II.6.1 – La conception de l’architecture bioclimatique dans les régions chaudes

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L’adaptation au climat est une donnée essentielle des constructions traditionnelles. Les exemples sont innombrables au sud tunisien face à la chaleur excédante tels que les murs épais construits en pierre, des fenêtres étroites au Nord, façades Est avec une vaste véranda orientée vers l’Est. L’exposition vers l’Est el le Nord Est, protège contre le vent dominant en été « Chehili » qui est très sec, chaud et chargé du sable.

La recherche d’un confort minimal, s’intéresse à la construction de l’architecture et à un plan stratégique du site. L’objectif est le confort thermique, face à la contrainte climatique qui est caractérisée par un été très chaud et un hiver froid dominé par le vent d’ouest qui est très sec.

Les régions de sud tunisien sont des régions arides et de climat saharien caractérisé par l’absence du couvert végétal et de faible humidité, et un fort ensoleillement. L’homme s’adapte avec le milieu par la forme de sa maison. La véritable architecture bioclimatique, celle qui utilise activement le climat extérieur pour la régulation du climat intérieur sans chauffage en hivers et sans ventilation en été.

La construction avec des matériaux qui composent les parois, les sols et les toits, ainsi que la forme pour les apports solaires peuvent être confortables en été comme en hiver (Salomon, 2000).

L’architecture bioclimatique est bien développée au sud, parce qu’elle est la synthèse d’une adaptation aux besoins du corps humain, et d’une connaissance approfondie des qualités des matériaux, et de la maitrise des ambiances. L’approche bioclimatique est l’une des plus importantes manières d’adaptation aux milieux chauds. Cette maîtrise est rendue possible par des approches complémentaires : la compréhension des besoins physiologiques, la maîtrise des flux de chaleur et de l’hygrométrie entre l’intérieur et l’extérieur.

L’utilisation des données du climat et le choix d’un mode de chauffage en relation avec ce climat. Les besoins physiologiques sont variables suivant les individus mais certains critères communs entrent en compte dans la sensation de confort : la sensation à la surface de la peau, la respiration, la production de vapeur d’eau et l’activité (production de chaleur par le corps). Les conditions du confort sont données par la qualité du climat intérieur qui résulte de la température des parois et des masses, de la température de l’air, de l’hygrométrie ainsi que du mode de chauffage et du renouvellement de l’air.

L’architecture bioclimatique que l’on considère aujourd’hui comme une nouveauté n’est que le prolongement du savoir faire de l’architecture vernaculaire basée sur des connaissances intuitives du milieu et du climat.

Les fondements de cette architecture vernaculaire répondent au souci de l’homme de se protéger contre les rigueurs climatiques ou de se défendre contre les animaux sauvages.

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