1.6- Contre-indications, effets indésirables et interactions médicamenteuses

Non classé

Les contextes où la prescription du paracétamol est contre indiquée sont très rares. Il
est cité dans la littérature les cas d’hypersensibilité au paracétamol et l’insuffisance
hépatocellulaire sévère.
Néanmoins selon ARDID (2009), certaines études, fortement controversées, suggèrent
que le paracétamol potentialiserait l’effet anticoagulant de la warfarine et pourrait ainsi
augmenter le risque d’hémorragie chez les patients recevant les deux médicaments
simultanément.

Quant aux effets indésirables pouvant éventuellement accompagner un traitement au
paracétamol, ils sont également très rares et QUENEAU et OSTERMANN (2004) parlent de
dyspepsie, de manifestations cutanées de type rashes avec érythèmes, d’urticaire et/ou de
prurit, de bronchospasme, d’anémie hémolytique, d’agranulocytose, de thrombopénie et
d’hépatotoxicité, notamment en terrain vulnérable (hypersensibilité au paracétamol et
insuffisance hépatocellulaire) et en présence de facteurs de risque (dénutrition, alcoolisme,
certains médicaments,…etc.).

Selon PONS et PERRUSE-MENTHONNEX (2005), le paracétamol est le seul
antalgique totalement dénué d’effet tératogène et foetotoxique ce qui fait de lui l’antalgique de
choix pour les femmes enceintes et allaitantes. Néanmoins, une étude anglaise récente affirme
que la fréquence de prise du paracétamol en fin de grossesse pourrait être associée au
dédoublement du risque de wheezing (terme anglo-saxon désignant le sifflement
caractéristique du rétrécissement des branches) chez le jeune enfant (SHAHEEN et al, 2002).

En outre, certains autres effets indésirables attribuables non pas au paracétamol mais
aux composants des excipients qui lui sont associés sont également à prendre en
considération : c’est le cas par exemple de certains maux de tête et de la survenue de certaines
tumeurs que certains auteurs imputent à la présence dans les formulations de paracétamol,
d’aspartame, un dipeptide, utilisé comme édulcorant (BRUNNER et al, 2006).

Page suivante : 1.7- Toxicologie du paracétamol

Retour au menu : Mesure de l’impact toxique du paracétamol à doses thérapeutiques chez 11 alcooliques adultes volontaires à travers le dosage des taux de quelques marqueurs moléculaires de lésions hépatiques, et évaluation du danger encouru par deux présumés intoxiqués par ce médicament