CONCLUSION DU CHAPITRE II

Non classé

A une menace dont l’émergence a été rendue possible par de multiples facteurs dont nous avons parlé précédemment, doit être apportée une réponse elle-même multiforme. Les pays du sahel doivent prendre en charge leurs besoins en matière de renforcement des capacités de lutte contre le terrorisme. Le secteur de la sécurité doit certes être réajusté et amélioré pour répondre à la menace d’AQMI, mais aussi le crime organisé et les trafics divers qui s’étendent dans la région. En conséquence, tarir les sources sociales, financières et les problèmes annexes qui nourrissent et entretiennent le terrorisme, modifier l’environnement qui lui a permis de naître et de prospérer, telles doivent être les actions de la Communauté Internationale en complément aux mécanismes conventionnels de lutte contre ce phénomène.

Par ailleurs, rappelons que la Communauté Internationale à beaucoup de composante : il y a beaucoup de pays, beaucoup d’ethnies, beaucoup de cultures et beaucoup de religions. L’entente entre ces différentes composantes n’est pas chose facile. Aussi la Communauté Internationale a-telle besoin du dialogue qui est la voie de parvenir à la confiance mutuelle ? Dans son discours à l’ouverture de la 31e Conférence Générale de l’UNESCO, le 15 octobre 2001, le Président Jacques Chirac a souligné, entre autres, que ce dialogue « doit être conduit avec clairvoyance et humilité, car son pire ennemi, c’est l’arrogance ».

Page suivante : CONCLUSION DE LA DEUXIEME PARTIE

Retour au menu : LES DEFIS DU TERRORISME AU SAHEL : AQMI, une menace stratégique ?