CONCLUSION

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L’objectif de ce travail était de dégager la nature et la source de la planification urbaine au Cameroun. Il ressort de cette analyse que la planification urbaine qui remonte certes à la période coloniale au Cameroun, s’appuie depuis les premières heures de l’indépendance du pays sur un arsenal juridique très vaste mais malheureusement épars. L’hétérogénéité des textes régissant l’urbanisme et les exigences de la démocratisation et plus récemment de la décentralisation ont poussé l’Etat camerounais à élaborer des nouveaux textes régissant l’urbanisme au Cameroun. Il s’agit de la loi La loi 2004/003/ du 21 Avril 2004 régissant l’urbanisme au Cameroun et de ses décrets d’application. Cette loi d’après le ministre du développement urbain et de l’habitat CLOBERT TCHATAT, « vient ainsi combler un vide juridique qui pendant plus de trente ans, a permis aux acteurs urbains et aux citadins d’agir d’une certaine manière ». Selon le ministre, cette loi a pour ambition de réintroduire la ville dans la « régularité » et traduit bien par (ses modalités de mise en œuvre), le processus de décentralisation engagé au niveau national.

Ainsi cette évolution légale en matière d’urbanisme, permet de distinguer sans risque de se tromper trois grandes phases de politique de gestion urbaine au Cameroun. Depuis son accession à l’indépendance, le Cameroun a pratiqué une planification urbaine centralisée, ensuite il a connu une période de gestion urbaine marquée par l’ajustement. Depuis 2004, le pays est entré dans une phase de planification urbaine décentralisée. Avec cette nouvelle politique (planification urbaine décentralisée), nous osons croire que nos villes refléteront désormais des visages humains ; Et que les comportements inciviques longtemps observés dans nos villes, et les insuffisances des politiques précédentes ne seront que de vieux souvenirs.

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