Avant-Propos

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La réalisation de ce Master, ainsi que le développement de ce mémoire ont été financés entièrement par le gouvernement de la République de L’Equateur, à travers le Programme nationale de bourses d’études développé par la SENESCYT(1).

Le changement de la matrice productive du pays, dominé actuellement par la production d’hydrocarbures et l’exportation de « comodities » envers le monde entier, constitue une priorité nationale qui doit s’atteindre en plusieurs phases jusqu’au 2017 selon le plan nationale pour le Bien vivre. Le développement rural pensée à partir d’initiatives alternatives de diversification de production et commercialisation de produits alimentaires, dans un contexte de reterritorialisation de l’agriculture, contribuerait de manière considérable, non seulement à garantir la souveraineté alimentaire dans le pays, mais aussi a retisser les liens disparus pour maintenir l’équilibre et le bon fonctionnement et l’intégration de la société paysanne Equatorienne.

Il faut donc arriver à appliquer la vision de Territoire(2), dans la construction des politiques publiques, et dans l’émergence des nouveaux projets de développement, cela constitue un besoin urgent. L’intérêt spécifique de ce travail pour le pays, consiste à l’analyser comme un repère d’expériences en termes d’exemple d’initiatives alternatives existantes au développement rural, mais en aucun cas, comme une recette ou un modèle à suivre.

Pendant que plusieurs pays « développés » contestent leur modèle actuel de production agroalimentaire a grande échelle, plusieurs pays « en voie de développement » ont choisi le chemin de l’hyper productivisme afin de maintenir l’exportation a grande échelle de matières premières constituant leur principale source de revenus. Dans ce sens, pour un pays comme l’Equateur qui traverse historiquement par un processus total de transformation dit « Révolution citoyenne », la réflexion et la mise en marche de plusieurs études, afin d’aboutir à la construction d’une stratégie pour le « Bien vivre rural », est fondamental à laquelle j’ai eu l’opportunité de participer cependant elle reste, bloquée depuis 2012.

Lors de son intervention au XXIIème sommet de Cadiz (Andalousie, Espagne, Novembre 2012), face à la crise économique que traverse l’Europe, le président de l’Équateur, Rafael Correa Delgado, a conseillé à ses homologues européens de ne pas commettre les mêmes erreurs que l’Amérique Latine, en matière et choix de politiques économiques, et de plutôt se rapprocher des populations au lieu de bénéficier au capital financier. Maintenant vis-à-vis des politiques agricoles à mettre en marche, le défis serait bien l’inverse. Prenons en compte tous les politiques agricoles et processus productifs, menées et encouragées en Europe depuis les 20 dernières années, analysons tous les études montrant ses impacts au niveau des différents territoires afin de comprendre pourquoi une tel contestation de ce modèle productiviste, et soyons conscients qu’il existe une autre manière de penser et construire le Territoire. L’Equateur en matière de développement rural pourrait ne pas avoir 2 opportunités. Alors, « Ne commettons pas les mêmes erreurs ».

1 Secretaria Nacional de educación superior, ciencia y tecnología, Gobierno de la República del Ecuador.
2 Pecqueur (2002), définit le territoire comme des entités socio-économiques construites et le résultat d’un concours d’acteurs ancrés dans un espace géographique déterminé qui vise à faire émerger, puis à tenter de résoudre sous contrainte environnementale, un problème, (sociétal ou productif), partagé par ces acteurs.

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