INTRODUCTION

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La Tunisie se caractérise par une diversité de climats régionaux et locaux influencés par la présence du relief et la distance par rapport à la mer. Pendant l’été, les températures moyennes atteignent des records exceptionnels. L’été est également la saison des fortes chaleurs intenses qui constituent un risque pour la santé humaine.

La contrainte thermique est l’une des anomalies climatiques caractérisant la région méditerranéenne qui est considérée comme un espace de transition entre le climat tempéré et le climat saharien (Rajhi M, 1994), avec un été dominé par des anticyclones. L’apparition des situations chaudes exceptionnelles, due aux blocages atmosphériques (Rajhi M, 1994) et les situations météorologiques extrêmes et sévères perturbent l’activité humaine et donne des catastrophe sur la santé.

La vie des êtres vivants est réglée par le climat, mais l’homme depuis un peu plus d’un siècle a modifié le climat par les activités qui ont changé la composition chimique de l’atmosphère par l’utilisation des combustibles, qui augmente l’effet de serre. L’homme entraine une hausse de température qui engendre des changements climatiques globaux et qui ont eu des incidences importantes sur le système socio-économique.

En fait, les phénomènes extrêmes sont très liés aux changements observés au cours des dernières années, ces phénomènes battent des records surtout lors de l’ «invasion » thermique estivale. En plus, depuis cinquante ans, des indices de changement pour différents type d’événements climatiques extrêmes ont été détectés dans le monde (Goubanova K, 2007).

Face aux conditions climatiques anormales, l’homme, n’a à ce jour que s’adapter. Notre étude se situe dans le contexte d’adaptation aux conditions climatiques extrêmes, et essentiellement les fortes chaleurs qui caractérisent la saison estivale de la Tunisie. D’où les conditions extrêmes sont attendues à laisser un impact sur la société humaine. Elles devraient également donner une réponse générale à s’adapter et d’atténuer les souffrances associés a ces extrêmes.

Qu’en est-il de ces recherches pour la Tunisie ?
La rareté des études bioclimatiques inhérentes à l’adaptation de l’homme faces aux fortes chaleurs en Tunisie, l’absence des seuils de vigilance et les comportements d’adaptation ont aussi orienté notre choix pour l’étude d’adaptation aux conditions climatiques extrêmes en Tunisie, notamment les fortes chaleurs.

Quelles sont les objectifs escomptés de cette étude ?

Quelle problématique et quelles hypothèses a-t-on développé ?

La présente étude cherche à examiner les modes d’adaptation aux fortes chaleurs en Tunisie. Elle cherche également à analyser les nuances régionales d’adaptation. Dans la même région, il est également question de prospecter les écarts locaux (entre les délégations), ce qui permet d’appréhender l’effet des conditions socio-économiques. La chaleur peut provoquer des inconforts allant d’une grande faiblesse, aux troubles de la conscience, à des syncopes et des coups de chaleur pouvant s’avérer mortels (ORSN (1), 2009). Les jours de forte chaleur et même les nuits sont des épisodes d’inconfort thermique pour l’homme.

La vulnérabilité humaine face aux périodes de forte chaleur varie selon les conditions géographiques. En l’occurrence, dans le sud Saharien, la population affronté la plus grande fréquence d’épisodes de chaleur en Tunisie. Du fait de cette accoutumance, cette population dispose des plus grandes capacités d’adaptation. Une enquête menée dans certaines régions de la Tunisie permet de fignoler l’analyse à l’échelle individuelle.

En effet, l’adaptation à un coût climatique très important, l’homme cherche son équilibre entre un phénomène climatique sévère et un coût plus sévère, ce qui fait entrainer une autre façon d’adaptation : c’est l’adaptation économique pour qu’il assure la protection de sa santé.

Ces objectifs à atteindre ont déterminé notre problématique de base, les hypothèses que nous cherchons à vérifier.

L’hypothèse essentielle part de l’idée courante qu’il existe une relation entre les fortes chaleurs et la surmortalité. Cette relation n’est pas systémique, elle varie selon les régions. Elle est influencée par le mode de vie et le comportement d’adaptation :

La capacité d’adaptation aux fortes chaleurs selon les différents facteurs ;

Les modes d’adaptation artificielle aux fortes chaleurs ;

Les moyens de lutte contre les fortes chaleurs : variation géographique ;

Ici se pose la question de coût climatique d’adaptation, d’où, les besoins énergétiques renforcés pendant l’été à cause de l’utilisation de climatisation.

1 ORSN : Observatoire Régional de la Santé Nord – Pas- de –Calais.2009

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