3) Le Parti Socialiste

Non classé

Comme nous venons de l’affirmer, le Parti Socialiste est un parti réformiste, c’est-à-dire considérant que la seule méthode de lutte valable est celle du débat, et que seule la démocratie a le pouvoir de mobiliser les masses en vue de la victoire finale. Par conséquent, toute forme de violence est condamnée. C’est là le point de désaccord fondamental avec le trotskisme, dont la lutte des classes passant par la voie de la révolution communiste, donc de la violence, est primordiale : « En vue de sa tâche fondamentale, le parti socialiste mobilisa aussi les masses pour l’action parlementaire, mais jamais et nulle part il ne s’engagea à conduire le prolétariat vers le socialisme que par la démocratie »228. C’est sur la solidarité, chargée de créer les conditions d’une égalité économique entre tous les membres de la communauté, qu’est fondée la légitimité du combat qui est celui du Parti Socialiste : « La tâche essentielle du parti socialiste fut, à toutes les époques de sa lutte, de créer les conditions d’une égalité réelle, économique, d’une égalité de mœurs entre les membres de la communauté humaine, fondée sur la solidarité »229. Ainsi, par sa nature même, et par le choix des méthodes désormais caractéristiques de son combat, le Parti Socialiste s’oppose vivement au trotskisme : le Parti Ouvrier Révolutionnaire trotskiste et le Parti Socialiste réformiste sont tous deux antinomiques. 93

Page suivante : Chapitre 6 : Une révolution qui n’a pas tenu ses promesses

Retour au menu : La Guerre révolutionnaire dans la pensée trotskiste