Annexe I : Stratégie de lutte contre les piqûres et les envenimations scorpioniques

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1. Action sur l’agent et sur l’environnement

1.1. La diminution des causes d’accès du scorpion aux habitats

Cette action passe par l’éducation, la sensibilisation de la population et par l’amélioration de sa qualité de vie.
Les différents moyens de prévention empêchant l’accès du scorpion aux habitats :
- Le colmatage des brèches et des fentes au niveau des murs et des plafonds.
- Le lissage des murs entourant les maisons jusqu’à une hauteur de 1 mètre.
- Le désherbage et l’entretient autour des habitats.
- Le stockage du bois dans des endroits spéciaux et l’utilisation de meubles faciles à déplacer.
- Le ramassage régulier et l’élimination des ordures ménagères.

1. 2. La diminution du nombre de piqûres

Elle est basée sur l’éducation de la population pour le port de chaussures fermées et montantes, la prise de précautions avant de toucher les pierres, le bois et autres, et la vérification de la literie, des habits et des chaussures avant leur utilisation.

1. 3. L’élimination des scorpions autour des habitats

- Elever de la volaille (poules, dindons, canards,…) qui est prédatrice du scorpion et dont l’élevage est d’un apport économique et nutritionnel indéniable.
De plus, il est reconnu que ces animaux, ainsi que d’autres tels que les hérissons et les chats, jouent un rôle positif dans la réduction de la densité des scorpions, et sont préconisés dans la lutte biologique.
- Traiter le pourtour des habitations et les endroits de rassemblement des populations par les insecticides (Pyrèthre).
- Utiliser la lampe UV pour rechercher d’éventuels scorpions à l’intérieur de l’habitat et aux environs avant de dormir.

2. Actions sur le comportement

2. 1. Education de la population (information)

La population est informée de façon simple sur les piqûres et les envenimations scorpioniques ainsi que sur les moyens thérapeutiques. Elle est incitée à bannir les pratiques traditionnelles nuisibles : garrot, succion, scarification, cryothérapie etc… ; et à coopérer avec les autorités compétentes pour le tri, la surveillance et le transfert des malades si nécessaire.

Les moyens utilisés :

- Sensibilisation des autorités locales, de la population à la prévention et à la prise en charge des patients piqués par scorpions.
- Information et sensibilisation de la population au niveau des lieux de rassemblement ou au niveau de centres d’accueil représentés par le dispensaire, les écoles ou la commune.
- Emissions radiotélévision
- Articles dans les quotidiens
- Livret relais en arabe expliquant toute la pathologie inhérente aux piqûres de scorpions, les gestes de premier secours à faire et les habitudes néfastes à éviter (garrot, succion, scarification, cryothérapie……..)
- cassettes audio réalisées et distribuées.
- Leçon type à utiliser au niveau des écoles primaires.
- Affiches de sensibilisation.

2. 2. Formation du personnel médical et paramédical

- Formation des formateurs
- Formation des médecins hospitaliers
- Séminaires d’évaluation de la campagne national de lutte contre les piqûres et les envenimations scorpioniques.

3. Standardisation de la conduite à tenir

Un « arbre de décision » disponible au niveau des différentes structures sanitaires guide le professionnel de santé à mieux maîtriser la conduite à tenir devant tout patient piqué par un scorpion. Cet « arbre de décision » inclut les paramètres cliniques à surveiller, la durée de surveillance, les médicaments à administrer et les modalités de transfert.

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