2. Hypothèses et Cadrage théorique

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Nous avons choisi, lors de la première partie de ce mémoire, de contextualiser historiquement et culturellement la population qui représente nos informateurs lorsqu’il sera le temps de l’enquête : les anglophones de Montréal. Il en sera de même en ce qui concerne chacun des parents d’élèves interrogés, et dont nous voudrions connaitre l’histoire à travers leur biographie.

L’ensemble de ces données est essentiel. Il permet de situer nos informateurs dans l’histoire de manière globale et dans leur parcours individuel. Dans un premier temps, ces informations nous servent à appréhender notre problématique en y trouvant quelques réponses pertinentes. Par exemple, les motivations économiques affichées par les parents d’élèves des événements de Saint-Léonard et de Saint-Lambert peuvent nous faire penser que les parents d’aujourd’hui ont les mêmes motivations. Ainsi, comme le rapporte l’enquête du Conseil canadien sur l’apprentissage, les parents anglophones choisissent d’inscrire leurs enfants en immersion pour leur permettre d’avoir de meilleurs emplois dans leur futur (Conseil canadien sur l’apprentissage, 2007 : 28). Nous pourrions ainsi trouver des raisons qui répondent à un certain pragmatisme dont les enquêtes quantitatives d’organismes gouvernementaux nationaux comme le Conseil canadien sur l’apprentissage rendent compte clairement. Mais plus que de procéder à une analyse factorielle, nous cherchons ici, grâce à la théorie des représentations sociales, des raisons plus profondes(31) qui expliqueraient également les comportements des parents d’élèves.

Comme nous le verrons, cette approche a le mérite de placer l’individu au centre en lui donnant réellement la parole, plutôt que de chercher des raisons générales et extérieures à son comportement. Nous mettrons alors en évidence l’existence de politiques linguistiques familiales.

31 Ces raisons peuvent même aller à l’encontre du pragmatisme précité.

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