Androctonus (Ehrenberg, 1828)

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Étymologie du nom :
Une traduction approximative en anglais du nom de Androctonus est “man-killer “, du grec Andras qui signifie «homme» et kteinein qui signifie «tuer».

• Androctonus amoreuxi (Audouin, 1826)
Scorpion du désert, espèce de grande taille pouvant atteindre 11 cm. Coloration générale jaunâtre, avec le céphalothorax et les tergites généralement plus sombre. Sternites jaune pâle. Metasoma jaunâtre avec les carènes légèrement acajou. Les pattes et pédipalpes sont jaune pâle. Vésicule ocre pratiquement lisse, avec l’aiguillon un peu plus long que la vésicule.

Figure 17 Scorpionisme, Epidémiologie et Facteurs de Risque au Maroc  cas de la province de Khouribga

Fig. 17 : Androctonus amoreuxi

(http://www.flickriver.com/photos/artour_a/572542401)

• Androctonus australis (Linné 1758)
Espèce pouvant atteindre 10 cm, coloration jaune paille plus ou moins ocre avec parfois des zones plus ou moins foncées sur le corps. Sternites jaune pâle. Metasoma jaunâtre, avec des carènes ventrales brunâtre, 5ème anneau et vésicule plus sombre. Telson avec l’aiguillon rougeâtre à la base et brunâtre à l’extrémité. Pédipalpes jaunes plus ou moins ocre, avec les doigts plus foncés, pattes jaune pâle. (Vachon 1952, Geniez 2009)

Figure 18 Scorpionisme, Epidémiologie et Facteurs de Risque au Maroc  cas de la province de Khouribga

Fig. 18 : Androctonus australis

(htpp://scorpuspark.e-monsite.com/rubrique,androctonus-australis,1008313.html)

• Androctonus mauritanicus(Pocock, 1902) = A. mauritanicus bourdoni (Vachon, 1948)
Grande espèce pouvant atteindre 9cm, de teinte uniformément sombre, brun chocolat à brun noir. Metasoma et vésicule brun foncé avec des carènes noirâtres, aiguillon brunâtre plus foncé à l’extrémité. Pattes et pédipalpes bruns foncés à noir.

Figure 19 Scorpionisme, Epidémiologie et Facteurs de Risque au Maroc  cas de la province de Khouribga

Fig. 19 : Androctonus mauritanicus

(http://www.spidy.goliatus.com/english/androctonus mauritanicus)

• Androctonus gonetti Vachon, 1948

Espèce pouvant atteindre10 cm, coloration brun rougeâtre à brun presque noir. Metasoma et vésicule brun rougeâtre uniforme, avec les carènes noirâtres, aiguillon acajou à la base et noir à l’extrémité.

Pédipalpes bruns rougeâtre, pattes ocre. Céphalothorax à granules bien marqués et moyennement marqués sur les tergites. (Vachon, 1952).

Figure 20 Scorpionisme, Epidémiologie et Facteurs de Risque au Maroc  cas de la province de Khouribga

Fig. 20 : Androctonus crassicauda gonneti

(http://www/fr.wikioédia.org/wiki/androctonus)

• Androctonus liouvelli (Pallary, 1924)

L’adulte de cette morphe est brun rougeâtre, avec l’extrémité des pattes et des pinces plus claire, sa taille est de 7 à 8 cm. Metasoma, vésicule et aiguillon sont brun rougeâtre avec les carènes noires. Pinces fines avec les doigts longs de couleur acajou.

Figure 21 Scorpionisme, Epidémiologie et Facteurs de Risque au Maroc  cas de la province de Khouribga

Fig. 21 : Androctonus liouvelli

(http://i18.servimg.com/u/f18/11/43/69/50/androc11.jpg)

• Androctonus sergenti (Vachon, 1948)

Espèce pouvant atteindre 7,5 cm, de teinte uniformément sombre, brun chocolat à brun noir. Sternites brunâtre avec des zones plus claires. Metasoma et vésicule brun foncé, aiguillon brunâtre plus foncé à l’extrémité. Pattes et pédipales brun chocolat.

Figure 22 Scorpionisme, Epidémiologie et Facteurs de Risque au Maroc  cas de la province de Khouribga

Fig. 22 : Androctonus sergenti

(www.soouo.com/baike/9646.htm)

• Androctonus maroccanus (Lourenço & al., 2009)

Espèce pouvant atteindre 7 cm, La couleur générale est uniformément jaune à jaune-rougeâtre avec des carènes plus sombres sur le metasoma. Elle se distingue par sa brillante coloration plus rougeâtre que chez l’Androctonus australis.

