Conclusion

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Au terme de notre étude, nous concluons que la piqûre de scorpion constitue un réel problème de Santé publique. Les piqûres scorpioniques très fréquentes Maroc, conduisent à un taux d’envenimation de 8,61%. Le taux de létalité par envenimation est de 2,73% ce qui est non négligeable.

La population exposée présente un sex-ratio de 0.96 en faveur des femmes. L’analyse montre que le sexe n’a pas d’influence sur l’évolution des personnes hospitalisées, mais l’âge et la classe d’admission sont les facteurs déterminants dans cette évolution.

Si le diagnostic étiologique paraît facile à poser, la prise en charge sanitaire et thérapeutique reste à développer. Le protocole classique, souvent polymédicamenteux et onéreux, doit être remplacé par une conduite rationnelle, fondée sur les données scientifiques.

La conduite à tenir (CAT) doit distinguer les patients piqués sans envenimation et ceux envenimés. Une stratégie nationale de lutte contre les piqûres et les envenimations scorpioniques visant à améliorer le pronostic vital à rationaliser les dépenses sanitaires a été élaborée par le CAPM et proposée au ministre de la Santé. Elle a fait l’objet d’une circulaire ministérielle diffusée à toutes les régions du Royaume. Elle est fondée sur l’adaptation des infrastructures sanitaires pour recevoir les patients piqués, sur la formation du personnel médical et paramédical, et un programme IEC (information/éducation/communication) à l’attention de la population.

Cette stratégie ne fait pas référence au sérum anti-scorpionique car il n’est plus utilisé dans la stratégie Marocaine de lutte contre les piqûres et ce, depuis 1998. Les conséquences économiques et sociales de ce fléau sont loin d’être négligeables et méritent plus d’attention des responsables de la Santé publique dans notre pays.

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