment à Stuttgart en Allemagne.

Si pour l’heure elle a connu un refus général des dirigeants africains pour son installation en Afrique, cette entité militaire s’inscrit dans le prolongement du TSTCP et marque le retour des USA sur le continent africain avec des initiatives qu’une presse africaine qualifie d’« américafrique » qui peut s’opposer ou s’allier le cas échéant, à la « françafrique ». La nouvelle stratégie de lutte contre le terrorisme publiée par l’administration OBAMA en juin 2011 réitère la nécessité de renforcer la coopération entre les Etats du sahel et plus particulièrement entre l’Algérie, le Mali, la Mauritanie et le Niger(223) car, la menace d’AQMI se fait sentir de plus en plus à l’échelle continentale.

B– AQMI, de la menace internationale à la menace locale

La mort violente d’Oussama Ben Laden le 2 mai 2011, tué par les forces spéciales américaines dans une banlieue d’Islamabad, clôt certainement la fin d’un cycle(224). Ce cycle de vie d’Al-Qaïda(225) que Jean Pierre FILIU qualifie de neuf illustre une adaptation souvent forcée du réseau jihadiste aux contingences historiques et stratégiques du moment. Toutefois, si pour certains la menace semble avoir diminué avec le décès du « prophète de la terreur » contre les croisés, pour d’autres, la crise au sahel plus précisément au Nord du Mali démontre une fois de plus que le niveau de la menace terroriste est en hausse. Celle-ci déjà observable au sahel (1) n’est pas loin des portes de l’Europe (2).

1) Le sahel sur fond de contagion de la crise malienne

La crise malienne est très complexe dans le sens où elle est entourée d’ambiguïtés et de paradoxes. Elle a une dimension interne et affecte la souveraineté du Mali dont la cohésion territoriale, mais elle fait aussi planée des inquiétudes sur une bonne partie du sahel et de l’Afrique de l’Ouest. C’est donc une crise à double facette : une dimension institutionnelle depuis le coup d’Etat ayant provoqué la chute du Président Amadou TOUMANI TOURE aggravée par la prise du nord du pays par des groupes terroristes donnant au conflit une dimension sous régionale nourrissant toutes les craintes d’instabilité en Afrique de l’Ouest(226).

Sans une volonté de contenir et de juguler l’expansion de cette gangrène, les dégâts pourront être considérables et compromettront ainsi toutes les avancées démocratiques dans tous les pays sahéliens. Le développement de la criminalité organisée, l’enlisement des tensions étatiques et la prolifération du fondamentalisme incitent dorénavant tous les acteurs à appréhender ces détails dans leurs globalités et leurs interactions(227).

A la faveur de l’insurrection libyenne et du « printemps arabe », on assiste à la réaffirmation des identités « ethniques », à la réémergence des questions territoriales et des revendications de représentativité politique et de justice sociale(228). Les révolutions arabes ont eu des effets inattendus sur des communautés éloignées du cœur des soulèvements, longtemps restés invisibles(229). C’est pourquoi, dans les zones de confins, d’anciennes conflictualités ressurgissent à travers la mobilisation de populations flottantes désireuses de s’insérer dans le processus d’émancipation générale. L’autre raison qui explique la réactivation d’anciens conflits tient au rôle et à l’influence qu’a eue le feu Mouammar Kadhafi au Sahara, qui fut à la fois un déstabilisateur et un acteur de paix pour de nombreuses populations, notamment pour les Touaregs et les Toubous.

De même, la région est devenue une poudrière(230) et une des régions les plus dangereuses du monde. Des centaines de membres de la secte islamiste BOKO HARAM se seraient réfugiés au Niger et au Tchad(231), et d’après certains spécialistes, au Cameroun, plus précisément dans le nord de ce pays. Le sahel est donc devenu le nouveau foyer de combattants islamistes et d’acteurs attirés par de multiples largesses que la région offre. Pour l’ancien Président Malien
Amani TOUMANI TOURE, « cela fait cinquante ans que le problème du Nord existe. Nos aînés l’ont géré, nous le gérons, et nos cadets continueront à le gérer. Ce problème ne finira pas demain »(232). La bande Saharo-sahélienne reste incontrôlable selon lui parce que les combattants, militants, trafiquants ou commerçants sillonnent une région grande comme l’Europe en se moquant des frontières. Cette situation expose les pays riverains à une transnationalisation de l’insécurité avec une délocalisation de la menace terroriste vers des Etats extérieurs (européens). L’heure est donc à l’appréhension de l’urgence, car la précarité stratégique de cet espace risque de s’étendre et de s’installer sur la longue durée. A cet égard, la crise au sahel pourrait devenir une menace pour l’Europe.

