I.4. L’eaux et les métaux lourds

Non classé

L’industrie a souvent privilégié les sites à proximité des fleuves pour trois raisons : pour le transport de matières premières, pour l’alimentation en eau, qui permet de refroidir les installations, et pour les possibilités de rejets des effluents industriels. Pendant des dizaines d’années, les fleuves ont hérité des rejets industriels et des eaux résiduaires industrielles, déchets liquides résultant de l’extraction ou de la transformation de matières premières, et de toutes les formes d’activité de production. Même si les principaux établissements industriels se sont dotés de stations d’épuration spécifiques, l’essentiel des rejets sont des rejets directs parfois appelés « rejets naturels » (sic). En effet, l’eau -des fleuves, des rivières, des canaux, de la mer- a longtemps été « l’exutoire » qui permettait d’évacuer ces déchets. (MATE, 1998) Les éléments traces, présents sous une forme particulaire dans les sols apparaissent sous l’effet de l’érosion. Le ruissellement sur les surfaces imperméables (sols, chaussée) ainsi que les sources anthropiques s’ajoutent à ces sources naturelles liées à l’érosion. L’eau est évidemment un élément particulièrement important pour les polluants en général et les métaux lourds en particulier car l’eau va entraîner des réactions chimiques liées à l’acidité, l’alcalinité, la température, l’oxygénation… Les milieux aquatiques sont très sensibles aux éléments en traces par la coexistence de deux phénomènes de bioaccumulation et de biomagnification : les éléments en traces se concentrent au fur et à mesure des absorptions dans la chaîne alimentaire (eau plancton poisson herbivore poisson carnivore homme…)

Les métaux lourds sont des micro polluants de nature à entraîner les nuisances même quand ils sont rejetés en quantités très faibles (leur toxicité se développe par bioaccumulation).

D’ailleurs, de petites quantités en proportion (mesurées en microgrammes par litre) sont souvent compensées par un effet volume compte tenu de l’importance des débits d’eau.(MATE, 1998).

L’industrie est responsable de laquasi totalité des rejets de métaux lourds dans l’eau. La nécessité de réduire ces rejets n’est plus discutée .Il est assez difficile de prévoir l’évolution des métaux lourds dans l’environnement car ils peuvent subir un grand nombre de transformations (oxydation, réduction…etc.). Cette évolution dépend fortement du milieu. En effet, la migration des métaux lourds vers la nappe phréatique est fonction de nombreux paramètres : La forme chimique initiale du métal la perméabilité du sol et du sous-sol, et la teneur en matières organiques du sol.

Les principales sources de contamination de l’eau sont les suivantes : les eaux usées domestiques et industrielles, la production agricole, les polluants atmosphériques, les anciennes décharges, l’utilisation de substances dangereuses pour l’eau, la navigation…etc.(Marcheoine A, 1997).

Page suivante : I.5. Détermination et dosage de métaux lourds

Retour au menu : Etude comparative entre deux plantes (Typha latifolia et Phragmites Australis) à accumuler le zinc (Zn)