II.5. Les différentes formes de la phytoremédiation

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Connue sous le nom de phytoremédiation « phyto » = plante et « remedium » = rétablissement de l’équilibre, remédiation, la phytoremédiation est définie comme l’utilisation de plantes pour extraire ou transformer les polluants organiques et aussi inorganiques (plus Particulièrement les métaux lourds). (Cunningham S.D,et al,1995)Les aspects technologiques d’efficacité, de coût du traitement et les aspects économiques sont abordés.

Plus précisément, Les types de stratégies de phytoremédiation, particulièrement utilisés dans la dépollution des métaux lourds sont décrits ci-dessous et illustrés dans la figure II.10

Schéma représentant la phytoremédiation

Figure. II.10 : Schéma représentant la phytoremédiation

II.5.1.Phytostabilisation :

Utilisation des plantes pour réduire la biodisponibilité des polluants par les écoulements (latéraux ou en profondeur) ou immobiliser les composés polluants en les liants chimiquement par précipitation, stabilisation, absorption ou piégeage de ceux-ci par la plante (Figure. II.11).

Cette technique permet d’éviter la dispersion des polluants dans les eaux de surface et souterraines.(McGrath,S.P,1998)

Schéma représentant la Phytostabilisation

Figure. II.11 : Schéma représentant la Phytostabilisation

II.5.2.Phytœxtraction :

Utilisation de plantes qui absorbent les métaux lourds dans les sols par les racines, puis transfèrent et accumulent ceux-ci dans leurs parties récoltables (feuilles, tiges et racines).

Les métaux lourds vont se complexer avec des acides organiques ou des acides aminés synthétisés par la plante (Figure. II.12). Les métaux lourds sont ensuite récupérés en incinérant ou compostant la biomasse de plante. . (McGrath,S.P, 1998)

Schéma représentant la Phytoextraction

Figure. II.12 : Schéma représentant la Phytœxtraction

II.5.3.Phytovolatilisation :

Utilisation de plantes qui absorbent des contaminants organiques et autres produits toxiques, transformant ceux-ci en éléments volatiles peu ou pas toxiques et les relâchant dans l’atmosphère via leurs feuilles. (McGrath,S.P, 1998)

II.5.4.Phytodégradation :

Pour la dégradation de polluants organiques les techniques de phytodégradation et phytovolatilisation peuvent être utilisés.La phytodégradation est l‘accélération de la dégradation des composés organiques polluants (hydrocarbures, pesticides, explosifs…) en présence de plantes (Figure. II.13).Cette dégradation peut avoir lieu soit hors de la plante, grâce à l’activité des micro-organismes présents dans l’environnement des racines (rhizosphère), soit dans la plante après absorption du composé puis dégradation dans les cellules. Cette technique est applicable par exemple pour: hydrocarbures, résidus de munitions et explosifs, solvants trichloréthylène TCE, herbicides, insecticides, pentachlorophenol (PCP), PAH et PCBs et autre polluants organiques toxiques déposés dans le sol et l‘eau par l‘industrie.

Schéma représentant la Phytodégradation

Figure. II.13 : Schéma représentant la Phytodégradation

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