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2.2.1.1. Les croyances (Les biais cognitifs ou les biais comportementaux)

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Il convient tout d’abord de définir ce qu’on entend par le terme biais cognitif : « c’est
une erreur dans la prise de décision et/ou le comportement adopté face à une situation
donnée résultante d’une faille ou d’une faiblesse dans le traitement des informations
disponibles ».
Les travaux en psychologie ont identifié de nombreux biais cognitifs propres à
l’esprit :

2.2.1.1.1. Le biais de conservatisme « Conservatisme bias » :

Ce biais renvoi à la tendance des investisseurs à sur évaluer la valeur des
informations qui confirment leurs opinions et à minimiser celles qui les infirment.
L’étude de Barberis, Shleifer et Vishny(1998) à montré que ce biais est à l’origine
d’une sous-réaction aux informations publiques comme les annonces des résultats des
entreprises ; en effet, ce biais à pour conséquence de minorer l’importance de l’information
présente par rapport à l’information historique.

2.2.1.1.2. L’heuristique de représentativité « Representativeness bias » :

Ce biais renvoi à ce que les individus ont l’habitude de percevoir des tendances là ou
il n’y en n’a pas. Ainsi les investisseurs peuvent être amené à sur estimer la probabilité
qu’un événement se reproduise dans le futur, et cela d’autant plus qu’ils l’ont récemment
observé : c’est ce que l’on décrit généralement comme l’effet momentum.
Ce biais conduit selon Kahneman et Tversky (1974) les personnes à former des
jugements de probabilité qui violent systématiquement la règle de Baye.
L’heuristique de représentativité à diverses implications pour le processus de prise
de décision d’investissement. En effet, les investisseurs peuvent attribuer à tort les
bonnes caractéristiques d’une société (importante croissance attendue, des gestionnaires
compétents….) en tant que caractéristiques d’un bon investissement. Ce stéréotype induit
à une erreur comme montré par Lakonishok, Shleifer, and Vishny (1994) : les entreprises
« glamour » sont le plus souvent des mauvais investissements. Les investisseurs peuvent
également envisager les derniers rendements passés comme représentatif de ce qu’ils
attendent dans l’avenir (Debondt 1993). A cause de ce biais général, les investisseurs
pourraient acheter des titres qui ont récemment augmenté en prix.

2.2.1.1.3. Le biais de disponibilité « Availibility bias » :

Il correspond à une erreur de récupération de l’information mémorisée. Il représente
la tendance à sur évaluer la probabilité d’un événement lorsque des exemples concernant
cet événement sont disponibles.

2.2.1.1.4. Le biais d’ancrage « Anchoring bias » :

Il traduit le fait que les individus raisonnent par rapport à des valeurs clés qu’ils
utilisent comme repère. En effet, Kahneman et Tversky (1974) montrent que lors de la
formation de leurs anticipations, les agents commencent généralement par la fixation de
quelques valeurs arbitraires possibles autour desquelles les prévisions seraient possibles.

2.2.1.1.5. L’excès de confiance « Overconfidence » :

Des études argumentent que l’excès de confiance qui provient de la psychologie
cognitive est l’un des biais les plus traité en littérature. En effet, ce biais stipule que les
individus ont toujours tendance à sur estimer leurs capacités, leurs connaissances et leurs
perspectives.
L’existence de l’excès de confiance à été démontrée de façon expérimentale à travers
l’étude célèbre de Svenson (1981) qui à rapporté que la majorité des automobiles
interrogées affirment conduire « mieux que la moyenne ».

2.2.1.1.6. Le comportement grégaire (ou le comportement mimétique ou le comportement moutonnier) « Herd behavior » :

Le mimétisme apparaît quand un groupe d’investisseurs prennent des décisions
d’investissement sur une partie spécifique de l’information tout en ignorant d’autres
informations pertinentes telles que les nouvelles ou les rapports financiers.
Généralement il est très coûteux voire impossible de répéter toutes les expériences
des autres afin d’examiner les raisons derrière une certaine action, d’où copier leurs
actions directement semble être beaucoup plus facile.

Ce type de comportement prend de l’importance dans les pays émergents et il est de
nature à contribuer à une plus grande volatilité des marchés.
Vue l’importance accordé à ces deux dernières notions à savoir l’excès de confiance
et le comportement grégaire, nous allons essayer d’expliquer chacun d’entre eux et de
tester leurs implications sur la volatilité des cours boursiers respectivement dans les
chapitre Deux et Trois.

Retour au menu : L’énigme de volatilité excessive des cours boursiers : explication par la finance comportementale à travers l’excès de confiance et le comportement grégaire. Validation empirique sur la BVMT.