6.9 Impacts sur les milieux aquatiques

Non classé

6.9.1 Impacts géomorphologiques

Généralement, les ouvrages écrêteurs de crues, laminent les crues peu fréquentes à rares. Or ces crues correspondent aux crues les plus morphogènes. Le laminage systématique de ces crues peut donc avoir des conséquences sur la géomorphologie du cours d’eau, à l’aval de l’ouvrage. Dans ce cas, on peut observer après quelques années une stabilisation du chenal, l’augmentation de la végétation des berges et des bancs, et même parfois un rétrécissement et un creusement du cours d’eau à l’aval.

Le lit de l’Henx présente déjà des zones de rétrécissement dues à un envahissement de la végétation. C’est pourquoi le pertuis de cet ouvrage, correspondra au débit de plein bord de l’Henx afin de minimiser au maximum les effets néfastes sur les milieux aquatiques.

6.9.2 Impact sur le transport solide

La diminution des vitesses d’écoulement au niveau de la retenue provoque la sédimentation dans le bassin. On peut alors observer un gradient granulométrique à l’entrée du lac de retenue avec un dépôt des éléments les plus grossiers. Le déficit en transport solide occasionné en aval peut entraîner des phénomènes d’érosion progressive (en direction de l’aval).

C’est pourquoi, lors de la construction de cet ouvrage, il sera nécessaire d’observer le comportement de l’Henx sur le long terme.

6.9.3 Impact sur les populations piscicoles

La majorité des ouvrages de rétention empêchent la libre circulation des espèces piscicoles dont la reproduction dépend de la continuité biologique du cours d’eau et de l’accès aux zones de frayère situées en amont. Cela se produit quand la conduite busée présente :

- Une longueur trop importante ;
- Une trop forte pente (vitesse trop élevée pour être traversée par les poissons) ;
- Une trop faible pente (formation d’une chute que les poissons ne pourront pas sauter) ;
- Un diamètre et une vitesse trop importante pour être traversé lors de la mise en charge.

A ce stade de l’étude, bien que nous ayons une idée de la qualité de l’Henx (Cf. 3.2.2), nous sommes dans l’incapacité de pouvoir dire si des espèces piscicoles effectuent une montaison dans l’Henx afin de se reproduire. Il faudra pour cela envisager, si besoin, une étude d’impact.

Page suivante : CONCLUSION

Retour au menu : Etude Hydraulique préalable à la conception d’un ouvrage écrêteur de crue