IV- Conclusion

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Dans notre tentative de validation empirique, nous avons essayé de voir l’effet des variables institutionnelles sur la croissance économique tout en essayant de montrer leur importance dans la zone OCDE.

Pour ce faire, nous avons mené, dans un premier temps, une analyse descriptive des données sur l’ensemble de 20 pays durant la période 1998-2006 pour connaitre l’effet des variables institutionnelles (indicateurs de la gouvernance) sur la croissance économique.

Par ailleurs, la prise en considération dans la régression des variables institutionnelles ne semble pas marginaliser, leur effet diffère d’une région à une autre et dépend des effets des variables macroéconomiques telles que l’investissement direct étranger, l’investissement et le capital humain.

Donc, nos résultats montrent un effet positif et significatif de la qualité de la gouvernance pour l’ensemble de l’échantillon, ce que signifie qu’une bonne gouvernance est importante pour le développement d’un pays. Or, cette variable demeure négative dans les différentes régions sauf pour les pays OCDE qui marque un effet positif et significatif de l’IQG dans la région.

L’économie des institutions présente une évolution de la science économique vers plus de réalisme, le présent mémoire visait à étudier les liens qui existent entre les variables politiques la croissance économique telles que la démocratie, la stabilité politique, les qualités des règlements … et en calculant un indicateur synthétique (indice de la qualité de la gouvernance) afin d’approfondir notre travail.

C’est ainsi qu’il a été jugé nécessaire de développer, dans un premier temps, les différentes définitions et courants des variables institutionnelles en référant à des articles de Douglas North, Ronald Coase… , ainsi que les avantages et les inconvénients de ses variables sur la croissance à partir des arguments théoriques qui plaident en faveur de la capacité des ces variables institutionnelles à favoriser un processus de croissance fort et dynamique vers lequel convergeront les différents pays.

Ensuite, nous avons présenté les principaux travaux dans lesquels les institutions politiques jouent un rôle majeur dans la détermination de la croissance économique, telles que les travaux de Mauro (1995), Knack et Keefer (1995), Kormendi et Meguire (1985), Kaufman Kraay et Zoido-Labaton (2003)…. ainsi que la différentiation des problèmes institutionnels d’un pays à un autre.

Face à cette controverse, nous avons tenté de vérifier d’une manière empirique la nature de la relation entre les institutions politiques et la croissance économique via le capital humain moyennant une étude en données de panel dynamique (GMM).

Ainsi, nous avons procédé à l’estimation d’une équation de croissance économique standard en tenant compte des variables macroéconomiques et incluant les variables indicatrices des institutions politiques (les indicateurs de la gouvernance) ainsi qu’un calcul d’une variable synthétique (l’indice de la qualité de la gouvernance) pour montrer leur influence sur la croissance économique.

Les résultats trouvés semblent encourageants pour l’ensemble des pays étudiés, dans la mesure où la qualité de la gouvernance et ses indicateurs que nous avons utilisé sont apparues clairement pertinentes dans l’explication de la croissance économique.

Nous avons aussi abouti à mettre en évidence une nette corrélation positive entre l’indice de la qualité de la gouvernance et la croissance économique, qui est considéré un canal privilégié à travers lequel l’amélioration de la qualité des variables politiques (des indicateurs de la gouvernance) est amenée à promouvoir la croissance économique, confirmant ainsi les conclusions de Kaufman D., Kraay A.et Mastruzzi M. (2003), Barro et Sala–i–Martin (1995) et Mankiw, Romer et Weil (1992).

Ces résultats qui apparaissent en conformité avec d’études antérieures qui soutiennent l’existence d’un impact positif des variables institutionnelles sur la croissance économique telles que la démocratie, la qualité des règlements, l’efficacité de la gouvernance, la stabilité politique qui ont tous un effet positif et significatif sur la croissance économique d’un pays.

Nous avons pu montrer qu’il y a un effet indirect de ces variables sur la croissance économique d’un pays à travers le calcul des variables synthétiques telles que l’IQGKH qui nous a donné un résultat positif et significatif pour la zone OCDE.

Les résultats empiriques basés sur une approche en données de panel dynamiques montrent que l’effet du la bonne gouvernance via la bonne qualité institutionnelle et le facteur capital humain sur la croissance économique semble significatif pour la zone OCDE.

L’introduction des variables croisées entre les crédits alloués au secteur privé et la qualité institutionnelle nous apportent des éléments de réponses concernant ce signe inattendu. En effet, les résultats suggèrent que l’effet positif du développement des nations en considération par la bonne gouvernance sur la croissance est par contre conditionné par un certain niveau de développement institutionnel. En d’autres termes, les estimations montrent que le développement du secteur financier ne peut avoir lieu qu’à partir d’un effet seuil du développement institutionnel.

Au total, Les organisations de la société civile peuvent également influencer les décisions gouvernementales, en particulier celles qui affectent leurs intérêts, les priorités de développement, la manière dont les services publics sont fournis et la manière dont les ressources publiques sont utilisées. Elles sont appelées à jouer des fonctions importantes notamment en matière de protection des citoyens contre l’arbitraire, de contrôle de l’action publique et d’organisation de la participation des populations au processus de développement.

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