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Chapitre 2 : Profil de l’entrePreneur et la genèse de l’idée

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Le succès dans la création d’entreprise repose sur la motivation et les qualités de l’entrepreneur, mais aussi sur l’intérêt d’idée ou l’opportunité qu’il compte exploiter.

Tout entrepreneur doit s’assurer qu’il veut réellement créer une entreprise et commencer par réfléchir sur lui-même; connaître et expliciter ses motivations, identifier ses atouts, détecter ses points faibles et les défaillances concernant la création d’entreprise.

I- Les qualités de l’entrepreneur :

Les entrepreneurs partagent certains traits psychologiques, certaines qualités intellectuelles et morales qui favorisent la création et la gestion de l’entreprise. Dans ce qui suit, nous allons déterminer les principales qualités présentes chez un entrepreneur.

1- Le Flair / Intuition :

L’intuition se cultive par le système de relations et d’information que l’entrepreneur utilise et qui lui permet d’observer et de rester à l’écoute de ce qui se passe sur son marché. L’entrepreneur sent ce qui se passe dans le marché et doit deviner ce qui peut présenter du potentiel.

2- L’imagination :

L’entrepreneur définit ce qu’il veut faire et comment il va le faire, puis il le fait. C’est un rêveur concret, il sait s’organiser pour passer à l’action. Les entrepreneurs mis en situation, une fois leur entreprise créée, doivent apprendre à cultiver leur imagination pour demeurer en affaires ou devancer leurs concurrents.

3- La passion :

La passion aide à maintenir la motivation. Elle agit aussi comme un stimulant pour viser des sommets. Elle redonne du courage à l’entrepreneur. La passion est un des éléments-clefs qui va soutenir la dynamique et le dynamisme de l’entrepreneur, son enthousiasme, sa vivacité.

4- Le jugement :

L’entrepreneur doit prendre des décisions éclairées déterminantes pour la réussite et la survie de l’entreprise. Alors, il doit évaluer, calculer, regarder les conséquences des décisions qu’il s’apprête à prendre. Ceci requiert énormément de souplesse d’esprit. Pour prendre des décisions éclairées, il lui faut du jugement. Il faut qu’il possède une bonne compréhension des éléments en cause.

5- La prudence :

Les entrepreneurs qui réussissent sont ceux qui sont des adeptes de la prudence et qui se sont habitués à penser à long terme pour minimiser les risques dans leurs prises de décision.

6- La dextérité :

Quel que soit le secteur dans lequel l’entrepreneur se lancera, il aura l’avantage de bien connaître les équipements nécessaires à son activité et à bien les maîtriser.

7- La débrouillardise(3) – la constance(4) – la ténacité(5):

Un entrepreneur doit savoir se débrouiller, être créatif, fonceur, faire preuve de beaucoup d’optimisme et avoir une grande confiance en soi-même. Il doit investir de l’énergie, apprendre à se dépasser, apprendre à se concentrer et continuer à travailler dans la même direction.

8- La communication :

La capacité à communiquer constitue un élément important de la réussite de l’entrepreneur. Le créateur d’entreprise devra posséder au plus haut degré l’esprit d’équipe et avoir le profil d’un leader.

9- La différenciation – L’originalité :

Un entrepreneur doit créer la différenciation de son offre en lui conférant des qualités distinctes de celles des concurrents. Elle peut porter sur une ou plusieurs caractéristiques du produit lui-même, du service associé au produit, sur le personnel, sur le point de vente… La différenciation et l’originalité commencent par une attitude mentale, une façon de se concevoir et s’expriment ensuite dans ce que fait la personne.

10- La flexibilité :

Pour vendre, l’entrepreneur doit être flexible. Il doit savoir s’ajuster aux personnes et aux circonstances. Il doit être à l’écoute et montrer de la sensibilité envers son environnement, et savoir s’ajuster en conséquence.

11- La prévoyance :

Une des activités les plus complexes qu’aura à mener l’entrepreneur dès le début consiste à savoir bien s’entourer puis à choisir des collaborateurs qu’il embauchera ou avec qui il sous-traitera. Il doit être capable de regarder avec clairvoyance au-delà de l’immédiat.

