b) La concurrence

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Le marché étant très récent et encore restreint, les concurrents sont peu nombreux, il est donc aisé de les identifier. Il est possible de distinguer trois types de concurrents.

Les concurrents directs :

Par concurrents direct, nous entendons les sociétés dont l’activité principale revendiquée (donc pas forcément la plus lucrative) est la production de web documentaire et qui sont déjà installées sur le marché. Elles sont au nombre de quatre avec les caractéristiques suivantes :

Tableau 1 Création d’une société de production de web documentaires et développement de la collection « Dans les coulisses…. »

Tableau 2 Création d’une société de production de web documentaires et développement de la collection « Dans les coulisses…. »
De ce comparatif se détache très particulièrement Upian, l’acteur « historique » du secteur puisqu’à l’initiative du premier web documentaire français identifié comme tel : « La Cité des mortes ». La société doit beaucoup à la personnalité de son fondateur et dirigeant, Alexandre Brachet, tour à tour producteur, conseiller technique et auteur qui ne manque pas de monter au créneau dès qu’il peut pour défendre le web documentaire et communiquer sur sa société. Présent sur plus de 20% des projets identifiés, soit au titre de producteur, coproducteur ou prestataire technique, Upian est un acteur incontournable qui s’est engagé dans une approche très offensive sur ce secteur, en investissant notamment des sommes importantes – en grande partie à perte – sur ses productions, « Prison Valley » par exemple. Une stratégie permise par son activité qui dépasse largement le web documentaire et qui lui permet d’endosser le rôle de moteur/défricheur. Une stratégie qui devrait payer à court terme, puisqu’en s’assurant la position d’inventeur du genre, Upian conforte sa position de leader.

Honkytonk fait aussi office de vétéran sur ce tout jeune marché mais aussi de challenger. En fusionnant avec la société 31 Septembre, agence web, Honkytonk fait le pari de l’indépendance et de la compétitivité technologique. Une logique poussée jusqu’au bout avec la mise au point du logiciel Klint qui pourrait être éventuellement commercialisé.

Narrative a eu la chance de lancer son activité par l’obtention d’un appel à projet lancé par France 5 qui leur a assuré un apport de 360 000 € et un rythme de production important sur leur deux premières années d’existence. Reste à savoir si Narrative pourra transformer l’essai à l’issu de cette opération.

Ligne 4 présente un schéma intéressant en ce qu’elle réunit de nombreux professionnels, et autant de compétences différentes autour d’un projet commun.

Les concurrents indirects :

Ce sont les sociétés dont l’activité principale n’est pas la production de web documentaire, mais qui sont présentes dans ce secteur en vue d’une logique de diversification de leur activité. Il est possible de les répartir en trois grandes catégories.

▪ Les sociétés de production audiovisuelles « traditionnelles » qui mènent parallèlement à leur activité une production multimédia. Encore frileuses sur ce terrain, en raison du manque de financements, la situation pourrait changer avec l’ouverture du compte de soutien aux oeuvres délinéarisées. Certaines sociétés commencent à se positionner dans le secteur du multimédia en recrutant de nouveaux collaborateurs, elles disposent par ailleurs des contacts avec les diffuseurs.

▪ Les agences web ou de communication. Elles ont souvent d’excellentes compétences techniques ainsi que des vraies qualités de marketing des projets. Pour autant, elles ont moins de légitimité dans le secteur et une réelle inexpérience dans les relations aux auteurs.

▪ Les rédactions de presse. Pour l’heure, les rédactions de France 24 et du Monde.fr, les plus présentes sur le secteur du web documentaire, développent cette activité en étroite relation avec leur principale activité journalistique. Mais toutes deux disposent en interne des compétences éditoriales et techniques nécessaires pour la réalisation de web documentaires et affirment de plus en plus leur savoir faire. On pourrait donc imaginer, dans un souci de diversification, que ces compétences soient mises à profit sur des projets institutionnels pour d’autres sociétés.

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