I-2.2 SAISON PLUVIEUSE, SAISON HUMIDE ET PERIODE DE VEGETATION

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La saison est la période de l’année caractérisée par la constance des conditions
climatiques. Les bilans climatiques représentés par la figure 2, permettront de
scinder encore une fois l’année en des périodes d’évènement bioclimatiques
successifs. Sur la figure, les hauteurs de pluie et l’évapotranspiration potentielle
(ETP) y sont représentées. L’évapotranspiration potentielle est la quantité
maximale d’eau susceptible d’être évaporée sous un climat donné par un couvert
végétal continu bien alimenté en eau. Elle comprend donc l’évaporation du
sol/substrat et la transpiration de la végétation d’une région donnée pendant un
temps considéré.

Figure 2 Structure diamétrique et caractérisation de l’habitat des peuplements du Chrysophyllum albidum G.Don (Sapotaceae) sur le plateau d’Allada au Bénin
FIGURE 2 : BILAN CLIMATIQUE DU PLATEAU D’ALLADA (STATION NIAOULI 1965-2005)

L’ensemble des intersections entre la courbe de pluviosité et celle de l’ETP,
déterminent la position d’événements de nature purement climatique. La saison
pluvieuse rend compte des apports (précipitations), de la première à la dernière
pluie ;

– la saison humide rend compte du bilan des apports et des pertes en eau. Elle va,
par définition, de l’instant ou le déficit maximum du sol, au point de flétrissement,
commence à décroitre sous l’effet des premières pluies, jusqu’au moment ou ce
déficit est de nouveau atteint après utilisation et épuisement complet des réserves
utilisables du sol dans la tranche d’exploitation racinaire.

Le déficit du sol nu commence en général à diminuer en régions tropicales, quand
la pluviosité devient égale à ETP ; les pluies antérieures ayant servi à
reconstituer le stock d’eau de la tranche superficielle asséchée au-delà du point de
flétrissement ou ayant été évaporées. Ainsi de la figure 2, nous pouvons distinguer
les périodes suivantes :

-A1 – C1 = saison pluvieuse ;

– A1 – A2 = pluies précoces, p < ½ ETP ;

– A2 – C2 = saison humide.

Le point C2 est théorique sur le graphique et représente le point de flétrissement
atteint de nouveau par le sol après épuisement de ses réserves d’eau. Sa position
réelle dépend du climat, du sol et de la végétation (Franquin, 1969).

– A2 – B1 = période pré-humide : la pluviosité p est inferieure à l’ETP et
supérieure a la moitie de l’ETP (. ETP < p < ETP).

– B1 – B2 et B’1 – B’2 = périodes humides : la pluviosité est supérieure a l’ETP
(P>ETP)

– B2 – B’1 et B’2 – C’2 = périodes post-humides : la pluviosité est inferieure à
l’ETP et supérieure ou égale à la moitie de l’ETP (. ETP < P < ETP).

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