Remarque : Il n’est pas indispensable qu’une personne dispose de la plupart des caractéristiques des entrepreneurs pour qu’elle puisse devenir entrepreneur. Les entrepreneurs n’ont pas tous les mêmes caractéristiques. Un entrepreneur peut présenter des particularités sur certains aspects et avoir des points de ressemblances avec d’autres entrepreneurs sur d’autres aspects. Chez un entrepreneur, certaines caractéristiques sont plus fortes que d’autres, ce qui fait que chacun possède un profil bien particulier tout en possédant plusieurs caractéristiques communes contribuant à son succès.

II- Les types d’entrepreneurs :

1- Le créateur d’entreprise :

Il s’agit d’une personne qui a une idée bien précise d’un produit ou d’un service, qu’il veut développer et mettre sur le marché. Cette idée peut correspondre à une activité nouvelle que les consommateurs ne connaissent pas ou à une activité ancienne déjà exploité par un concurrent.

2- Le travailleur autonome :

Le travailleur autonome est celui qui travaille pour lui-même, il y a un contrat pour chaque travail avec son client (exemple : un médecin, un avocat, etc.). Il est une personne qui s’engage envers une autre personne, son client, à effectuer un travail matériel ou à lui fournir un service moyennant un prix que le client s’engage à lui payer.

3- L’intrapreneur :

Selon Carrier (1992), l’intrapreneur est au service d’une organisation alors que l’entrepreneur travaille pour lui même, l’intrapreneur doit s’adapter à son milieu alors que l’entrepreneur s’adapte et interagit avec son milieu, l’intrapreneur doit convaincre et l’entrepreneur doit s’imposer, l’intrapreneur risque sa crédibilité et l’entrepreneur risque ses avoirs financiers, l’intrapreneur se voit imposer son salaire et l’entrepreneur décide de sa rémunération, l’intrapreneur doit négocier ce qui doit être fait, l’entrepreneur peut décréter ce qui sera fait.

4- L’entrepreneur social :

C’est un individu qui vient apporter de nouvelles solutions à des problèmes sociaux qu’il met en place dans le cadre d’une organisation pour agir sur une plus grande échelle. L’entrepreneur social prend en charge un problème sociétal qui pourrait incomber au gouvernement et qui propose des solutions novatrices susceptibles de changer le système.

III- Les différents types d’idées :

Tout projet de création d’entreprise commence par une idée. Qu’elle soit innovante ou classique, il faut que l’idée ait un marché pour qu’on puisse la qualifier de vraie opportunité.

1- L’idée des autres, les nouvelles tendances :

Créer une entreprise en recourant aux idées des autres, aux nouvelles tendances nécessite de rester à l’affût de tout ce qui se passe en matière de nouveaux produits, de nouveaux modes de consommation, de nouveaux concepts marketing…

La plupart des magazines économiques ou spécialisés en création d’entreprise s’en font l’écho et de nombreux sites Internet consacrés aux tendances de notre époque ont vu le jour. Des opportunités d’affaires sont aussi proposées par les organismes publics d’incitation aux investissements tels que l’Agence de Promotion des Investissements (API), l’Agence de Promotion des Investissements Agricoles (APIA), le Centre de Promotion des Exportations (CEPEX), l’Institut National de Normalisation et de Propriété Industrielle ( INNORPI)…

2- L’opportunité pure :

Pour déceler une opportunité, il convient tout d’abord de se mettre dans une disposition d’esprit favorable, se résumant à :

– Avoir en permanence l’esprit critique pour juger des situations commerciales présentes, des lacunes des systèmes établis, des défauts des produits ou services offerts, etc.
– Exercer en permanence une grande curiosité intellectuelle : le monde change vite et sans cesse. Pour en saisir les opportunités, il faut une disponibilité intellectuelle importante pour s’informer, analyser, comprendre, anticiper, voire prédire certaines évolutions.