2) L’Europe, dans le miroir du glacier sahélien

Les événements du 11 septembre 2001 ont ému toute l’Europe, mais n’ont jamais été compris par les européens pour ce qu’ils étaient en fait : un retour de la guerre(233) au sein des sociétés les plus développées. L’émotion a donc assez vite fait place au sentiment qu’il s’agissait là d’un événement isolé, ou du moins qui ne se reproduirait pas à cette échelle(234). Les experts européens chargés de la lutte antiterroriste reconnaissent aujourd’hui qu’ils ont identifié depuis une dizaine d’années une génération « internationale » sans base territoriale précise menaçant directement ou indirectement l’Europe. La zone Sahélo-saharienne, zone de voisinage européen, est très malade et les dégâts de sa maladie très contagieuse peuvent se transmettre de l’autre côté de la méditerranée. Les groupes terroristes qui parcourent le sahel brandissent le drapeau de cette menace terroriste. L’Europe et l’Afrique, avec comme cordon ombilical, la méditerranée, sont justement des continents conjugués avec des développements qu’on pourrait qualifier de coordonnés, inhérents à leur histoire et à leur géographie. Les liens d’interdépendance sont extrêmement forts en ce sens que ce qui passe dans cet espace affecte directement le continent européen. Si les voies de propagation et les localisations des métastases dépendent de la nature et de l’origine du foyer de la cellule cancéreuse, la crise au
Nord du Mali a montré que les groupes islamistes restaient insaisissables.

La menace d’AQMI pourrait en effet s’étendre aux portes de l’Europe car, comme on peut le constater, l’organisation a acquis en année une très grande expérience en termes de capacité d’action et de déploiement à l’étranger. L’organisation pourrait frapper, soit par l’utilisation d’individus déjà présents sur le sol européen pour monter une action sur le territoire d’un Etat (L’exemple pourrait être l’utilisation d’un individu à l’exemple d’un Mohamed MERAH chargé de commettre des crimes au nom du jihad ou d’AQMI en Europe)(235) ou par l’envoi d’un commando ou d’un groupe mandaté pour une action spécifique et s’appuyant sur un support local dans l’un des pays de l’union. De même, les occidentaux eux-mêmes ayant rejoint des milices jihadistes peuvent être utilisés contre leurs pays. Et ils sont nombreux, des français et des binationaux qui ont bel et bien, ces derniers mois, rejoint les milices djihadistes au sahel(236).

De tels terroristes auréolés de prestige pourraient représentés une force d’attraction pour de nombreux jeunes de la même génération. Ces nouveaux gradés pourraient devenir l’âme de nouveaux réseaux, auxquels ils apporteraient en outre des compétences en matière de terrorisme urbain.

L’arrestation en juin 2002 de plusieurs membres d’Al-Qaïda au Maroc alors qu’ils envisageaient de faire sauter un navire de guerre dans le détroit de Gibraltar a conduit certains observateurs européens à affirmer que la méditerranée serait probablement l’un des prochains théâtres d’opérations du réseau terroriste(237). La région du sahel joue également un rôle important dans les plans européens et offre une profondeur géostratégique à l’Afrique du Nord, à l’Afrique de l’ouest et, plus indirectement, au bassin de la mer rouge. Cela signifie que les dynamiques géopolitiques qui caractérisent le sahel peuvent s’étendre aux frontières maritimes de l’Union Européenne de diverses façons. C’est ainsi que la méditerranée connait aujourd’hui une vraie question nord-africaine connectée étroitement à une vraie question sahélienne(238). La prise pour cible d’intérêts politiques et économiques de pays européens au sahel a poussé certains d’entre eux à s’impliquer directement dans la lutte anti-terroriste sur le sol africain.

L’UE a décidé de s’investir contre le terrorisme dans le sahel, en soutenant politiquement et financièrement des initiatives de développement des pays de la région. Toutefois, les moyens mis en œuvre restent relativement faibles eu égard de la détresse des populations locales et de la fragilité institutionnelle des Etats sahéliens.

