2.3 CLIMAT ET HYDROLOGIE

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Le cordon littoral et la ville de Cotonou, subissent presque toute l’année l’influence des alizés océaniques. Le climat est du type subéquatorial de transition avec une alternance de deux saisons pluvieuses et de deux saisons sèches :

– une grande saison sèche de la mi-novembre à fin mars ;
– une grande saison pluvieuse du début avril à la mi-juillet ;
– une petite saison sèche de la mi-juillet à la mi-septembre ;
– une petite saison pluvieuse de la mi-septembre à la mi-novembre.

Les hauteurs moyennes pluviométriques annuelles sont de 1200mm à la station de Cotonou-Aéroport (ASECNA). Pendant la grande saison de pluie, la ville de Cotonou est menacée par de graves inondations (niveau bas fortement influencé par les variations du niveau des plans d’eau dépassant parfois ; les 1; 5m de hauteur, IGN). Les pluies s’étalent sur environ 80 et 120 jours.

La mousson exerce une influence sur le continent, ainsi : Conditions favorables pour la mousson africaine (B. BOURLES 2010) Anomalies de la température océanique en avril/mai/juin 2010 :

=> La Niña dans le Pacifique,
=> forte anomalie chaude dans l’Atlantique tropical nord (persistante depuis quelques années.)
=> langue d’eau froide marquée dans le Golfe de Guinée + Mousson Africaine exceptionnelle de 2010
=> inondations aux conséquences dramatiques.

Variabilité Interannuelle de la pluviométrie de Cotonou de 1953 à 2010 (source ASECNA, données Cotonou aéroport)

Figure 2.6 : Variabilité Interannuelle de la pluviométrie de Cotonou de 1953 à 2010 (source ASECNA, données Cotonou aéroport)

De cette figure on remarque une nette variabilité interannuelle de la pluviométrie à Cotonou.

Les années ayant enregistrées les valeurs maximales sont : 1962 avec 2069; 5mm de pluie ; 1968 avec 2470; 2 mm ; 1997 avec 2203; 3mm et 2010 avec 2014; 6mm. De ces quatre années, 2010 a la valeur la plus faible pour ce qui concerne les hauteurs de pluie de 1953 à 2010, données Cotonou aéroport.

D’après Bourles (2011), l’année 2010 est la plus chaude jamais enregistrée depuis 131 ans.

Les températures maximales journalières les plus élevées ne dépassent souvent pas les 34°C. Les mois les plus chauds sont : Février et Mars, voire avril. Les plus faibles valeurs de températures (23°C en moyenne) sont enregistrées dans le mois août. L’amplitude thermique journalière oscille autour de 6°C à l’hivernage tandis qu’elle dépasse souvent 10°C pendant la saison sèche.

L’évaporation reste un phénomène assez actif et important dans la région de Cotonou dans la période de Janvier à Avril. Les valeurs obtenues à Cotonou -aéroport, sont comprises entre 3; 3 et 5; 2 mm/j. Les valeurs minimales souvent enregistrées en juin-juillet avoisinent 3 mm/jour, tandis que les maxima atteignent 5 mm/j en Mars.

Les vents au sol soufflent du Sud-Ouest vers le Nord-Est avec une vitesse moyenne de 5 m/s. Ils subissent des fluctuations saisonnières exprimées comme suit :

– durant la saison sèche, on assiste à un vent sec et chaud dans la journée et frais dans la soirée (Harmattan) du secteur Nord-Est avec une vitesse moyenne comprise entre 2 et 3 m/s ; – pendant la grande saison des pluies où domine un régime de mousson, on enregistre au passage de lignes de grains avec une vitesse pouvant dépasser 20m/s soit 72km/h.

Le relief du cordon a deux caractéristiques essentielles : dépression longitudinales parallèles à la côte et bas-fonds érodés par l’écoulement des eaux pluviales qui communique avec le lac.

Ce dernier communique directement avec l’océan par le chenal appelé ”lagune de Cotonou”, creusé par les Français en 1885 pour régler en ce moment le problème de l’inondation dans la ville (Migrations historiques et peuplement dans les régions lagunaires du Bénin méridional. Jean PLlYA. 1985).

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