Figure 23 Scorpionisme, Epidémiologie et Facteurs de Risque au Maroc  cas de la province de Khouribga

Fig. 23 : Androctonus maroccanus (Lourenço & al., 2009)

Buthus (Leach, 1815)

• Buthus atlantis (Pocock, 1889)
Scorpion de grande taille : 6cm (Vachon, 1952), pouvant atteindre 9 cm, teinte du corps et des appendices jaunes paille à brun clair. Buthus atlantis se sépare avec facilité de l’ensemble des autres Buthus par la forme élancée des appendices de la queue et de la vésicule. Scorpion jaune endémique des dunes côtières (Touloun, 1997).

C’est une espèce responsable d’envenimations sévères sans décès d’après les habitants des régions de Tiznit et Essaouira.

Figure 24 Scorpionisme, Epidémiologie et Facteurs de Risque au Maroc  cas de la province de Khouribga

Fig. 24 : Buthus atlantis

(http://www.batraciens-reptiles.com/faune_agadir_eumeces.htm)

• Buthus occitanus (Vachon, 1949)

Scorpions de teinte claire, jaune paille à brun foncé, avec tout au plus quelques bandes colorées sur l’abdomen et le dernier anneau de la queue, assombri. Sa taille peut atteindre 8cm, espèce polymorphe, 5 sous espèces ont été décrites par Vachon 1952.

Figure 25 Scorpionisme, Epidémiologie et Facteurs de Risque au Maroc  cas de la province de Khouribga

Fig.25 : Buthus occitanus

(http://www .chez.com/reptilvar/buthus_occitanus_maroc.jpg)

Compsobuthus Vachon, 1950

Espèce nouvelle du Maroc, sa présence dans l’Ouest Africain a été récemment confirmée par Lourenco (2009). (Espèce décrite par Vachon 1949 et Lourenço 1999).
Petite espèce ne dépassant pas 4 cm, dont les doigts de pinces ne mesurent que 4 mm.

Figure 26 Scorpionisme, Epidémiologie et Facteurs de Risque au Maroc  cas de la province de Khouribga

Fig.26 : Compsobuthus (Photo Wilson Lourenco 2009)

L’Androctonus mauretanicus est le scorpion noir le plus répandu dans la plaine. (Vachon et Louis 1976).

M. Vachon (1952) signale la complexité des problèmes que doit résoudre le classificateur vu la ségrégation morphologique et la ségrégation géographique évidente chez le scorpion. Il donne comme exemple les importantes différences entre le Buthus occitanus de Goulmine et le Buthus occitanus d’Alger, alors qu’entre les deux villes, les multiples scorpions étudiés ont révélé des différences morphologiques intermédiaires sinon graduées.

Dans le but de collecter différents scorpions à travers le Maroc, pour une détermination et une cartographie, trois longues missions ont été effectuées. Les scorpions récoltés ont été classés en cinq ensembles d’espèces principales selon la description de Vachon (Tableau II).

Tableau II : Scorpions récoltés et lieu approximatif

Tableau 2 Scorpionisme, Epidémiologie et Facteurs de Risque au Maroc  cas de la province de Khouribga

* Espèce peut être mortelle ** Espèce mortelle

Au niveau de la province de Khouribga, régions à incidence et à mortalité élevées (Tamim et al. 2006), trois ensembles d’espèces principales ont été déterminées :

Les scorpions jaunes vivent dans la nature, principalement enfouis dans de profonds terriers ou sous les roches. Il suffit parfois de retourner une pierre pour découvrir qu’en dessous, un scorpion est recroquevillé à l’ombre.

Les scorpions noirs sont, par contre, récoltés à l’intérieur des maisons (sous les tapis et matelas ou dans les charpentes), dans les vielles murailles de clôtures ou murs construits de terre et de pierres apparentes, ou alors les nuits d’été à proximité des maisons.

Les trois espèces scorpioniques :Buthus occitanus (figure 21 A), Buthotus franzwerneri (figure 21 B) et Androctonus mauretanicus (figure 21 C et D) ont été récolté dans la région de Khouribga et photographiés.

Figure 27 Scorpionisme, Epidémiologie et Facteurs de Risque au Maroc  cas de la province de Khouribga

Fig. 27 : photographies des scorpions échantillonnés présumés dangereux :

Buthus occitanus femelle avec pullus (A), Buthotus franzwerneri (B) et Androctonus mauretanicus (C et D).

Ces trois espèces seraient responsables de PES sévères, au niveau de notre région d’étude : la province de Khouribga.

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