1.La ville, lieu d’imaginaire

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Figure 1 L’ART DE L’ESPACE PUBLIC  Esthétiques et politiques de l’’art urbain

1. JR, Women Are Heroes, portraits de femmes de la favela, Rio de Janeiro, 2008

En 2005, un être humain sur deux vit en ville, et un septième de la population habite dans une agglomération urbaine de plus d’un million d’habitants (1). La ville attire, pour le meilleur ou pour le pire, et l’exode rural amorcé avec la Révolution Industrielle continue aujourd’hui à dépeupler les campagnes du monde entier. Qu’est qu’une ville ? C’est d’abord, au sens descriptif, l’assemblage d’un grand nombre d’habitations disposées par rues. « Née avec la route », selon l’historien Georges Dubuy (2), la ville est concentration de corps et d’esprits ; née d’un mot dans la Bible, elle est aussi faite de récits. La ville est culturelle par essence, théâtre et galerie à ciel ouvert.

Marcel Roncayolo précise que « la ville ne peut être […] considérée que sous les aspects d’une forme, dont le contenu peut varier (3) », notamment par contingence historique. C’est donc en tant que forme que je vais envisager la ville, en m’attachant aux récits qui lui donnent corps, aux voix qui l’animent et aux figures qui s’y inscrivent.

1 Source : Encyclopedia Universalis
2 Encyclopedia Universalis
3 Ibid.

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