3- L’application nouvelle :

Créer une entreprise à partir d’une application nouvelle consiste à utiliser une technique, un savoir-faire, un produit connu en le transposant dans une autre activité, dans un nouveau contexte ou sur un marché différent.

4- L’innovation pure :

L’innovation pure relève d’un exercice plus compliqué. Créer un nouveau produit, généralement à fort contenu technologique, entraîne des besoins importants de capitaux pour passer à la phase préindustrielle, pour réaliser une étude de marché approfondie et pour attendre la réponse du marché.

IV- L’évaluation des idées :

Il s’agit de s’interroger sur le degré de réalisme de l’idée générée. Une façon de le faire consiste, tout d’abord, à préciser l’idée. Il s’agit de répondre aux questions suivantes :

– Quels services ou produits produire et commercialiser ? Pour quels profils de clients ?
– Pour desservir quels besoins ? Quels « plus » vous apporterez à vos clients ?
– Recensez les contraintes liées à votre projet

Les étapes de la création du projet

V- La protection de l’idée :

D’une manière générale, on appelle propriété intellectuelle, les droits qui protègent les créations “issues de l’activité de l’esprit humain” contre toute appropriation de tiers. Ces droits se divisent en deux branches :

1- Le droit d’auteur :

Il protège les oeuvres de l’esprit, tels que les oeuvres littéraires (thèses, romans,…), les oeuvres d’art (peintures, plans d’architectes, photographies,…), les oeuvres musicales ou audiovisuelles, les logiciels.

Le droit d’auteur est attribué “naturellement”, sans l’accomplissement de formalités particulières. Toutefois, il s’avère utile, avant de divulguer sa création à des tiers, de se préconstitué des preuves pour être en mesure d’attester que l’on est bien l’auteur de cette création et faire valoir ainsi, le jour voulu, ses droits.

2- Les droits de propriété industrielle :

Les droits de propriété industrielle, contrairement aux droits d’auteur, nécessitent l’accomplissement de formalités particulières auprès de l’INNORPI.

. La protection d’une invention :

Cette protection s’obtient par la délivrance d’un brevet ou d’un certificat d’utilité. Pour être brevetable, l’invention doit répondre à trois critères :

– Elle ne doit jamais avoir été divulguée au public,
– Elle doit faire preuve d’une activité inventive,
– Elle doit être susceptible d’application industrielle.

. Le dépôt d’une marque :

L’objet d’un dépôt de marque auprès de l’INNORPI, à condition qu’ils soient distinctifs et suffisamment originaux : -Un signe verbal, qui peut s’écrire ou se prononcer : nom, mots, lettres, chiffres, sigles, slogans, etc.

– Un signe figuratif : dessins, logos, des formes, nuances précises ou combinaisons de couleurs…
– Un signe sonore : sons, phrases musicales pouvant être matériellement traduits.

. Les dessins et modèles :

La protection des dessins et modèles s’applique à l’apparence d’un produit ou d’une partie d’un produit ainsi qu’à sa décoration (ses lignes, ses contours, ses couleurs, sa forme, sa texture ou ses matériaux). Pour bénéficier de la protection :

* Le dessin ou modèle doit être nouveau
* Il doit présenter un caractère propre

Conclusion

Pour passer à un projet réaliste, la première chose à faire est de bien la définir, c’est-à-dire de se forcer à la résumer en quelques lignes précises, concises et fortes. A ce stade de la réflexion, il faut s’efforcer de prendre conscience des “moins” (faiblesses, lacunes) du produit ou du service proposé, mais aussi, a contrario, des “plus” (caractère novateur ou spécifique) et de ses avantages concurrentiels. Qu’elle soit innovante ou classique, il faut que l’idée possède un marché pour qu’on puisse la qualifier de vraie opportunité.

3 La débrouillardise : habileté à se tirer d’affaire.
4 La constance : la qualité d’une personne qui persévère dans son action, dans ses sentiments ou ses opinions.
5 La ténacité : un fort attachement à ses idées, à ses décisions.

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