206 Heureusement, de nombreuses actions ont pu être déjouées à temps par les services de renseignement (projets d’attentats lors de la coupe du monde de football de 1998, contre le marché de Noël de Strasbourg, en 2000) que ce soit sur son sol (attentat à la bombe de 1995 et 1996), ou en Algérie (détournement de l’Airbus d’Air France en 1994, assassinats de plusieurs français dont l’évêque d’Oran, en 1996).
207 Le commandant Massoud a été assassiné le 9 septembre 2001 par des proches d’Oussama Ben Laden, deux jours avant les attentats perpétrés aux Etats-Unis.
208 Alexander YONAH, “The consequences of terrorism: an update on Al-Qaeda and other terrorist threats in the sahel and Maghreb”, 2011 report Update, Potomac Institute, janvier 2011.
209 Alexander YONAH, ibid, janvier 2011.
210 Une Fatwa ou fetfa est, dans l’islam, un avis juridique donné par un spécialiste de loi islamique sur une question.
211 Medhi TAJE, « la réalité de la menace d’AQMI à l’aune des révolutions démogratiques au Maghreb », Géostratégiques n° 32, 3e Trimestre, 2011, p. 282.
212 Louis CAPRIOLI est conseillé du Président du GEOS, société européenne spécialisée dans le management du risque.
213 Jeune Afrique, n° 2540, 13 au 19 septembre 2009, p. 17.
214 Alain ANTIL, « L’Afrique et la guerre contre la terreur », Politique Etrangère, 2006/3, automne, p. 583.
215 André BOURGEOT, « Sahara de tous les enjeux », Hérodote, 2011/3, n° 142, p. 42-77. Consulté le 10 janvier 2013 à l’adresse http://www.cairn.info/revue-hérédote-2011-3-page-42.htm.
216 Yahia H. ZOUBIR, « Les Etats-Unis et le Maghreb : Primauté de la sécurité et marginalité de la démocratie », L’Année du Maghreb (en ligne) II, 2005-2006, mis en ligne le 08 juillet 2010, consulté le 25 juillet 2012, URL : http://annéemaghreb.revues.org/169, p. 12.
217 Dans cette « Global War On Terror », les Etats-Unis sont leaders mondiaux de la lutte contre le terrorisme ainsi que de la lutte contre la drogue.
218Carole ANDRE-DESSOMES, « Les Etats-Unis et la lutte contre le terrorisme international depuis le 11 septembre 2001 », Géostratégiques n° 29, 4e Trimestre 2010, p. 113.
219 Peter J. SCHRAEDER et Ivan CROUZEL, « La guerre contre le terrorisme et la politique américaine en Afrique », Politique Africaine, 2005/2 N° 98, p. 44. http://www.cairn.info/revue-politique-africaine-2005-2-page-42.htm. Consulté le 23 février 2013 à 05h05 mn.
220 Voir A. FEICKERT, « U. S.: military operations in the global war on terrorism : Afghanistan, Africa, the Philippines, and Colombia », Washington, The Library of Congress, « CRS Report for Congress ; RL 32758 », 4 février 2005, p. 7-8.
221 Voir le site, http://www.globalsecurity.org/miliatry/ops/aef-chad.htm. Consulté le 10 décembre 2012 à 01h15.
222 100 millions de dollars par an pendant 5 ans et dont les partenaires sont : l’Algérie, le Mali, le Niger, le Nigéria, la Mauritanie, le Sénégal, la Tunisie, le Maroc, le Tchad, le Burkina Faso et la Libye.
223 National Strategy for Counter Terrorism, juin 2011, http://www.whitehouse.gov/sites/defaultt/files/counterterrorism.strategy.pdf
224 Jean François DAGUZAN, « D’Al-Qaïda à AQMI, de la menace globale aux menaces locales », Maghreb-Machrek, le 28 décembre 2011, p. 1
225 Jean Pierre FILIU, Les Neufs vie d’Al-Qaïda, Fayard, Paris, 2009, 368 p.
226 Docteur Bakary SAMBE, « Crise malienne : origines, développements et répercussion dans la sousrégion », Université Gaston Berger, Saint Louis (Sénégal), p. 1.
227 Claude MONIQUET, ‘’The Polisario Front : A destablising force in the region that is still active’’, European Strategic Intelligence and Security Center (ESISC), octobre 2008.
228 Laurence AIDA AMMOUR, « Les enjeux de sécurité émergents au Maghreb et au sahel depuis le printemps arabe », Med 2012, p. 1.
229 Laurence AIDA AMMOUR, Ibid.
230 Mohamed BAZOUM, Ministre nigérien des Affaires étrangères, affirmation faite lors de l’ouverture de la conférence internationale sur la Sécurité et le Développement au sahel à Alger, le 7 septembre 2011.
231 Alain Vicky, «Aux origines de la secte BOKO HARAM », Le Monde Diplomatique, Avril 2012, p. 1.
232 « Le débat africain », Radio France international (RFI, 26 février 2012).
233 Cette notion a été si souvent commentée après le 11 septembre 2001 qu’il faut en préciser le sens : il s’agit à la fois d’une déclaration de guerre de la part d’un réseau terroriste transnational doté d’une organisation remarquable, et de la reconnaissance aux Nations-Unies, pour la première fois dans l’histoire, qu’une attaque terroriste justifiait une intervention armée. C’est le même raisonnement qui a conduit l’OTAN à invoquer pour la première fois depuis sa création la clause de défense collective du Traité de l’Atlantique Nord.
234 Thérèse DELPECH, « Le Terrorisme international et l’Europe », Cahiers de Chaillot, Institut d’Etudes de Sécurité (IES), n° 56, décembre 2002, p. 7.
235 Après la mort du « tueur au scooter » de Toulouse, les dirigeants d’Al-Qaeda lui ont d’ailleurs rendu un hommage.
236 Le Point, Mali, Nos ennemis islamistes, Hebdomadaire d’information du jeudi 24 janvier 2013, n° 2106, p. 43.
237 Voir Yaroslav TROFIMOV, “Mediterranean may be next terrorist theater”, The Wall Street Journal, 12 juin 2002.
238 Jean DUFOURCQ, « L’enjeu Méditerranéen », septembre 2012.

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