I.5. Détermination et dosage de métaux lourds

Non classé

I.5.1 Spectrométrie d’absorption atomique (SAA) :

La spectrométrie d’absorption atomique est une des méthodes de référence pour le dosage des métaux dans les eaux. Cependant, cette technique n’est pas exempte d’interférences et une étude systématique a été réalisée par le LCPC avec le concours des laboratoires de l’Est parisien et de Lille afin de définir les interférences interéléments pouvant se produire dans les flammes air-acétylène et protoxyde d’azote-acétylène. (Voinovitch I et al 1980). Trente-quatre éléments pris par paire et pour cinq rapports interfèrent/interféré (R = 0,01 – 0,1 -1 -10 et 100), suivant les colonnes et les périodes de la classification périodique, ont été étudiés. Parmi ceux-ci figurent les métaux lourds polluants des eaux et des sédiments.

Les interférences réciproques ont été chiffrées en comparant la réponse obtenue pour une certaine concentration de l’élément dosé en présence de quantités croissantes de l’interférent.

Des interactions importantes soit positives, soit négatives ont ainsi été mises en évidence pour un certain nombre d’éléments. A titre d’exemple, la présence d’une teneur en fer cent fois supérieure à celle du chrome diminuera le signal de ce dernier d’environ 40 %, en revanche une teneur en cuivre cent fois plus forte exaltera le signal du chrome d’environ 20 %. Les enseignements recueillis lors de cette étude permettent de connaître le comportement d’un élément en présence d’un autre, et cela pour cinq rapports différents, et peuvent aider l’analyste dans le choix de la matrice de la courbe d’étalonnage afin d’obtenir un résultat exact.

I.5.2 Spectrométrie d’absorption atomique sans flamme :

Pour la détermination de très faibles teneurs en métaux toxiques, les seuils de détection de la spectrométrie d’absorption atomique avec flammes sont parfois insuffisants et l’on a alors recours à la spectrométrie d’absorption atomique sans flamme.

De nombreux types d’appareils existent, et l’équipement des laboratoires régionaux des Ponts et Chaussées, qui s’est échelonné de 1970 à 1978, est très diversifié. Afin de déterminer les seuils de détection ainsi que la précision et l’exactitude obtenus avec ces appareils, une confrontation inter laboratoires a été organisée par le LCPC et le laboratoire de l’Ouest parisien. (Ranchet J et al, 1981).

Page suivante : I.6 Conclusion

Retour au menu : Etude comparative entre deux plantes (Typha latifolia et Phragmites Australis) à accumuler le zinc (Zn)